testata inforMARE
Cerca
10 giugno 2026 - Anno XXX
Quotidiano indipendente di economia e politica dei trasporti
20:28 GMT+2
LinnkedInTwitterFacebook
FORUM dello Shipping
e della Logistica

      SECTION PERMANENTE

SP 221     
7 Janvier 2000

 

 

Rapport du GROUPE TUNNEL MONT BLANC

sur les conséquences à court, moyen et long terme

à tirer de l'incendie dans le tunnel du Mont Blanc

_________

 

 

 

 

Préambule

Le 24 mars 1999, un incendie survenait dans le tunnel du Mont-Blanc et faisait 39 morts.

Des diverses missions d'expertise menées, il apparaît qu'une telle catastrophe dans son ampleur et sa gravité n'est pas imputable au seul véhicule routier mis en cause mais surtout aux défaillances constatées dans la gestion institutionnelle et organisationnelle du tunnel, ainsi qu'aux caractéristiques de construction d'un tunnel déjà ancien et peu adapté au trafic supporté.

On peut aussi penser que cet accident n'a fait qu'anticiper dans la Maurienne les difficultés attendues pour les années 2010.

La situation ainsi créée a amené le CNT à émettre un avis sur les conséquences à court, moyen et long terme de cet incendie sur les transports de marchandises au travers des Alpes dans les années qui viennent. Cet avis complète celui déjà émis fin juin 1999, en raison de l'urgence et de la gravité de la situation à l'approche du trafic estival.

Les recommandations formulées, compte tenu de la situation géographique du tunnel du Mont-Blanc et de la part importante du trafic de transit dans le trafic global, que ce soit pour le court terme (réouverture Mont-Blanc) comme pour le moyen ou long terme, devront se placer dans un cadre européen, prenant en considération l'ensemble de l'arc alpin et des pays concernés ; elles ne pourront en outre ignorer les principaux objectifs de la politique européenne, particulièrement en ce qui concerne le développement durable et la prise en considération des Alpes comme une zone précurseur de disposi-tions générales à prendre au titre d 'une " urgence ".

 

 

ETAT DES LIEUX

 

1 : éléments sur le trafic (deux sens confondus)

1 ' 1 : Avant l'incendie :

Tunnel du Mont-Blanc 

  • En 1998, il était estimé à 2 100 PL/jour pour un total de 13,5 millions de tonnes, soit 6% de moins qu'en 1992/1993 aussi bien en véhicules qu'en tonnage.
  • Ce trafic était constitué début 1999 à 41% de véhicules en transit (source enquête transit 1999 - période avant fermeture du Tunnel) : même si cette proportion est nettement supérieure à celle constatée au Fréjus sur la même période, il apparaît que le trafic d'échange franco - italien est devenu également majoritaire au Mont-Blanc.

Tunnel du Fréjus 

  • En 1998, il était estimé à 2 140 PL/jour et 12,8 millions de tonnes, soit une croissance d'environ 30% par rapport à 1992/1993 tant en véhicules qu'en tonnage.
  • Du début 1999 à la fermeture du Mont-Blanc, il était constitué à 20% en moyenne de trafic de transit, soit la même proportion qu'en 1992/1993.

Col du Montgenèvre :

  • En 1998, le trafic était de l'ordre de 380 PL/jour, soit une croissance de 46% par rapport à 1992.
  • Du début de l'année à la fermeture du Mont-Blanc, il était composé à 29% de trafic de transit.

Vintimille

  • En 1998, le trafic était estimé à 2 670 PL/jour et 12,9 millions de tonnes, soit un quasi-doublement par rapport à 1992/1993 aussi bien en véhicules qu'en tonnage.
  • Du début 1999 à la fermeture du Mont-Blanc, il était constitué à 48% en moyenne de trafic de transit, soit comme au Fréjus la même proportion qu'en 1992/1993.

Au total, le trafic routier acheminé par les deux tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc a dépassé en 1998 les 1 500 000 véhicules, soit 58% du trafic total sur les quatre princi-paux points de passage marchandises entre la France et l'Italie, et était constitué début 1999 pour environ 30% de trafic de transit. Il est globalement en progression par rapport à 1992/1993 d'environ 9%, avec un redéploiement du trafic du Mont-Blanc sur le Fréjus, la croissance de 30% sur ce dernier poste étant analogue à celle constatée sur le reste de l'arc alpin, notamment au Brenner (de 2870 PL/jour en 1992 à 3780 PL/jour en 1998, soit environ + 32%).

Modane ' ferroviaire :

Le tunnel du Mont-Cenis est de loin le principal point de franchissement ferroviaire alpin, avec une cinquantaine de trains marchandises par jour et par sens et 9,3 millions de tonnes acheminées en 1998, soit 35% du trafic acheminé par les deux tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus. Trois grandes relations s'y partagent l'essentiel du marché en tonnage: France/Italie avec 63% du total, Belgique/Italie avec 19% et Royaume-Uni/Italie avec 16%.

Concernant spécifiquement le flux de transport combiné qui correspond aux marchés les plus comparables à ceux acheminés par la route, celui'ci représente 47% du total ferroviaire en 1998 en tonnage. La répartition par relation diffère significativement de celle du trafic global : 35% pour France/Italie, 34% pour Belgique/Italie, 28% pour Royaume-Uni/Italie.

 

1 ' 2 : Depuis l'incendie :

Passages routiers

Tunnel du Fréjus 

Le trafic du tunnel du Mont-blanc s'est reporté massivement, à environ 90%, sur le Fréjus, portant le trafic total à 4 200 PL/jour en moyenne.

Ce trafic est constitué à 98 % de plus de 38 tonnes.

La part du trafic de transit, auparavant voisine de 2O%, est désormais de l'ordre de 31% en moyenne.

Les flux en plus forte hausse concernent les relations Lombardie/Benelux (doublement du flux), Lombardie/Grande-Bretagne (+75%) et Lombardie/Ile-de-France (+34%).

Quant aux autres passages français (Alpes du Sud), ils ne cumulent d'Avril à Juillet que des reports faibles, estimés sans tenir compte de la croissance naturelle globale des trafics. Ceci concerne les passages suivants :

Col du Montgenèvre

On estime le report à environ 36 PL/jour d'Avril à Juillet 1999, ce qui peut sembler peu mais est néanmoins sensible rapporté à un trafic global d'environ 500 PL/jour, d'autant qu'on a pu constater des pointes conjoncturelles fortes potentiellement dangereuses compte tenu de la topographie des lieux.

A concurrence des 4/5 du total, il s'agit d'un report en cascade d'une partie du trafic d'échange du Fréjus, du fait de la congestion générée par les reports du Mont-Blanc et la régulation. La part du trafic de transit au Montgenèvre régresse de ce fait de 29% avant fermeture à 25% après fermeture (jusqu'à fin mai).

Ce report se traduit par une forte hausse du flux Piémont/Rhône-Alpes (+60%).

Vintimille

Les reports, d'un volume peut-être inférieur à celui constaté au Montgenèvre, représentent une proportion très faible du trafic global. L'origine des reports se partage à peu près également entre les Tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus au cours de la période qui suit immédiatement la catastrophe.

Col de Larche 

Un report faible de l'ordre de 1% du report total pourrait également concerner ce point de passage.

Parmi les autres reports, les passages par la Suisse cumulent 160 PL/j environ, soit de l'ordre de 7% du report total. Il faut noter que ces passages ne sont accessibles que pour les PL de moins de 26 tonnes, donc vides ou à demi - chargés. A Bâle, d'après l'enquête " transit " 1999, les reports sur les deux premiers mois après la catastrophe ont pour origine le Mont-Blanc pour les trois-quarts d'entre eux et le Fréjus pour le quart restant. La structure des trafics apparaît relativement peu affectée (taux de PL en transit passant de 39% à 37%).

Au total, le trafic s'est reporté massivement sur le Fréjus, dans des conditions d'exploi-tation devenues à peu près satisfaisantes, compte tenu de l'ouverture de l'aire d'attente d'Aiton, mais surtout grâce à une régulation naturelle dans l'espace et le temps effectuée par les chargeurs et les transporteurs.

Néanmoins, cette situation est fragile et tout incident est susceptible d'entraîner de graves perturbations, en particulier en situation hivernale ; la mobilisation de moyens, humains et matériels, sur sites ou en astreinte semble une condition indispensable au maintien des conditions d'exploitation du tunnel.

 

Passage ferroviaire en transport combiné non accompagné

Concernant les grandes liaisons de transport combiné non accompagné via Modane, on constate les évolutions suivantes à la fin de l'année 1999 :

- Italie-UK : baisse de 6,4% par rapport à l'année 1998

- Italie-France  : augmentation de 15,6%

- Italie-Belgique  : baisse de 2,5%

- UK ' Italie  : augmentation de 40,5%

- France-Italie : augmentation de 14,2%

- Belgique-Italie : baisse de 3,9%

Au total, tous sens confondus, le trafic via Modane en transport combiné connaît une augmentation sur l'année 1999 par rapport à 1998, de 6,23% en tonnes , soit, en volume, en progrès de 4,6 millions de tonnes.

Tendanciellement, ce trafic a évolué en 3 phases :

  • un premier trimestre en retrait
  • un début de redressement d'avril à septembre
  • une confirmation et amplification de cette hausse au dernier trimestre.

 

1 ' 3 : Prévisions de trafic à moyen terme:

Si les prévisions peuvent varier considérablement non seulement en fonction des hypothèses de conjoncture, mais surtout en fonction des politiques de transport, des réalisations d'infrastructures et des coûts pour le transporteur, plusieurs études citées dans le rapport Brossier apportent néanmoins des indications intéressantes.

Trafic routier :

Deux études permettent d'estimer le trafic à l'horizon 2010.

D'une part, selon le bureau d'études Prognos, le trafic pour 2010, en fonction des hypothèses de croissance retenues, pourra varier de 7 à 20 millions de tonnes au Fréjus (18,4 actuellement) et de 7 à 17 millions de tonnes pour le Mont-Blanc (13,5 actuellement), soit au total, une fourchette allant de 14 à 37 millions de tonnes annuelles sur les deux tunnels. Un tel écart illustre l'impact de l'activité économique sur les volumes de trafic.

D'autre part, l'INRETS, dans une étude prenant en considération deux scénarios, consi-dère que dans le cas du maintien du statu quo politique suisse actuel, le trafic global du Fréjus + Mont-Blanc pourrait être de 26 à 35 millions de tonnes, et dans le cas de l'ouverture de la Suisse au trafic de l'Union Européenne, il serait de 21 à 28 millions de tonnes /an.

Ces chiffres se situent dans la fourchette indiquée par la première étude.

Une projection de ces estimations à un horizon 2015 nous donnerait une fourchette pouvant aller de 16 à 42 millions de tonnes par an sur les 2 tunnels.

 

Trafic ferroviaire (conventionnel +combiné) : selon l'étude Prognos, le trafic en 2010 pourra varier de 11 à 25 millions de tonnes par an selon les hypothèses de croissance retenue (trafic actuel de 9,3 millions de tonnes). Ces chiffres prennent comme hypothèses que les tunnels du Saint-Gothard et du Loetschberg, en concurrence avec les passages français nord pour de nombreuses OD européennes, ainsi que le nouvel ouvrage du Brenner, relativement peu concurrent des passages français, seront réalisés, hypothèses confirmées depuis.

Les chiffres fournis par l'étude de l'INRETS s'insèrent dans la fourchette précédente : trafic prévu de 10 à 15 millions de tonnes /an en cas de réussite de la stratégie suisse, trafic de 15 à 24 millions de tonnes / an en cas de maintien du statu quo.

En prenant en considération les deux études, on a donc un trafic ferroviaire estimé en 2010 qui peut aller de 10 à 25 millions de tonnes par an.

On peut constater que les résultats des deux bureaux sont très proches pour l'estimation haute de la route et pratiquement identiques pour les estimations haute et basse du ferroviaire.

