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Le chapitre 53-30
" ports maritimes et protection du littoral " dans ses articles 30 et
70 concerne les travaux dinvestissement de lensemble des ports, autonomes ou
non, relevant de lEtat. En contrepartie de la stabilisation du chapitre 44-34, les
crédits du chapitre 53-30 ont été réduits en loi de finances initiale : ils sont
passés de 294 MF en 1990 à 185 MF en 1996 et 160 MF en 1997. Les dépenses nettes
consacrées aux seuls ports maritimes, soit les articles 12, 30 et 70, hormis donc
quelques articles relatifs à la protection du littoral, ont connu une évolution plus
erratique, selon limportance variable des fonds de concours : elles sont passées de
374 MF en 1990 à 280 MF en 1994 et 350 MF en 1997.
Au total, les crédits initiaux
de lEtat consacrés aux ports maritimes ont régressé de 819 MF en 1990 à 592 MF
en 1997, soit une baisse de 27,8 % en francs courants, et les dépenses nettes de 928 MF
à 834 MF sur la même période, soit une diminution de 10,2 % en francs courants
(cf. graphiques n° 9 à 11).
Le rôle de la régulation
Les réductions observées dans
les lois de finances initiales ont été accrues par les gels de crédits en cours
dexercice, qui, daprès la direction des ports, avaient pour objet de couvrir
la participation de lEtat au financement des plans sociaux
" dockers ", inscrite à larticle 40 " allocation
compensatrice pour les dockers professionnels " du chapitre 46-37
" gens de mer ". Pour le chapitre 44-34, ces annulations ont été
dimportance limitée.
La restriction des crédits
budgétaires mais aussi le caractère ambitieux des programmes inscrits dans les contrats
de plan Etat-région 1994-1998 ont eu pour conséquence que le taux dexécution de
ces contrats sélevait à 27 % fin 1996 et à 35 % fin 1997. Pour les crédits
dEtat, le taux correspondant aux précédents contrats de plan (1989-1993)
sélevait en revanche à 96 %.
La répartition entre ports
autonomes et ports non autonomes
En matière dentretien et
dexploitation, la part relative des dépenses nettes de lEtat consacrées aux
ports dintérêt national a crû au cours des dernières années : elles
représentent 16 % des dépenses nettes de lEtat en 1997 (soit 86 MF) contre
14 % en 1990 (75 MF) et 8 % en 1985 (44 MF).
En matière
dinvestissements, lécart entre le montant des crédits dEtat, exclusion
faite des fonds de concours, consacrés aux ports dintérêt national et celui des
crédits consacrés aux ports autonomes est encore plus important. Au cours des années
quatre-vingt dix, la part des autorisations de programme affectées aux ports
dintérêt national sur larticle 30 (ports métropolitains) du chapitre 53-30
sest toujours située entre 38 %, taux atteint en 1990 avec 96 MF, et 25 %, atteint
en 1993 avec 36 MF. Elle sélève même à 48 % des AP en 1996 (63 MF) et 50 %
en 1997 (68 MF).
Les graphiques n° 12 et 13
décrivent ces évolutions.
b) Limportance des autres
concours financiers
Concernant les ports
dintérêt national, le graphique n° 14 révèle le poids des fonds de
concours dans les crédits transitant par le budget de lEtat.
En matière dentretien et
dexploitation, les fonds de concours ont représenté un montant cumulé de 300 MF
pour la période 1990-1997, soit 47 % des crédits disponibles du chapitre 35-34.
En matière
dinvestissements, pour la période 1990-1996, les fonds de concours ont représenté
entre 56 % en 1995, soit 39 MF, et 81 % en 1996, soit 277 MF, des AP affectées
de larticle 30 (ports métropolitains) du chapitre 53-30. Ces données montrent le
caractère déterminant des participations financières des chambres de commerce et
dindustrie concessionnaires, des collectivités locales et des fonds européens dans
le financement des investissements des ports dintérêt national.
Sur lensemble du chapitre
53-30, le montant cumulé des fonds européens pour la période 1990-1996 atteint 65 MF,
soit 2,6 % des crédits disponibles. Le montant cumulé de lensemble des fonds de
concours pour la période 1990-1997 sélève à 1 395 MF, soit 41,2 % des
crédits disponibles.
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