L'ensemble de ces prévisions se place à un horizon qui n'intègre pas l'impact que pourrait avoir la construction de l'autoroute ferroviaire franco-italienne, dont la date d'achèvement serait forcément plus lointaine (pas avant 2015).

- sur l'ensemble de l'arc alpin, l'étude de prévision des trafics de transit à travers les Alpes, conduite par la Communauté européenne et la Suisse dans le cadre du Comité des suppléants des Ministres des transports de l'arc alpin et achevée en 1998, estime que dans les 20 prochaines années, la croissance du tonnage de marchandises global traversant les Alpes sera de 80% mais sans être uniformément répartie.

 

 

2 : éléments d'infrastructures et réserves de capacités

 

2 ' 1 : Entre France-italie:

Capacités routières

A très court terme (été 2000), l'ouverture de l'autoroute de la Maurienne (A 43) améliorera l'accès au tunnel et permettra une meilleure fluidité, offrant ainsi des capacités routières supplémentaires, surtout en terme d'exploitation du tunnel du Fréjus, en même temps qu'il permettra une réduction des nuisances aux riverains de la RN 6.

A moyen terme et selon le rapport Brossier, on peut estimer les capacités nominales des tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc respectivement à 48 millions de tonnes pour le Fréjus ( soit environ 8000 PL/jour) et 20 millions de tonnes pour le Mont-Blanc ( environ 3 000 PL/jour), soit une capacité totale estimée de 68 millions de tonnes.

Ces chiffres sont loin des flux constatés aujourd'hui et des flux prévisionnels 2010, même dans leur hypothèse la plus haute qui est de 35 millions de tonnes par an pour l'ensemble Fréjus + Mont-Blanc.

D'un seul point de vue quantitatif, on peut donc dire que les deux tunnels ne sont pas actuellement saturés mécaniquement et disposent même d'une réserve de capacité compatible avec les trafics prévus pour 2010.

En outre, compte tenu de l'origine des flux ( région lyonnaise, nord de la France, nord de l'Europe), des mesures d'exploitation sont possibles pour optimiser la répartition des trafics entre les deux ouvrages , et gérer les pointes ponctuelles de trafic excédentaire du Mont-Blanc sur le Fréjus, à partir d'une information diffusée largement en amont aux usagers par PMV, radio ou tout autre moyen approprié.

 

Capacités ferroviaires:

A court ou moyen terme, au prix d'investissements relativement modestes sur le tronçon ferroviaire fret Ambérieu-Turin , la capacité annuelle de la ligne pourrait être portée à 16 millions de tonnes par an (trafic actuel : 9,3 millions de tonnes) soit 75 trains par jour et par sens.

Ces chiffres sont à rapprocher des 15 à 24 millions de tonnes /an prévues dans le cas du maintien du statu quo suisse ou des 10 à 15 millions de tonnes prévues dans le cas de l'ouverture de la Suisse à l'horizon 2010.

Ces chiffres montrent que les besoins peuvent être satisfaits dans le cas du scénario le plus favorable jusqu'en 2010 avec les infrastructures existantes et surtout sont compatibles avec les délais nécessaires à la réalisation d'une nouvelle liaison qui s'avère indispensable, et dont la décision ne doit pas être repoussée.

Selon la SNCF, ces chiffres pourraient être sensiblement supérieurs, mais l'obtention de cette capacité suppose déjà qu'un programme d'actions portant à la fois sur les conditions d'exploitation et des aménagements d'infrastructures en France et en Italie, soit entrepris, afin de rendre possible et homogène cette capacité sur l'ensemble de l'itinéraire.

Afin d'assurer cette capacité de transport maximale sans infrastructures lourdes nou-velles, un certain nombre de mesures ou investissements limités sont néanmoins néces-saires; le rapport Brossier les rappelait déjà:

- l'utilisation de locomotives tricourant

- l'amélioration des conditions d'exploitation en gare de Modane

- l'aménagement de la gare de Modane

- le renforcement de l'alimentation électrique entre Ambérieu et Modane

- l'aménagement d'une troisième voie en gare de Chambéry

- l'aménagement du tronçon Bussoleno-Turin

- la modernisation de la signalisation

- l'aménagement de faisceaux de garage et de gares intermédiaires

- la suppression de passages à niveaux

- la nécessité d'assurer l'intéropérabilité des réseaux français et italiens.

- la réhabilitation de la ligne du Tonkin

A cela s'ajoute la mise au gabarit B de l'ensemble de la ligne Saint Jean de Maurienne - Turin, mais avec la contrainte d'une réduction de capacité momentanée durant les travaux.

Finalement, un montant d'investissements qui ne dépasserait pas 10% des sommes envi-sagées pour la réalisation du Lyon-Turin est indispensable pour améliorer la ligne actuelle.

Il va sans dire que c'est bien dans une démarche partenariale et contractuelle avec nos partenaires italiens que de telles mesures sont à décider compte tenu de l'homogénéité de capacité à obtenir sur l'ensemble de l'itinéraire.

D'ailleurs, lors de la XIXe consultation franco-italienne tenue en octobre 1999, les ministres français et italien des transports ont souligné l'aspect prioritaire et urgent de ces mesures, incité à la poursuite de la coopération entre les opérateurs ferroviaires français et italiens, et souhaité une accélération de la mise en 'uvre de ces mesures nécessaires à la réalisation du développement fret ferroviaire entre la France et l'Italie.

2 ' 2 : Nécessaire prise en compte de l'arc alpin dans sa globalité:

Les chiffres précédemment cités montrent l'importance du trafic fret en transit dans les flux franco-italiens.

La problématique des traversées nord françaises n'est donc pas indissociable de celle de l'ensemble des passages alpins suisses et autrichiens, pour lesquels les OD sur les trafics lon-gue distance sont comparables et donc les itinéraires alternatifs concurrentiels pour certains.

Les relations entre l'Italie du nord et le reste de l'Europe sont les plus importantes avec un total de 133 millions de tonnes de marchandises ayant franchi en 1994 l'arc alpin Vintimille - Vienne, soit 3 fois plus qu'en 1970. Le rail a représenté en moyenne 40% et la route 60%, avec d'importantes disparités entre les pays.

La suppression en 2005 de l'interdiction aux 40 tonnes de traverser la Suisse devrait entraîner une suppression d'environ un tiers du trafic au Mont-Blanc et au Fréjus, soit environ 200 000 PL/an actuellement en transit. Il faut également prendre en compte l'impact de l'ouverture des deux tunnels ferroviaires du Lotschberg et du Saint Gothard.

Quant à l'Autriche, elle a en projet un nouvel axe ferroviaire; ce projet fait partie, comme le Lyon-Turin d'un des 14 projets prioritaires européens et du réseau ferroviaire trans-européen. Comme lui aussi, il bute actuellement sur l'épineuse question de son financement, qui, compte tenu de sa faible rentabilité, ne peut être entièrement privé et doit mobiliser des fonds publics très importants, essentiellement autrichiens et italiens si l'on applique le principe de territorialité actuellement en vigueur.

C'est donc dans ce cadre, sur l'ensemble de l'arc alpin, et en prenant en considération les investissements déjà décidés et les délais de réalisation, que doit se décider tout pro-jet, d'investissement ou de modernisation d'infrastructures pour répondre à la demande.

C'est donc aussi en partenariat avec les différents pays concernés par un itinéraire qu'il faudra prendre toute décision, en particulier pour le ferroviaire quand il s'agira de définir les gabarits pour les projets de ferroutage ou les pôles de transbordement pour le combiné.

 

2 ' 3 : Réserves de capacités à court terme et opportunité d'impulser une réelle complémentarité entre les modes:

Les données ci-dessus font bien apparaître que les infrastructures existantes ne sont pas saturées à l'horizon 2010 et disposent même de réserves de capacité non négligeables, voire importantes en cas de réussite de la stratégie suisse.

Mais on ne peut réduire la réflexion à cette simple comparaison de chiffres.

A plus long terme, la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin permettra de pallier l'insuffisance de capacité des infrastructures existantes et offrira les conditions néces-saires à un report modal d'une ampleur compatible avec la volonté annoncée d'un quadruplement du trafic fret ferroviaire dans cette zone.

Compte tenu du coût global du projet - 90 milliards de francs dont 55 milliards à la charge de la France- et le manque de visibilité actuelle sur les conditions de son financement en raison de la rentabilité économique du tunnel, en dépit de son inscription prioritaire au titre des Réseaux Trans-Européens (RTE), dans le cadre du développement du fret ferroviaire, il y a lieu d'éclairer les différentes options et les différents phasages possibles de façon approfondie.

Il conviendra également dans les études et la réalisation de ne pas sous-dimensionner cette infrastructure afin de lui assurer la plus grande pérennité et surtout la rendre compatible avec les futurs modes d'exploitation, qui devront être capables d'absorber les relations bilatérales franco-italiennes de plus de 800 km.

En particulier, il y a lieu d'éclairer la place à terme de la route roulante.

Lors de la XIX consultation franco-italienne, les Ministres ont demandé à la Commission intergouvernementale de pouvoir disposer pour le sommet franco-italien du deuxième semestre 2000, des éléments nécessaires pour prendre les décisions définitives dès l'an 2000, ainsi que les mesures permettant l'amélioration de l'acheminement ferroviaire du fret sur l'axe Ambérieu 'Modane-Turin.

La situation créée par la fermeture du Mont-Blanc rend particulièrement opportune de telles décisions, seules à même d'impulser une réelle complémentarité des modes de transport, en profitant de la restriction momentanée de capacité pour mettre en 'uvre les instruments d'une politique de transport plus équilibrée entre les modes, particulièrement dans cette zone sensible.

 

3 : contexte politique et institutionnel nouveau

 

3 ' 1 : Textes internationaux stratégiques

La Directive CEE 99.62 sur les péages et droits d'usage des infrastructures de transport prévoit des dispositions particulières pour le franchissement des cols des grands massifs montagneux.

Un certain nombre de textes internationaux stratégiques fixent le cadre dans lequel sont examinées les évolutions du trafic dans cette zone sensible; ils orientent l'ensemble des réflexions et décisions vers la prise en compte d'une approche transversale. Celle-ci s'est concrétisée en particulier au niveau national, avant même l'accident du Mont-Blanc , par la mise en place d'une " mission des Alpes " au sein du ministère chargé des transports.

Concernant la politique suisse d'intégration, ce sont les accords bilatéraux sectoriels Suisse - Union Européenne, en particulier l'accord sur le transport de voyageurs et de marchandises , qui doit faire l'objet d'un vote groupé du Souverain au printemps 2000.

C'est, au niveau de l'ensemble de l'arc alpin, la Convention sur la protection des Alpes , dite " Convention Alpine " signée entre les Ministres de l'Environnement des huit Etats européens alpins en 1991 (ratifiée en France en 1995), et qui reconnaît , dans le " respect des principes de précaution, du pollueur-payeur et de coopération "  d'assurer " une politique globale de préservation et de protection des Alpes en prenant en considération de façon équitable les intérêts de tous les Etats alpins, de leurs régions alpines ainsi que de la Communauté économique européenne tout en utilisant avec discernement les ressources et en les exploitant de façon durable ".

Sa mise en 'uvre dans le domaine des transports a pour objectif de " réduire  les nuisances et les risques dans le secteur du transport inter alpin et transalpin, de telle sorte qu'ils soient supportables pour les hommes, la faune et la flore ainsi que pour leur cadre de vie et leurs habitats, notamment par un transfert sur la voie ferrée d'une partie croissante du trafic, en particulier du trafic de marchandises, notamment par la création des infrastructures appropriées et de mesures incitatives conformes au marché, sans discrimination pour des raisons de nationalité.

Ce protocole fait actuellement l'objet d'une consultation et devrait être ratifié en septembre 2000.

Ces deux textes internationaux stratégiques privilégient donc une stratégie de long terme de développement durable.

La stratégie suisse en particulier, qui sous-tend l'accord de transit, vise à transférer le trafic transalpin de marchandises sur le rail, sans discriminer les transporteurs étrangers ni certaines régions de la Suisse. Cette stratégie dite " PULL et PUSH " prévoit à la fois des mesures routières et ferroviaires, visant à améliorer l'offre ferroviaire(construction de deux tunnels ferroviaires) tout en dissuadant le trafic d'emprunter la route ( taxation de la traversée des massifs montagneux par les camions).

Il est à remarquer que, avec l'introduction d'un péage pour les PL empruntant la route, la Suisse, qui ne fait pas partie de l'Union Européenne, déroge au principe édicté jusqu'à présent par Bruxelles qui, afin de veiller à la libre circulation des biens et des personnes, tenait à maintenir une saine concurrence entre les modes, et interdisait d'utiliser les recettes fiscales de la route pour financer le rail.

L'article 9.2 de la 99/62 mentionnée ci-dessus permet aujourd'hui un tel transfert, même si c'est de façon limitée.

 

3 ' 2 : Trois textes plus spécifiques depuis le Mont-Blanc

Depuis l'incendie du Mont-Blanc, trois textes d'orientation plus spécifique sont venus précisés ce cadre général.

Tout d'abord, le relevé de conclusions sur le volet transport, pris suite à la dernière consultation franco-italienne , confirme la priorité donnée aux préoccupations de sécurité dans les tunnels et au développement d'une politique transport assurant un rééqui-librage au profit du fer ; il confirme la pertinence de la dimension globale de l'arc alpin pour développer des mesures de régulation du trafic routier et insiste sur le nouvel élan souhaitable à donner à la coopération bilatérale entre les deux pays ; en particulier, celle-ci devra être effective au plus tôt pour les structures d'exploitation des infra-structures communes.

Le Rapport Commun des missions administratives d'enquête technique française et italienne fait un certain nombre de propositions pour aider à une coopération plus effective, en particulier au niveau de la Commission Intergouvernementale de Contrôle, et améliorer la sécurité et les conditions d'exploitation du tunnel, notamment par la création d'une structure unique d'exploitation, au delà des obstacles juridico-admini-stratifs que la création d'une telle entité peut rencontrer.

Ses 41 recommandations devront être prises en compte pour la réouverture du Mont-Blanc, confirmée lors de la rencontre franco-italienne avant la fin 2000.

Enfin, la Délégation française a soumis à ses partenaires lors du dernier Conseil Trans-ports de l'Union européenne, un projet de memorandum proposant " qu'en matière de sécurité, d'organisation, d'équilibre, de régulation et de développement du transport des règles adaptées au cas du massif alpin soient élaborées et que les solutions préconisées pour l'arc alpin puissent éventuellement être étendues ultérieurement à d'autres zones très sensibles ".

Ainsi, par le dépôt de ce texte, la France infléchit sa position à l'égard du fret routier de transit , qui présente de moins en moins d'avantages pour les zones traversées et suscite de plus en plus de réactions locales hostiles.

Si la montée des préoccupations environnementales devient un élément majeur de la politique européenne , elle est particulièrement sensible dans le massif alpin et peut aller jusqu'à des réactions de rejet qu'il faudra savoir prendre en considération et gérer par un discours politique adapté.

C'est dans ce contexte global, en profitant de la situation créée par la fermeture du Mont-Blanc, et dans un nécessaire souci de complémentarité entre les modes que doit être considérée la réouverture du Mont-Blanc.

 

 

 

RECOMMANDATIONS

 

Le CNT avait déjà émis un premier avis début juillet afin d'attirer l'attention du gouvernement sur le caractère potentiellement dangereux de la situation créée suite à l'accident du Mont-Blanc au Fréjus ; il suggérait un nécessaireassouplissement des mesures de régulation, ainsi que la mobilisation de moyens spécifiques pour pouvoir faire face à tout incident rapidement, compte tenu du caractère exceptionnel de la situation.

Ces préconisations restent pertinentes, plus encore avec la venue des conditions hivernales

Au delà, concernant la problématique des transports de marchandises à travers les Alpes sur le court et moyen-long terme, le CNT souhaite émettre un certain nombre de recommandations.

 

  1. Réouverture du Mont-Blanc :
  2. - nécessité d'un discours qui prenne en considération la montée des préoccupations environnementales

    Dans la vallée de Chamonix, associations, élus et population se sont prononcés très largement pour que les camions en transit ne soient plus autorisés à emprunter le tunnel du Mont-Blanc après sa réouverture, en opposition avec la position du Conseil Général .

    Mais, c'est sans compter sur l'existence de contraintes particulières sur les habitants de la vallée de la Maurienne pour qui, s'ils acceptent par contrainte et solidarité ces flux supplémentaires de poids lourds pour un temps donné, souhaitent un rééquilibrage entre les deux passages dès que possible.

    Si, à terme, des mesures réglementaires ou d'exploitation peuvent limiter de façon sensible le trafic routier de transit dans ces vallées, cela relève d'une politique globale et du moyen-long terme ; par contre, il n'existe pas de solutions alternatives à court terme, au delà de l'offre de transport combiné non accompagné à développer.

    Il faudra donc veiller à ne pas laisser se développer un discours tendant à faire croire aux populations locales que la réouverture du Mont-Blanc, confirmée lors de la rencontre franco-italienne pour le second semestre 2000, pourrait se faire en interdisant l'accès aux poids lourds.

    Un discours " pédagogique ", à l'égard des élus en particulier, au travers desquels la montée de ces préoccupations environnementales se sont traduites lors des dernières élections, devra être tenu, qui s'inscrive sur des données concrètes et pragmatiques.

    En particulier, il est à noter, que dès 2000, avec le bouclage de A 43 , qui doit se terminer au plus tôt, il sera possible de mettre en place des systèmes de régulation mieux adaptés.

    En outre, contrairement aux autres passages alpins qui voient leur trafic augmenter, celui du Fréjus+ Mont-Blanc reste globalement stationnaire, à 1,5 million de poids lourds par an.

    Ainsi, il semble urgent de demander aux autorités locales et à l'administration d'établir un discours affirmé sur la réouverture du Mont-Blanc (pas de réouverture sans engagement fort sur le fer).

    -nécessaire prise en compte des intérêts économiques régionaux, qu'ils soient français ou italiens

    Les incidences de la fermeture du Mont-Blanc sont importantes pour l'économie de nombreuses entreprises locales.

    En effet, le report du trafic sur le tunnel du Fréjus se traduit par une hausse du coût de revient de la plupart des relations, doublées parfois de l'abandon de certains trafics.

    En dépit de la forte réactivité des transporteurs, qui ,très vite ont su adapter leur heure de passage et réorganiser dans la mesure du possible leurs conditions d'exploitation en fonction de l'encombrement du passage, la hausse des temps de parcours habituels est souvent inéluctable.

    Le renchérissement des coûts de revient engendre des difficultés économiques et financières. Il en est de même pour les industriels qui, fabricant des produits à faible valeur ajoutée, verront leur compétitivité réduite si les prix de transport augmentent trop fortement.

    La réouverture du Mont-Blanc est donc indispensable à l'économie locale, que ce soit du côté français ou italien, où dans la vallée d'Aoste, c'est le désarroi face au désert économique qui frappe désormais la région.

    C'est pourquoi le Conseil Général de la Haute Savoie estime que la réouverture du Mont-Blanc et son accessibilité à l'ensemble du trafic constituent un enjeu immédiat comme un enjeu à terme. La région autonome de la vallée d'Aoste s'est ralliée à cette position.

     

  3. Sécurité des tunnels :
  4. Si la réouverture rapide du tunnel du Mont Blanc est nécessaire, elle doit néanmoins se faire dans le respect des conditions de sécurité indispensables.

    L'incendie du tunnel du Mont-Blanc , avec ses conséquences humaines catastrophiques, avait surpris tout le monde par son ampleur et les difficultés rencontrées par les secours.

    Dans le " Rapport Commun " remis par les missions administratives d'enquête technique française et italienne, un certain nombre de mesures sont préconisées, touchant à la fois à l'organisation institutionnelle, aux installations de sécurité et d'exploitation, à l'organisation des moyens de secours et la réglementation sur les véhicules.

    Si certaines de ces mesures, relevant plutôt de la réglementation européenne (comme l'évolution de la classification des matières dangereuses ou les normes techniques des véhicules) peuvent demander un certain délai, par contre, il faudra une volonté politique forte afin que les obstacles juridico-administratifs soient dépassés et permettent une mise en 'uvre effective des réorganisations institutionnelles préconisées dans le rap-port, que ce soit au niveau de la Commission Intergouvernementale de Contrôle , ou au niveau des sociétés concessionnaires.

    Quant aux mesures concernant les installations de sécurité, en particulier pour la ventilation et l'exploitation, l'organisation des moyens de secours, l'information et la formation des usagers, les budgets nécessaires devront être mobilisés sans délai et les investissements nouveaux intégrer les possibilités offertes par la technologie (contrôle radar des interdistances de véhicules, vidéo surveillance des tunnels , information des usagers en amont et dans le tunnel, ').

    Les récentes déclarations concernant la mise en place d'un budget de 2 milliards de francs pour améliorer la sécurité de l'ensemble des tunnels français, en particulier sur les capacités de ventilation et l'organisation des secours , semblent montrer qu'une prise de conscience réelle a eu lieu.

    Aussi, le CNT approuve sans réserves toutes les mesures qui visent à améliorer la sécurité, que ce soit en réduisant les risques dus aux véhicules ou en mettant en 'uvre de nouvelles mesures d'exploitation.

     

  5. Définition d'une stratégie française pour le court terme et le moyen-long terme
  6. - importance des mesures d'exploitation et opportunité d'un transfert modal à court terme

    A court terme, compte tenu des réserves de capacités existantes sur les passages du Fréjus et du Mont-Blanc, le CNT considère que la mise en 'uvre de mesures d'exploi-tation appropriées sur l'ensemble des passages franco-italiens est une priorité qui doit permettre, par une utilisation maximale des infrastructures, un meilleur écoulement des flux de trafic dans cette zone difficile.

    D'autant que la levée des interdictions suisses en 2005 allégera le trafic de transit et facilitera d'autant les conditions d'exploitation.

    Il ne faut pas pour autant perdre l'objectif d'un transfert modal dont la réussite à court terme repose essentiellement sur une amélioration des conditions d'exploitation, au delà même de certains investissements ponctuels en infrastructures aptes à le favoriser.

    La situation crée par la fermeture du Mont-Blanc doit être uneopportunité, de mettre en place des mesures incitatives au transfert des marchandises de la route vers le rail. Il s'agit clairement pour les pouvoirs publics et l'opérateur ferroviaire, d'agir vite, en prenant les mesures appropriées, en terme d'organisation et de qualité de service, aussi bien que de compensation tarifaire, afin de provoquer un changement culturel.

    Ceci sera aussi un gage pour l'avenir en préparant les acteurs à une utilisation des futures infrastructures ferroviaires.

    En tout état de cause, saisir une telle opportunité sera plus pertinente pour susciter un transfert modal que des mesures fiscales non équitables ; il suppose une démarche coordonnée de l'ensemble des acteurs, favorisée par la situation actuelle.

     

  7. Protection de l'environnement
  8. Tout en étant parfaitement conscient et convaincu de la nécessité d'agir pour une meil-leure prise en compte des questions relatives à l'environnement, il semble bien dans ce domaine qu'il est plus utile d'agir à la source et que les mesures réglementaires seront toujours plus pertinentes que les contraintes tarifaires.

    Il faut à cet effet rechercher l'efficacité de la protection de l'environnement par des règles fondées sur des données scientifiques plutôt que de taxer inconsidérément les modes jugés trop polluants au risque de ne supprimer ni la pollution ni d'entraîner un rééquilibrage des modes.

    Si le principe d'une meilleure prise en compte de la sécurité et de l'environnement avec la mise en 'uvre d'une politique volontariste pour rééquilibrer les flux est indéniable, par contre certaines mesures proposées concernant la tarification et les moyens pour développer le fret ferroviaire appellent des réserves.

     

  9. Importance de la stratégie suisse et nécessaire réactivité des décisions
  10. Dès 2005, le vote suisse devrait permettre aux accords de transit , signés entre la Suisse et l'Union européenne, d'entrer en vigueur et aux véhicules de 40 tonnes de passer de nouveau par la Suisse sans contingentement, avant même l'ouverture des tunnels ferroviaires.

    Néanmoins, cela repose sur le pari que la stratégie suisse de transfert de la route sur le rail réussisse.

    Face à cette stratégie, claire et privilégiant l'objectif de long terme du développement durable, les conditions de la réussite dépendent pour une large part du comportement des acteurs, à la fois ferroviaire et routier.

    Face à cet enjeu, et sans retarder les décisions nécessaires, la France doit adopter une politique souple jusqu'à l'échéance de 2001, peut-être même  jusqu'en 2006, date de l'ouverture de Loetschberg, qui permettra d'évaluer plus précisément les effets du premier nouveau passage suisse sur nos trafics et d'optimiser ainsi la date d'ouverture du Lyon-Turin, et d'en préciser la définition, le financement et l'utilisation.

     

  11. recherche de solutions alternatives :

Afin de maîtriser la croissance des flux routiers de marchandises à travers le massif alpin, et répondre aux objectifs de développement durable fixé par la Commission, en même temps qu'aux souhaits des populations locales, il est nécessaire de chercher quelles pourraient être les autres solutions exploitables sur des segments de marchés pertinents.

-le cabotage fluvio-maritime :

 

Il s'agit d'utiliser un navire maritime sur une voie navigable intérieure, qui peut transporter une cargaison de 1500 à 3000 tonnes ; son coût d'exploitation élevé ( 15 à 30 000 F / jour), en limite cependant l'usage ; par contre, manutentionné dans les ports intérieurs, les risques inhérents aux ruptures de charge s'en trouvent ainsi limités.

Actuellement peu de choses existent encore, mais quelques études en soulignent l'intérêt. Il s'agit donc de confirmer les potentialités entrevues et de créer une dyna-mique de l'offre par une campagne de promotion offensive et des soutiens de l'Etat ; une approche méthodologique doit être mise en 'uvre, associant les différents niveaux nécessaires (terrain, recherche,').

Aujourd'hui, 2 axes sont en exploitation :

  • l'axe Seine : 550 000 tonnes, constituées pour 35% de céréales, 45% d'acier et 15% de produits chimiques
  • l'axe Rhône-Saône : 550 000 tonnes, constituées pour 40% de céréales, 40% d'acier et 20% de produits chimiques.

L'accident du Mont-blanc a sensibilisé aux difficultés de transit dans le massif alpin ; leur prise en considération peut favoriser le développement d'une intermodalité avec le Rhône vers l'Italie, que VNF, l'Etat et les Commissionnaires de transport devraient soutenir, compte tenu de la géographie globale du massif alpin et de la sensibilité à cet enjeu créé par l'accident du Mont-Blanc.

-Développement du fret ferroviaire :

Actuellement , le transport combiné par Modane est constitué par 180 trains par semaine, qui transportent 4 à 5 millions de tonnes de marchandises par an ; il ne s'agit donc pas de substitution, mais de complémentarité par rapport aux 26 millions de tonnes qui transitent par le Fréjus et le Mont-Blanc en période normale.

Le transport combiné marie la souplesse du camion à la performance technique du ferroviaire, pour autant que certaines conditions soient réunies : d'une part, un seuil minima de trajet ferroviaire, permettant d'amortir les coûts de rupture de charge au départ et à l'arrivée du tronçon ferroviaire ; d'autre part, un éloignement réduit de l'expéditeur et du destinataire des " chantiers " ; or, ceux-ci sont encore en nombre restreint.

Le transport combiné n'est donc pas une solution pour les trafics locaux, et sur courte et moyenne distance.

C'est bien en terme de solutions complémentaires pertinentes pour un segment de marché qu'il faut le penser, et non en solutions alternatives concurrentes ; seule une complémentarité bien comprise des modes permettra au trafic routier d'échange, indispensable économiquement pour les régions traversées, d'être accepté par les populations locales.

Néanmoins, toute solution alternative doit être retenue qu'après une évaluation de sa pertinence et de ses limites.

Le changement de tendance passe par la nécessité de faire preuve sur le terrain et pour l'ensemble de la chaîne, de qualité, de compétitivité, de performance , de fiabilité dans les acheminements en assurant une garantie de la continuité de service. Toute nouvelle infrastructure sera vaine et toute nouvelle offre vouée à l'échec sans une reconquête par l'opérateur ferroviaire de la confiance des clients et la maîtrise de ses coûts de production.

La volonté de développer quantitativement et qualitativement le transport ferroviaire, dont la pertinence n'est plus à démontrer et parfaitement admise par tous, doit être fondée sur un cadre de certitudes à moyen terme définissant les engagements et les obligations des parties intéressées.

A très court terme, une incitation vigoureuse des pouvoirs publics, par la mise en place de moyens adaptés, pour une offre de transport combiné traditionnel partant du Havre, Paris, Lille sur Modane est nécessaire pour montrer une réelle volonté politique.

Concernant la liaison Lyon-Turin existante, il faut chercher à optimiser le schéma opérationnel existant, en faisant arriver à Lyon les caisses mobiles de divers points et de là les regrouper pour Modane.

Les restrictions de capacité consécutives à la fermeture du Mont-Blanc sont une opportunité à l'adhésion des transporteurs à ces mesures, et à une évolution des pratiques.


 

 

Composition du groupe

 

Président Général Guy QUEROLLE

Rapporteur

Annick HAUDEBOURG

Chargée de mission au C.N.T.

 

 

Membres

 

M. ARRAEZ CGT

M. BABE FNTR

M. BANETTE DDE 73

M. BARBERO Expert CNT

M. BITEAU SNCF Direction du Fret

Mme BODIER VNF

M. BORDET TLF

M. CHION NOVATRANS

M. DURON UNSA Cheminots

M. FATIGA CFDT-FGTE

M. FAUCHER RFF

M. HOUEE Ministère des Transports DAEI ' SES

M. HULOT DE COLLART CFTC-FGT

M. JOSSELIN CNC/COMBI Concept

M. JUNKER CGT

M. LEANDRI AUTF

M. LEBEL Ministère des Transports DTT Mission des Alpes

Mme LEZINEAU AFTRI

M. MACAIRE SNCF Direction du Fret

M. MORA SNCF Direction de la Stratégie

M. ROSE UNOSTRA

M. FUMAT GNTC

M. VOGT Ministère des Transports DTT






      SECTION PERMANENTE

SP 222     
7 Janvier 2000

 

 

 

Projet d'AVIS

du Conseil National des Transports sur les conséquences à moyen et long terme

à tirer de l'incendie dans le tunnel du Mont-Blanc sur le transport professionnel

________

 

Le 24 mars 1999, un incendie survenait dans le tunnel du Mont-Blanc et faisait 39 morts.

La situation ainsi créée a amené le CNT à émettre un avis sur les conséquences à court, moyen et long terme de cet incendie sur les transports de marchandises au travers des Alpes. Cet avis complète celui déjà émis fin juin 1999, compte tenu de l'urgence et de la gravité de la situation à l'approche du trafic estival.

Que ce soit pour le court terme (réouverture Mont-Blanc) comme pour le moyen ou long terme, et compte tenu de la situation géographique du Mont-Blanc, le CNT estime que les recommandations formulées devront se placer dans un cadre européen, prenant en considération l'ensemble de l'arc alpin et des pays concernés ; elles ne pourront en outre ignorer les principaux objectifs de la politique européenne, particulièrement en ce qui concerne le développement durable et la prise en considération des Alpes comme une zone précurseur des dispositions générales au titre d 'une " urgence ".

De manière plus opérationnelle, le CNT insiste sur l'opportunité créée par la situation pour mettre en 'uvre une véritable politique intermodale qui englobe la problématique de l'usage de l'ensemble des infrastructures et l'harmonisation des conditions de concurrence entre les différents modes.

De l'examen de la situation, il ressort que le Transport Routier de Marchandises, qui représentait 75% environ du trafic marchandises entre la France et l'Italie avant l'incendie, ne s'est jusqu'à présent reporté sur le rail que de manière négligeable ; une progression est néanmoins constatée au cours du dernier trimestre.

Après 9 mois, on constate que le trafic s'est reporté massivement ( à hauteur de 90% environ) sur le tunnel du Fréjus, dont le trafic, désormais de l'ordre de 4 200 PL/jour, est constitué de poids lourds en transit pour plus de 31 % d'entre eux.

Ce report se fait actuellement dans des conditions d'exploitation à peu près satisfaisantes, compte tenu de l'ouverture de l'aire d'attente d'Aiton, mais surtout grâce à une régulation naturelle dans l'espace et le temps effectuée par les chargeurs et les transporteurs ;

néanmoins, le CNT rappelle que cette situation est fragile et demande la mobilisation de moyens humains et matériels, sur sites ou en astreinte, prêts à intervenir rapidement lors de tout incident afin que les conditions d'exploitation du tunnel puissent être rétablies sans délai.

Pour les années à venir, et compte tenu des prévisions de trafic réalisées par divers cabinets, il ressort que, à un horizon 2010, c'est à dire sans prise en compte de l'impact d'une nouvelle liaison ferroviaire franco-italienne, le trafic routier de marchandises Fréjus + Mont-Blanc varierait de 21 à 35 millions de tonnes et le trafic ferroviaire de 10 à 25 millions de tonnes.

Quant aux capacités des infrastructures routières et ferroviaires, elles sont estimées respecti-vement à 68 millions de tonnes pour le Fréjus+Mont-Blanc et 16 millions de tonnes pour le ferroviaire, sans investissements lourds nouveaux.

Face à ces données, le CNT estime donc que la France dispose actuellement de réserves de capacités pour satisfaire raisonnablement les besoins jusqu'en 2010, ce qui donne toute son importance aux actions de court et moyen terme pour utiliser au mieux les infrastructures existantes, voire en les améliorant pour le ferroviaire.

Cependant, on ne peut réduire la réflexion à cette simple comparaison de chiffres. A plus long terme, seule la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin permettra d'augmenter la capacité ferroviaire franco-italienne et offrira les conditions nécessaires à un report modal d'une ampleur compatible avec la volonté annoncée d'un quadruplement du trafic fret ferroviaire dans cette zone.

Dans ces conditions, le CNT considère que la France dispose des délais nécessaires pour la réalisation d'une nouvelle infrastructure ferroviaire, dont le projet préalable devra permettre différents scénarios qui se préciseront avec l'évolution des trafics transalpins dans les années à venir , et devra faire l'objet d'une évaluation précise de son coût , des moyens de financement et de son taux de rentabilité socio-économique.

En conséquence, dans le respect de l'alinéa 10 de la résolution CEE du 28 mai 1999 sur le rapport " Sur les progrès de l'exécution des 14 projets des CEN de 1998 " , le CNT demande d'accélérer le rythme de travaux préparatoires et la recherche des solutions en ce qui concerne le tunnel Lyon-Turin.

Concernant la réouverture du Mont-Blanc, et illustrant la montée des préoccupations environnementales, nombre d'associations, d'élus et même la population de la vallée de Chamonix se sont prononcés très largement pour que les camions en transit ne soient plus autorisés à emprunter le tunnel du Mont-Blanc après sa réouverture.

Or, il n'existe pas de solutions alternatives à court terme , au delà de l'offre de transport combiné non accompagné existante.

La réouverture du Mont-Blanc à toute catégorie de trafic est donc nécessaire dès que possible afin de permettre un rééquilibrage des flux entre le Fréjus et le Mont-Blanc.

Elle est de plus indispensable à l'économie locale, française et italienne, pour lesquelles les conséquences de la fermeture ont été catastrophiques pour de nombreuses entreprises locales.

Le CNT encourage donc les autorités locales et l'administration à établir un discours affirmé sur la réouverture du Mont-Blanc et d'en gérer la communication, particulièrement à l'égard des sensibilités environnementales.

Néanmoins, si une réouverture rapide du tunnel est nécessaire, elle doit se faire dans le respect des conditions de sécurité indispensables.

Le CNT approuve sans réserves toutes les mesures qui visent à améliorer la sécurité, que ce soit en réduisant les risques dus aux véhicules ou en mettant en 'uvre de nouvelles mesures afin d'assurer cette sécurité.

En particulier, de nouvelles mesures concernant le contrôle des vitesses, le respect des inter-distances , la détection des anomalies, la baisse de la quantité de carburant transporté, les limites ADR seront à promouvoir. L'ensemble de ces mesures devront faire l'objet de contrôle, en particulier en ayant recours aux nouvelles technologies, et être sanctionnées en cas de non respect.

En outre, et compte tenu de l'importance du trafic de transit dans le trafic total, des réserves de capacités existantes sur les passages du Fréjus et du Mont-Blanc, le CNT considère que la mise en 'uvre de mesures d'exploitation appropriées sur l'ensemble des passages franco-italiens est une priorité à court terme, qui doit permettre, par une utilisation maximale des infrastructures , un meilleur écoulement des flux de trafic dans cette zone difficile.

En particulier, les autorités devront chercher à promouvoir de nouvelles mesures d'exploitation des trafics afin de :

  • favoriser un étalement des trafics dans le temps et l'espace pour écrêter les pointes, en ayant recours à une modulation temporelle des péages
  • optimiser de façon permanente la répartition des flux de trafic entre le Fréjus et le Mont-Blanc, à partir d'une information largement diffusée en amont aux usagers et gérer les pointes de trafic en renvoyant le trafic excédentaire d'un tunnel sur l'autre.

La nécessité de ces mesures d'exploitation ne doit pas pour autant faire perdre l'objectif d'un transfert modal dont la réussite à court terme repose essentiellement sur une amélioration des conditions d'exploitation, au delà même de certains investissements ponctuels en infrastructures aptes à le favoriser.

La situation créée par la fermeture du Mont-Blanc est uneopportunité de mettre en place des mesures incitatives au transfert des marchandises de la route vers le rail, que ce soit du ferroviaire traditionnel ou du transport combiné. Il s'agit clairement pour les pouvoirs publics et l'opérateur ferroviaire, d'agir vite, en prenant les mesures appropriées, en terme d'organisation, de qualité de service, de compensations tarifaires, afin de provoquer un changement culturel.

Ce sera aussi un gage pour l'avenir en préparant les acteurs à une utilisation des futures infrastructures ferroviaires.

En effet, si l'incendie du Mont-Blanc a mis en évidence des disfonctionnements dus au développement des transports dans les Alpes et de la nécessité de procéder à un rééquilibrage modal que personne ne conteste, il apparaît bien que dans l'immédiat, seul le transport combiné constitue la solution alternative, considérant que le combiné est le meilleur substitut au trafic routier longue distance, donc pertinent pour le fret acheminé depuis les régions de France les plus éloignées des Alpes, et surtout pour la plus grande partie du fret en transit.

Le transport combiné possède des atouts indéniables et son développement contribuera à résoudre une partie des problèmes sous réserve de concilier les besoins des utilisateurs et l'intérêt de la collectivité.

Or actuellement, ce n'est que 4 à 5 millions de tonnes par an qui sont acheminées par le transport combiné, comparées aux 26 millions de tonnes transitant par le Fréjus et le Mont-Blanc.

Il serait donc opportun de s'interroger sur les raisons qui conduisent les transporteurs à ne pas plus utiliser le transport combiné.

La réponse des transporteurs à une enquête récente faite par le Predit est sans ambiguïté : le transport combiné souffre de grandes insuffisances sur le plan de l'offre, de la qualité, de la compé-titivité.

En outre, cette enquête met en évidence que l'articulation entre les réseaux ferrés et routiers demeurent très faible.

Si le transport combiné est indéniablement un bon moyen d'offrir aux chargeurs comme aux transporteurs une réelle alternative à la route, il est dans les conditions actuelles cher à produire et ne peut être commercialisé sur la base de son coût réel car les transporteurs et les chargeurs ne sont pas prêts à payer plus cher que le prix du marché, ce qui implique pour assurer son développement, un accompagnement des pouvoirs publics.

C'est pourquoi le CNT considère que dans l'immédiat, des décisions politiques fortes doivent être prises visant à :

  • définir des modalités d'accès techniques, commerciales et financières, compatibles avec la situation économique des entreprises du transport routier
  • arrêter les lignes à desservir en fonction de la demande, demande formulée par des transporteurs équipés pour le transport combiné, en particulier sur des axes pertinents, à des horaires et fréquences adaptés, à partir du Havre, de Lille, de Paris et permettant de capter le trafic de transit à son origine.
  • faciliter la massification des envois en regroupant dans la région lyonnaise les caisses mobiles parvenues de divers points pour les acheminer ensuite sur Modane par des relations ferroviaires régulières et fréquentes.
  • Organiser la coopération avec le réseau italien pour assurer la continuité de la chaîne transport combiné.
  • Organiser les dessertes terminales
  • Favoriser l'amélioration de la qualité , de la régularité sans négliger la compétitivité.

On notera que ces objectifs ont déjà été mentionné dans le rapport Perrod.

Le CNT considère donc que le développement du transport combiné pour la traversée des Alpes , outre l'amélioration des infrastructures existantes et des moyens techniques à mettre en 'uvre, nécessite une volonté politique forte et une action vigoureuse pour changer fondamenta-lement les choses.

Il y a lieu de passer sans tarder du discours incantatoire aux actes. L'enjeu est de taille et conditionne l'avenir.

En tout état de cause, les mesures à prendre doivent associer tous les acteurs impliqués selon une démarche partenariale indispensable.

De la même manière et afin de maîtriser la croissance des flux routiers de marchandises à travers le massif alpin, et répondre aux objectifs de développement durable fixés par la Commission, ainsi qu'aux souhaits des populations locales, il est nécessaire de chercher d'autres solutions, exploitables sur des segments de marchés pertinents .

Le cabotage fluvio-maritime peut être une voie nouvelle propre à développer une intermodalité entre le Rhone et l'Italie.  Compte tenu de la géographie globale du massif alpin et de la sensibilité à cet enjeu créée par l'incendie du Mont-Blanc, l'Etat, VNF et les Commissionnaires de transport doivent tout mettre en 'uvre pour assurer le développement de cette voie et en assurer la promotion marketing auprès des chargeurs.

Déjà le bassin Rhône-Saône à grand gabarit permet, sur 550 km l'accès aux navires fluvio-maritimes, transportant tous types de marchandises, du vrac au conteneur. De nouvelles offres desservant Chalons-sur-Saone , Lyon et divers ports du Rhone pour des échanges de conteneurs ou de vrac avec l'Italie doivent être constituées et soutenues par des politiques publiques.

A moyen-long terme, afin de répondre aux préoccupations environnementales et de sécurité, il faudra chercher à agir à la source pour la réduction des nuisances émises et par l'édiction de nouvelles réglementations européennes, qui pourront concerner aussi bien les dispositifs de détecteurs de chaleur, que les matériaux ininflammables ou de nouvelles normes antipollution.

L'ensemble de ces mesures doit se faire dans une nécessaire approche globale et multimodale compatible avec les principaux objectifs de la politique de développement durable arrêtée par la Commission européenne.

C'est pourquoi le CNT approuve dans ses grandes lignes le memorandum ainsi que le relevé de conclusions de XIX sommet franco-italien, mais émet néanmoins un certain nombre de réserves concernant les propositions touchant à la tarification et au développement du fret ferroviaire.

Concernant la tarification, le principe " utilisateur-payeur " est bon en soi, mais il est indispensable de rechercher une cohérence sur l'ensemble de l'arc alpin et entre les modes. A défaut, il y a distorsion de concurrence préjudiciable aux modes désavantagés mais également à ceux qui en bénéficieraient et ne seraient pas de ce fait incités à réaliser des efforts de productivité.

A cet égard, il serait souhaitable que la France profite de sa Présidence de l'Union Européenne pour proposer une harmonisation des coûts externes.

Il y a donc lieu avant toute décision d'harmoniser les méthodes de calcul de tarification d'usage des infrastructures pour obtenir une réelle complémentarité et une meilleure répartition entre les modes, et la couverture des charges en excluant tout financement inéquitable d'un mode par un autre.

A noter également que toute taxation trop lourde se traduit par une perte d'utilité économique.

Dans ces conditions, il n'est pas du tout évident que par des moyens spécifiques de dissuasion du trafic PL on facilitera le transfert de la route vers le rail. Plus que les taxes, seule la compétitivité des offres ferroviaires conventionnelles et combinées permettra le transfert des flux.

C'est pourquoi, il est nécessaire d'avoir une approche globale des problèmes en prenant en compte tous les modes de transport dans leurs domaines respectifs de pertinence et s'inscrivant dans le cadre d'une recherche de développement durable et d'aménagement du territoire avec une desserte harmonieuse et équilibrée.

Il ne s'agit pas d'opposer les différents modes. Ils ont leurs atouts et limites qui doivent conduire à leur complémentarité.

Concernant le développement du fret ferroviaire, le CNT est parfaitement convaincu de la nécessité d'un rééquilibrage modal pour assurer un développement durable et la protection de l'environnement dont il approuve sans réserves le principe.

Or pour mettre en 'uvre cette politique intermodale, le Memorandum propose en particulier le développement des infrastructures ferroviaires .

Sans nullement contester l'intérêt et l'utilité d'un tel développement , le CNT tient à souligner que pour développer le mode ferroviaire, il n'y a pas que les infrastructures. Les conditions d'exploitation, en particulier la qualité et la fiabilité du service sont aussi sinon plus importantes.

La politique d'infrastructure n'est qu'une des composantes, qu'un élément parmi d'autres .

La meilleure preuve en est que les capacités actuelles de la SNCF sur la ligne Lyon-Turin sont sous utilisées. En particulier, les offres de trains supplémentaires depuis la fermeture du Mont-Blanc n'ont pas entraîné de report significatif des trafics sur le rail.

On peut donc s'interroger sur les causes de cette situation.

A l 'exament, on s'aperçoit qu'elle résulte en grande partie des difficultés des réseaux à proposer des services fiables et de qualité , véritablement adaptés à la demande. Le changement de tendance passe par la reconquête de la confiance des clients et la nécessité de faire preuve sur le terrain et pour l'ensemble de la chaîne, de qualité, de compétitivité, de performance, de fiabilité dans les achemine-ments en assurant une garantie de la continuité de service.

Les principaux griefs formulés par les chargeurs concernent les prix trop élevés des prestations ferroviaires, la qualité du service, et la conflictualité de l'entreprise, réalité qui obère leur confiance.

Pour optimiser les conditions de transfert d'une partie du trafic routier sur le rail, certaines conditions relatives à l'exploitation sont donc impérativement à remplir avant toute autre mesure. On peut citer :

  • la nécessité de s'adapter à la demande du marché à des prix compétitifs
  • améliorer la compétitivité et la productivité
  • remédier à l'insuffisance de fiabilité
  • garantir la continuité de service
  • disposer de sillons performants en dégageant de grands axes pour le fret
  • assurer l'intéropérabilité des réseaux français et italiens.

La volonté de développer quantitativement le transport ferroviaire doit donc être fondée sur un cadre de certitudes , définissant les engagements et obligations des parties.

Enfin, il faut aussi bien garder à l'esprit que le TRM offre des avantages difficilement substituables sur courte et moyenne distance.


Ainsi, si les grandes lignes d'orientation stratégiques des trafics à travers les Alpes se sont précisées ces 2 dernières années, le Mont-Blanc a permis, involontairement, une accélération du passage d'une politique transport comme instrument du marché unique, à une politique transport soucieuse du développement global et durable, avec prise en compte de l'environnement ; les questions liées à la sécurité et à l'environnement , au meilleur équilibre entre les différents modes de transport et à la coordination de la gestion des flux de circulation doivent désormais faire l'objet de dispositions spécifiques à intégrer dans le cadre d'une politique globale des transports..

La grande nouveauté est que désormais, la politique d'infrastructure n'est qu'un élément de la politique transport ; le jeu de tous les acteurs, y compris celui des entreprises ferroviaires désormais, est devenu déterminant dans le succès des orientations prises et des infrastructures décidées.

C'est dans le dosage subtil et complexe des mesures d'exploitation à court terme et de décisions stratégiques de long terme que se feront progressivement des avancées indispensables, en prenant également en considération le rôle économique et social des transports.


 

›››Archivio
DALLA PRIMA PAGINA
L'U.S. Central Command rivendica l'attacco alla product tanker Settebello
Tampa/Nuova Delhi/Londra
Condanna del governo indiano e dell'International Maritime Organization
Colpita una product tanker nella regione dello Stretto di Hormuz
Southampton/Muscat
Ferito un marittimo. Altri due membri dell'equipaggio risultano dispersi
Nel primo trimestre di quest'anno il traffico delle merci nel porto di Civitavecchia è calato del -1,0%
Civitavecchia
Crocieristi in aumento del +32,1%
Un mercantile è stato attaccato nel Golfo di Aden
Southampton
Scambio di colpi d'arma da fuoco con il team di sicurezza a bordo della nave
Gemini Cooperation incrementa la capacità di stiva sulla rotta Asia-Mediterraneo
Copenaghen
Sea-Intelligence, immessa un'ulteriore capacità settimanale pari a 22.402 teu
ESPO promuove a pieni voti le conclusioni del Consiglio dell'UE sulla strategia industriale marittima
Bruxelles
Confermato il ruolo centrale degli scali portuali
La cattura e lo stoccaggio della CO2 sulle navi è una delle soluzioni più concrete e immediatamente disponibili per la decarbonizzazione dello shipping
Londra
Via libera dell'Antitrust all'acquisizione di Terminal San Giorgio da parte del gruppo Messina
Roma
Ok dell'AGCM anche all'acquisizione da parte del gruppo MSC delle attività del gruppo Asso nel settore della manutenzione e riparazione navale (Jobson Italia e UASC UAE)
In vista rincari delle tariffe per il transito delle navi nel canale di Suez
Ismailia
Saranno applicati dal 15 luglio. Escluse le navi passeggeri
L'Autorità del Canale di Suez ha annunciato l'applicazione di supplementi alle tariffe di transito nel canale egiziano per la gran parte delle principali tipologie di navi che trasportano merci, che entreranno in vigore dal prossimo 15 luglio.
Il Consiglio dell'UE accoglie molte delle richieste avanzate dalle associazioni del cluster marittimo-portuale europeo
Lussemburgo
Tuttavia, necessariamente, il testo rinvia l'adozione di misure concrete a future iniziative legislative
ESPO chiede un uso proattivo del sistema EES per evitare congestione nei porti europei
Bruxelles
Ryckbost: flessibilità attivate tempestivamente in circostanze eccezionali ma prevedibili
Rixi: necessario superare un ETS marittimo che rischia di spostare traffici e investimenti verso porti extraeuropei
Lussemburgo
Servono - evidenzia il vice ministro - incentivi e flessibilità, non nuovi vincoli
Gli Houthi minacciano una ripresa degli attacchi alle navi in transito nel Mar Rosso
Sana'a
Proclamato un divieto totale alla navigazione per tutte le navi riconducibili a interessi israeliani
Il commercio mondiale di merci potrebbe iniziare a rallentare
Il commercio mondiale di merci potrebbe iniziare a rallentare
Ginevra
Lo segnala l'ultima lettura del Goods Trade Barometer della WTO
Attivato a Genova il nuovo collegamento della viabilità portuale a Sampierdarena
Attivato a Genova il nuovo collegamento della viabilità portuale a Sampierdarena
Genova
Paroli: l'opera consente oggi a circa 900-1.000 mezzi pesanti al giorno di accedere direttamente alle aree operative del porto
I relatori del Ddl sui porti difendono il progetto di governance imperniato sulla Porti d'Italia
Roma
Ghio (PD) denuncia che gli organi di vertice di questa nuova società verrebbero nominati interamente dal governo. Ghirra (AVS): gli obiettivi di coordinamento nazionale avrebbero potuto essere perseguiti con un rafforzamento della Conferenza nazionale dei presidenti delle AdSP
Fusione nel settore della logistica tra le statunitensi WWEX Group e Auctane
Inatteso calo del traffico intermodale europeo nel primo trimestre del 2026
Bruxelles
UIRR, caos infrastrutturale causato dai cantieri che interrompono le linee ferroviarie
Hanseatic Global Terminals acquisisce il rimanente 50% della Hanseatic Global Terminals Aracruz
Rotterdam/Aracruz
La società sta realizzando il nuovo porto container brasiliano di Imetame
Conftrasporto, dal Ddl Porti emergono evidenti criticità operative, finanziarie e di coerenza normativa
Roma
Russo: le competenze della Porti d'Italia si sovrapporrebbero a quelle delle Autorità di Sistema Portuale, del Mit e dell'Art
WoodMac ritiene che le norme sulla decarbonizzazione potrebbero avere un forte impatto sulle navi a GNL
Edimburgo
Secondo la società, le norme europee porrebbero fuori mercato le navi con motori DFDE
La francese MN trasporterà il lanciatore Vega C della Avio tra l'Italia e il Sud America
Nantes
La compagnia francese si doterà di una nuova nave progettata specificamente per il trasporto di attrezzature spaziali
In vigore la metodologia dell'UE per calcolare le emissioni di gas serra dei servizi di trasporto
Bruxelles
Il sistema è basato sullo standard internazionale EN ISO 14083:2023
Lunedì nel Golfo Persico la portacontainer MSC Sariska V è stata colpita da due proiettili
Ginevra/Roma
Illesi tutti i membri dell'equipaggio
Nel primo trimestre il traffico delle merci nel porto di Brema/Bremerhaven è cresciuto del +5,8%
Brema
I container sono stati pari a 1.245.515 teu (+4,4%)
MSC acquisisce il 51% del container terminal del porto di Pivdennyi (Odessa)
Odessa
Ha una capacità di traffico di 400mila teu all'anno
Il 19 novembre 2027 entrerà in vigore la Convenzione IMO sulla responsabilità e il risarcimento dei danni connessi al trasporto di sostanze pericolose e nocive via mare
Londra
Dominguez: traguardo atteso da tempo, che colma un'importante lacuna nel regime internazionale
Ad aprile i transiti di navi nel canale di Suez sono aumentati del +13,9%
Ad aprile i transiti di navi nel canale di Suez sono aumentati del +13,9%
Il Cairo
Nel primo quadrimestre del 2026 è stato registrato un aumento del +12,1%
Nel primo trimestre il traffico delle merci nel porto di Napoli è calato del -5,3%, mentre a Salerno è cresciuto del +6,4%
Napoli
I container nei due scali sono stati pari rispettivamente a 167.433 teu (-3,5%) e 101.509 teu (+7,8%)
Kerdjoudj (Feport): con la revisione dell'EU ETS destinare parte dei proventi ai porti
Bruxelles
Esortazione a valutare attentamente il rischio della delocalizzazione del traffico di transhipment
Con il nuovo terminal di COSCO-PTP il porto di Tarragona si rilancia sul mercato dei container
Tarragona
Si prevede che i lavori di costruzione terminino nel 2028 quando il terminal avrà una capacità di 680mila teu
Nel 2025 i porti egiziani hanno stabilito il loro nuovo record storico di traffico dei container
Alessandria d'Egitto
Forte crescita dei volumi in trasbordo, che nel 2024 erano risultati stabili
Rinnovato il contratto nazionale di ormeggiatori e barcaioli dei porti
Roma
Filt-Cgil, irrobustisce un impianto regolatorio indispensabile per il settore
Uno studio spiega come rendere più attrattivo ed efficace l'uso degli impianti OPS nei porti europei
Bruxelles
Necessarie, tra l'altro, tariffe più chiare e comparabili
Federlogistica chiede l'introduzione di correttivi al disegno di legge sulla governance portuale
Genova
Falteri: il nuovo assetto garantisca alle AdSP adeguate risorse finanziarie e strumenti operativi efficaci
ESPO torna a chiedere correttivi all'EU ETS per assicurare la competitività dei porti europei
Bruxelles
Evidenziato anche l'impatto negativo sul trasporto marittimo a corto raggio
In Svizzera adottate nuove misure per rafforzare la competitività della bandiera marittima
Berna
Un armatore elvetico potrà battere bandiera svizzera anche se la società proprietaria ha sede all'estero
Concluse le prove in mare della seconda nave da crociera costruita in Cina
Shanghai
La Adora Flora City effettuerà il viaggio inaugurale con partenza il 22 novembre dal porto di Guangzhou
Nel primo trimestre del 2026 il valore del traffico delle merci del G20 ha segnato una crescita congiunturale del +5,3%
Parigi
Attenuazione della crescita del traffico delle merci nel porto di Tanger Med
Tangeri
Nei primi tre mesi del 2026 sono state movimentate 38,8 milioni di tonnellate (+3,2%)
Ad aprile il traffico delle merci nei porti marittimi cinesi è cresciuto del +2,6%
Ad aprile il traffico delle merci nei porti marittimi cinesi è cresciuto del +2,6%
Pechino
L'import-export ha registrato un aumento del +0,6%. I container sono stati 26,9 milioni (+4,8%)
Fermerci chiede al governo misure urgenti per sostenere il trasporto ferroviario delle merci
Roma
Imprese ferroviarie penalizzate dalle interruzioni infrastrutturali
Porto di Napoli, prima operazione di bunkeraggio ship-to-ship di GNL su una nave da crociera
Napoli
Axpo ha impiegato la bettolina “Green Zeebrugge”
CMA CGM ha archiviato il primo trimestre 2026 con un utile netto di 250 milioni di dollari (-78%)
CMA CGM ha archiviato il primo trimestre 2026 con un utile netto di 250 milioni di dollari (-78%)
Marsiglia
Ricavi stabili, con logistica e altre attività che hanno compensato il calo nel settore dello shipping
La Corte Suprema USA ha riaperto il caso che contrappone Havana Docks e Carnival, Royal Caribbean, NCLH e MSC
Adottato il nuovo codice internazionale di sicurezza per le navi di superficie autonome
Londra
Entrerà in vigore il prossimo primo luglio e applicato su base volontaria per almeno due anni
UIRR, nel 2025 le spedizioni di trasporto combinato strada-rotaia sono aumentate del +1,5%
Bruxelles
L'associazione ha sottolineato gli effetti disastrosi sul comparto dei lavori alle linee ferroviarie in Germania
Accordo Fincantieri - Teijin Automotive Technologies per lo sviluppo di paratie in materiali compositi per applicazioni navali
Trieste/Pouancé
Folgiero: rendiamo possibile lo sviluppo di unità più leggere ed efficienti
Dopo otto trimestri di utili, ZIM registra una perdita d'esercizio
Haifa
Nei primi tre mesi del 2026 in marcato calo (-8,3%) anche i volumi di carichi trasportati dalle navi
Gli USA hanno incriminato quattro produttori cinesi di container e sette loro dirigenti
Washington
Reso noto l'arresto lo scorso 14 aprile in Francia del direttore marketing della Singamas
Intesa di Parlamento e Consiglio UE sull'accordo sui dazi tra Unione Europea e USA
Strasburgo/Bruxelles
Introdotte una clausola di scadenza e una clausola di sospensione
FFS Cargo Svizzera riorganizza il network dei servizi di trasporto a carro singolo
Berna
Prevista una riduzione di 50 degli attuali 280 scali di smistamento
L'IMO segnala un incremento del +17% dei casi di pirateria marittima nel 2025
Londra
L'area più colpita quella degli Stretti di Malacca e Singapore con 122 incidenti (+34%)
Hapag-Lloyd e CMA CGM hanno sospeso le prenotazioni per le spedizioni marittime con Cuba
Parigi/Francoforte/L'Avana
Decisione dopo l'ampliamento delle sanzioni USA ordinato da Trump
Entro fine anno la gara internazionale per il nuovo container terminal del porto di Klaipeda
Klaipeda
Avrà un capacità di traffico annua pari a 2,5 milioni di teu
ITF chiede ai governi di smantellare una volta per tutte il sistema delle bandiere di comodo
Londra
È - denuncia il sindacato - la mela marcia al centro dello sfruttamento dei marittimi
Nel primo trimestre i ricavi della Evergreen sono diminuiti del -21,3%
Taipei
Risultato operativo e risultato economico netto sono calati del -69,5% e -68,8%
Viking Holdings ha chiuso il primo trimestre con una perdita netta di -54,2 milioni di dollari
Los Angeles
Ricavi in crescita del +17,5%
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico dei container nei terminal portuali di Eurokai è cresciuto del +8,9%
Brema
Aumenti del +12,7% in Germania e del +7,8% in Italia. Calo nel porto di Tanger Med
Norovirus sulla nave da crociera Ambition della Ambassador Cruise Line
Purfleet/Vlissingen
Le autorità sanitarie francesi hanno autorizzato l'unità a continuare le normali operazioni
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico delle merci nel porto di Amburgo è diminuito del -2,0%
Amburgo
I contenitori sono stati pari a due milioni di teu (-1,6%)
Prosegue il deterioramento dei risultati finanziari trimestrali di Yang Ming e WHL
Keelung/Taipei
Nei primi tre mesi di quest'anno i ricavi sono diminuiti rispettivamente del -15,1% e -9,3%
Hapag-Lloyd ha chiuso il primo trimestre con una perdita d'esercizio di -218,6 milioni di euro
Hapag-Lloyd ha chiuso il primo trimestre con una perdita d'esercizio di -218,6 milioni di euro
Amburgo
Ricavi in calo del -16,8%
Nei primi tre mesi del 2026 i ricavi della HMM sono diminuiti del -4,8%
Nei primi tre mesi del 2026 i ricavi della HMM sono diminuiti del -4,8%
Seul
Calo del -7,9% nel segmento dei container e crescita del +20,1% in quello delle rinfuse
Nel primo trimestre di quest'anno i terminal crociere della Global Ports Holding hanno registrato un traffico record
Istanbul
Sfiorati i cinque milioni di passeggeri
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico delle merci nei porti di Genova e Savona-Vado è calato del -3,8%
Genova
A marzo flessione del -6,1%, con una forte contrazione del -15,0% dei carichi containerizzati
Federconsumatori chiede al governo misure per attenuare l'impatto dell'aumento del prezzo dei biglietti dei traghetti
Roma
Rincari sono al +18% per le settimane centrali di agosto
Nel primo trimestre di quest'anno il traffico delle merci nei porti croati è cresciuto del +14,6%
Zagabria
Record storico mensile a marzo
Successo del test per l'uso del diesel HVO per la propulsione delle navi da crociera
San Donato Milanese
Sperimentazione condotta congiuntamente da Eni e MSC Crociere
Gioia Tauro si insedia al secondo posto della graduatoria dei principali porti italiani superando Genova
Roma
Fincantieri registra una flessione dei ricavi e dei nuovi ordini
Roma
Il carico di lavoro del gruppo ha raggiunto un valore record di 74,2 miliardi di euro
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico marittimo nel canale di Suez è aumentato del +11,5%
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico marittimo nel canale di Suez è aumentato del +11,5%
Il Cairo
Nel solo mese di marzo la crescita è stata del +11,2%
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico delle merci nei porti tunisini è cresciuto del +5,9%
La Goulette
In aumento i passeggeri dei traghetti (+7,6%) e quelli delle crociere (+54,2%)
Le Aziende informano
International Shipping Community to Gather in Genoa for Two Days of Maritime Dialogue and Networking
Iniziativa del governo USA per introdurre l'energia nucleare nel trasporto marittimo su larga scala
Washington
Sollecitate proposte per lo sviluppo di un modello di mini reattore
L'amministrazione governativa statunitense ha avviato un'iniziativa per ...
Con l'ultima versione del ddl sui porti, il compito di reperire le risorse per la Porti d'Italia viene scaricato sulle AdSP
Roma
Lo ha affermato la vicepresidente del gruppo del Partito Democratico alla Camera, Valentina Ghio
Il gruppo Carnival trasferisce la sede legale dalla Repubblica di Panama alle Bermuda
Miami
Abbandono della dual listed company con la creazione della Carnival Corporation Ltd.
La Hondius arriverà domenica davanti al porto di Granadilla (Tenerife)
Vlissingen/Santa Cruz de Tenerife/Londra
I passeggeri saranno portati via mare all'aeroporto per il loro rientro in patria
Nuovo record trimestrale del traffico navale negli Stretti di Malacca e di Singapore
Port Klang
In crescita i transiti di tutte le principali tipologie di naviglio
La proposta normativa sulla governance portuale transitata dal Quirinale ridimensiona la Porti d'Italia
Roma
Audizioni informali dei rappresentanti dei sindacati sulla riforma della governance portuale
Roma
Al centro delle criticità evidenziate - conferma la Filt-Cgil - c'è la prevista costituzione di Porti d'Italia Spa
Venezia, il DPSS conferma la necessità di realizzare nuovi terminal offshore fuori dalla Laguna
Venezia
Il Documento di Programmazione Strategica di Sistema è stato approvato dal Comitato di gestione dell'AdSP
Il gruppo Spinelli ha aderito all'Associazione Italiana Terminalisti Portuali
Genova
L'azienda e Assiterminal hanno espresso soddisfazione per la ripresa di un importante sodalizio associativo
Nei primi tre mesi del 2026 il traffico delle merci nei porti del Regno Unito è calato del -2,6%
Londra
Diminuzione più accentuata (-6,8%) dei carichi all'imbarco
Mark Hindley è il nuovo presidente dell'associazione europea della logistica degli autoveicoli
Istanbul
Wolfgang Göbel è stato eletto presidente onorario
Porto di Genova, fermato un rimorchiatore per irregolarità sulle emissioni degli ossidi di azoto
Genova
Il mezzo nautico è utilizzato per i lavori di realizzazione della nuova diga foranea
Ad aprile il traffico delle merci nel porto di Ravenna è cresciuto del +21,4%
Ravenna
A maggio atteso un incremento del +2,5%
Nel 2027 Sallaum Lines attiverà un servizio dedicato Cina-Europa
Nanchino
Prese in consegna due nuove PCTC da 7.400 ceu
Il 12 giugno a Napoli un'iniziativa della Filt Cgil sulla governance nella portualità
Roma
Rinvenuto un drone navale nel porto rumeno di Costanza
Bucarest
L'ordigno di è autodistrutto senza causare vittime
Approvazione di principio alla HJSC per la costruzione di portacontainer a biocarburanti da 10.000 teu
Atene
È stata rilasciata dal Registro Navale Coreano
Global Ship Lease investe 917 milioni di dollari per comprare dieci nuove portacontainer
Atene
Saranno prese in consegna tra il quarto trimestre del 2028 e il primo trimestre del 2030
PROSSIME PARTENZE
Visual Sailing List
Porto di partenza
Porto di destinazione:
- per ordine alfabetico
- per nazione
- per zona geografica
Accordo WASS (Fincantieri) e Magellan nel campo della difesa subacquea del Canada
Trieste
Verranno esplorate opportunità di cooperazione industriale nel settore dei siluri pesanti e delle contromisure
Soluzioni per superare la cronica carenza di personale del comparto marittimo italiano
Procida
Pagano (Comitato del Lavoro Marittimo): digitalizzazione, semplificazione e intesa fra formazione e imprese per superare la crisi
Accordo per la formazione marittima siglato da Gente di Mare (Cosulich) e Carnival
Genova
Di Tizio: questa collaborazione ci permette di portare sul territorio un progetto internazionale
Antipollution (V.Group) ordina quattro imbarcazioni ecologiche a ONEX Shipyards & Technologies
Atene
Opzione per ulteriori quattro unità
Spinelli ha ordinato tre nuovi mezzi di movimentazione alla FTMH
Genova
Un reach stacker per container vuoti è già entrato in servizio nel deposito livornese del gruppo
Luigi Merlo alla guida della società italiana per i terminal crociere di MSC
Ginevra
Centrone (ex Fincantieri) subentra quale direttore Politiche Marittime e Affari Governativi per il gruppo in Italia
Accordo di cooperazione tra la greca Skaramangas Shipyards e la sudcoreana HD Hyundai
Atene
Lo scopo è di collaborare alla costruzione di navi militari di superficie
AD Ports compra la brasiliana Corredor Logística e Infraestrutura
San Paolo/Abu Dhabi
La società gestisce il maggior volume di esportazioni di rinfuse agroalimentari della nazione sudamericana
Approvato il Piano Operativo Triennale 2026-2028 dell'AdSP del Tirreno Settentrionale
Livorno
Via libera unanime del Comitato di gestione
Chen Lichtenstein è stato nominato presidente e amministratore delegato della ZIM
Haifa
Subentrerà al dimissionario Eli Glickman
Gianluca Croce è stato confermato presidente di Assagenti Genova
Genova
I componenti del consiglio dell'associazione per il biennio 2026-2028
Il traghetto Mega Serena è entrato far parte della flotta della Corsica Sardinia Ferries
Vado Ligure
Ha una capacità fino a 2.000 passeggeri e oltre 600 veicoli
A Marghera il taglio della prima lamiera della nave da crociera Crystal Grace
Miami
Fincantieri consegnerà l'unità nella primavera del 2028
Porto di Ortona, alla Palumbo Superyacht aggiudicata un'area di 13.048 metri quadrati
Ancona
AdSP dell'Adriatico Centrale, atto di indirizzo per il rilascio della autorizzazione unica ZES
Porto di Livorno, inaugurati due nuovi magazzini della FHP MarterNeri
Livorno
Investimento superiore ai 23 milioni di euro
Il Comitato dell'AdSP Tirreno Centro Settentrionale delibera la chiusura dello stato di crisi dell'ente
Civitavecchia
Nuova soluzione per trasporti eccezionali su treni intermodali di FS Logistix e Van der Vlist
Verona
Trasportate due piattaforme aeree da Verona a Rostock
Porto di Napoli, incendio a bordo del traghetto Phoenix della GNV
Napoli
Fiamme divampate nei locali interni del ponte 6 della nave
Latrofa sceglie una persona di sua fiducia alla guida di una società in house dell'AdSP laziale
Civitavecchia
Al nuovo amministratore unico - ha rimarcato - sono stati forniti indirizzi gestionali particolarmente stringenti
Nei primi tre mesi del 2026 i ricavi della MPC Container Ships sono diminuiti del -6,4%
Oslo
Utile netto trimestrale di 40,8 milioni di dollari (-31,8%)
Approvato il Piano Operativo Triennale 2026-2028 dell'AdSP della Sardegna
Olbia
Via libera del Comitato di gestione
Concluso l'iter di valutazione ambientale del progetto del Porto Esterno di San Antonio
San Antonio
Nel cantiere Fincantieri di Ancona è stata consegnata la nave da crociera Viking Mira
Ancona/Los Angeles
Ha una stazza lorda di 54.300 tonnellate e una capacità di 998 passeggeri
Nel 2025 RINA ha registrato ricavi pari ad oltre un miliardo di euro (+11%)
Genova
Utile netto in crescita del +30%
Porto di Marina di Carrara, posato il nuovo ponte ferroviario
Marina di Carrara
Pisano: svolta decisiva nell'organizzazione logistica del porto
Porti, interporti e corridoi. Venezia e l'Alto Adriatico come porta dei traffici verso l'Est
Venezia
È il tema dell'evento che si terrà giovedì a Venezia
Estonian State Fleet ordina un traghetto a propulsione elettrica al cantiere navale polacco Crist
Tallinn
Commessa del valore di 49,93 milioni di euro
Ad aprile i porti spagnoli hanno movimentato 1,7 milioni di contenitori (+1,7%)
Madrid
Crocieristi in calo del -18,4%
Ad aprile il traffico dei container nel porto di Valencia è diminuito del -2,5%
Valencia
Nei primi quattro mesi del 2026 sono stati movimentati quasi 1,8 milioni di teu (+0,2%)
Ancora ricavi trimestrali record per Global Ship Lease
Atene
Utile netto in calo del -24,0%
Cooperazione internazionale tra AdSP sarda e porto di Tanger Ville per la nautica di lusso
Cagliari
Promozione di un circuito nautico integrato tra Sardegna e Marocco
Nel porto di Gioia Tauro è stato inaugurato il nuovo presidio di primo intervento medico-sanitario
Gioia Tauro
Tra le dotazioni, un ambulatorio di primo soccorso e un'ambulanza CMR
Da BPER un finanziamento a Grimaldi Euromed per l'ammodernamento della flotta
Milano/Napoli
Risorse utilizzate per coprire parzialmente l'acquisto della nave “Grande Manila”
ASRY e Priya Blue istituiscono un cantiere di riciclaggio navale nel Bahrein
Al Muharraq/Alang
Arrivata nella nazione mediorientale una prima nave destinata ad essere smantellata
SAAM Towage ordina cinque nuovi rimorchiatori al cantiere navale turco Sanmar Shipyard
Santiago
Avranno una capacità di tiro compresa fra 70 e 80 tonnellate
Lo scorso mese il traffico dei container nel porto di Long Beach è calato del -5,7%
Long Beach/Singapore/Hong Kong
A Singapore è stata registrata una crescita del +3,6%, mentre ad Hong Kong i contenitori sono diminuiti del -6,3%
Carta (Fermerci): servono politiche urgenti per sostenere le imprese ferroviarie
Roma
Nel 2025 il cargo ferroviario ha perso circa il 3,5%, in termini di treni/km
Fratelli Neri ordina altri due nuovi rimorchiatori in Egitto
Ismailia
Contratto con la Suez Canal Company for Modern Boats
Ad aprile il traffico dei container nel porto di Barcellona è cresciuto del +17,4%
Barcellona/Algeciras
Aumento del +6,3% nello scalo portuale di Algeciras
Ok del governo di Islamabad alla vendita del 30% della Pakistan National Shipping Corporation
Islamabad
La quota andrà alla società logistica statale NLC che assumerà anche il controllo gestionale della PNSC
Nel 2025 il sistema portuale spagnolo ha registrato entrate record
Madrid
L'utile ante imposte è stato di 349 milioni di euro (+4,2%)
Leapmotor International rafforza la partnership con il gruppo armatoriale napoletano Grimaldi
Hoofddorp
Nel primo trimestre trasportati dalla Cina circa 20.000 destinati al mercato italiano
Lo scorso anno il traffico delle crociere nei porti tedeschi ha raggiunto un nuovo record
Wiesbaden
Con 1,51 milioni di passeggeri, la crescita è stata del +4,1%
Federazione del Mare si unisce alle celebrazioni dell'International Day for Women in Maritime 2026
Roma
Mattioli: l'economia del mare sta perdendo occasioni, opportunità e potenziale
Dopo anni di crescita sostenuta, in Spagna lo short sea shipping è entrato in una fase di rallentamento strutturale
Madrid
Lo rileva l'ultimo rapporto dell'Observatorio Estadístico del Transporte Marítimo de Corta Distancia
AD Ports comprerà la casa di spedizioni tedesca MBS Logistics
Colonia
L'azienda ha oltre 450 addetti e 26 uffici in tutto il mondo
Il gruppo Spinelli ha aderito all'Associazione Logistica dell'Intermodalità Sostenibile
Genova/Roma
Sommariva: ALIS può offrire al nostro ecosistema un valore aggiunto strategico
Investimento di 200 milioni di dollari per costruire e attrezzare il nuovo terminal multipurpose di Pointe-Noire
Brazzaville/Abu Dhabi
Ordinate tre gru ship-to-shore alla ZPMC
Evergreen conferma l'acquisto di cinque nuove portacontainer da 24.000 teu
Taipei
Saranno costruite dal cantiere navale cinese Guangzhou Shipyard International
Nei prossimi mesi la Corea avvierà un servizio marittimo containerizzato Asia-Europa sulla rotta artica
Busan
Gara conclusa con la selezione preliminare della compagnia PanStar
Nuovo allarme dell'Unione Marittimi per il destino delle navi ex ILVA
Verona
La loro possibile demolizione mette a rischio 240 posti di lavoro marittimi
Nel periodo gennaio-marzo il traffico delle merci nel porto di Koper è diminuito del -3,9%
Lubiana
Nel settore dei container sono state movimentate 2,4 milioni di tonnellate (-1,7%)
Ultima chance per riconoscere alcune mansioni portuali come usuranti e per istituire il fondo pensione
Genova
Siemens acquisirà attività dell'italiana MERMEC
Monaco
La transazione includerà lo stabilimento di produzione di materiale ferroviario rotabile Ferrosud a Matera
Crescita del traffico intermodale all'interporto di Nola
Nola/Milano
Analisi economico-finanziaria del Centro Studi di Fedespedi sulle società di gestione degli interporti
Calo trimestrale delle merci movimentate dai porti del Montenegro
Podgorica
Prosegue,anche se più attenuato, l'aumento dei volumi di carichi da e per i porti italiani
Assarmatori denuncia l'esclusione del trasporto marittimo dal decreto-legge Carburanti-bis
Roma
Messina: non si può pretendere che il settore assorba da solo l'impatto dell'aumento del carburante
HHLA registra una flessione del -5,3% dei container movimentati nel primo trimestre
Amburgo
Eijsink: un inverno insolitamente rigido ha limitato significativamente le nostre operazioni quotidiane
MSC Technology Italy avvia un piano per 200 nuove assunzioni
Torino/Ginevra
MSC Crociere debutta nel mercato dell'Alaska
Ok della Regione Marche alla nomina di Carloni a presidente dell'AdSP dell'Adriatico Centrale
Ancona
Atteso il parere della giunta regionale dell'Abruzzo
Stabili i ricavi trimestrali della greca Danaos Corporation
Atene
Due navi della compagnia sono ancora bloccate nel Golfo Persico
Ad aprile il traffico dei container nel porto di Los Angeles è aumentato del +5,7%
Los Angeles/Port Newark
Nei primi tre mesi del 2026 il porto di New York ha movimentato quasi 2,2 milioni di teu (-1,2%)
Cognolato è stato confermato presidente di Assiterminal
Roma
Eletto anche il nuovo comitato di presidenza e il consiglio direttivo
Nel primo trimestre del 2026 il traffico delle merci nel porto di Ravenna è aumentato del +0,8%
Ravenna
La crescita è stata determina dall'entrata in funzione del rigassificatore
PORTI
Porti italiani:
Ancona Genova Ravenna
Augusta Gioia Tauro Salerno
Bari La Spezia Savona
Brindisi Livorno Taranto
Cagliari Napoli Trapani
Carrara Palermo Trieste
Civitavecchia Piombino Venezia
Interporti italiani: elenco Porti del mondo: mappa
BANCA DATI
ArmatoriRiparatori e costruttori navali
SpedizionieriProvveditori e appaltatori navali
Agenzie marittimeAutotrasportatori
MEETINGS
Il 12 giugno a Napoli un'iniziativa della Filt Cgil sulla governance nella portualità
Roma
Confronto sullo sviluppo logistico, industriale e infrastrutturale dei porti
Porti, interporti e corridoi. Venezia e l'Alto Adriatico come porta dei traffici verso l'Est
Venezia
È il tema dell'evento che si terrà giovedì a Venezia
››› Archivio
RASSEGNA STAMPA
World's first floating fusion reactor-powered vessel could become reality with new project
(Interesting Engineering)
Shipbuilding's Spring Illusion: Backbone Collapses
(The Chosun Daily)
››› Archivio
FORUM dello Shipping
e della Logistica
Intervento del presidente Tomaso Cognolato
Roma, 19 giugno 2025
››› Archivio
MSC introduce scali a Napoli e Malaga nel servizio Dragon
Ginevra
Cancellate le toccate allo scalo portuale di Gioia Tauro
Rinnovato il consiglio del Fondo Nazionale Marittimi
Genova
Rimarrà in carica per tre anni
Contratto di rete per lo sviluppo congiunto dei servizi intermodali in Emilia-Romagna
Bologna
Lo hanno siglato Interporto Bologna, Dinazzano Po S, SAPIR e Rail Traction Company
Messina (Assarmatori): la tecnocrazia europea appare inflessibile sull'EU ETS
Bruxelles
Necessario - sottolinea - un miglioramento significativo di queste politiche
Positiva la prima trimestrale della d'Amico International Shipping
Lussemburgo
La compagnia ha beneficiato degli effetti delle tensioni geopolitiche
Due eventi di orientamento a Livorno e Napoli per presentare il corso ITS Commissario di Bordo
Genova
Incontri programmati dall'Accademia Italiana della Marina Mercantile con il gruppo Grimaldi
A Palermo è stato varato il troncone di prua della Explora V
Ginevra
Fincantieri consegnerà la nave da crociera ad Explora Journeys nel 2027
Il presidente dell'AdSP dell'Adriatico Orientale è il nuovo presidente di Trieste Terminal Passeggeri
Trieste
Subentra a Gianluca Madriz
Porto di Olbia, iniziati i lavori di ripristino dei fondali nel canale di accesso all'Isola Bianca
Cagliari
Lo scopo è di fare entrare in sicurezza le navi da crociera di grandi dimensioni
Damen risanerà e gestirà il cantiere di riparazione navale di Dakar
Dakar/Gorinchem
Contratto della durata di 20 anni con la Société des Infrastructures de Réparation Navale
Savino Del Bene ha acquisito tre società della spagnola Grupo Marítima Sureste
Firenze/Valencia
L'accordo riguarda Marítima Sureste Shipping, Marítima Sureste Spain e Transportes Gaypemar
Fim-Cisl, positivo l'esito dell'incontro con Fincantieri sulle prospettive del cantiere di Muggiano
La Spezia
Gli investimenti annunciati dal management - ha rilevato il sindacato - vanno nella direzione giusta
L'aumento dei costi dell'energia pesa sull'ultimo conto economico trimestrale di Finnlines
Helsinki
Doepel: oneri appesantiti anche dall'applicazione dell'EU ETS
Marabello nuova segretaria generale dell'Autorità di Sistema Portuale dello Stretto
Messina
L'incarico ha durata quadriennale
Colpita la nave heavy lift HMM Namu nei pressi dello Stretto di Hormuz
Seul
L'incidente non ha provocato vittime
Deterioramento delle performance finanziarie trimestrali di DFDS
Copenaghen
In crescita i rotabili trasportati dalla flotta. Calo del -18% dei passeggeri
Dal 21 al 23 maggio a Ravenna si terrà “Deportibus - Il Festival dei porti che collegano il mondo”
Ravenna
Kalmar registra una flessione trimestrale dei nuovi ordini
Helsinki
Nel periodo gennaio-marzo i ricavi sono aumentati del +5%
In crescita gli avviamenti al lavoro per le compagnie portuali di Trieste e Monfalcone
Trieste
Consegna di una targa di riconoscimento
Nel primo trimestre del 2026 i ricavi della Costamare sono diminuiti del -5,3%
Monaco
Confermati ordini per 12 nuove navi da 9.200 teu e quattro da 3.100 teu
ICTSI registra nuovi record finanziari e operativi trimestrali
Manila
I risultati hanno beneficiato dell'apporto dei nuovi terminal BACT e DGT
MSC attiverà un servizio tra il Mar Rosso e il Nord Europa attraverso il canale di Suez
Ginevra
Previste connessioni via camion e feeder con i porti del Golfo Persico
Affidato il primo lotto di lavori per il cold ironing nel porto della Spezia
La Spezia
L'investimento complessivo è pari a 41 milioni di euro
Nel primo trimestre del 2026 il fatturato della Konecranes è diminuito del -7,7%
Helsinki
Invariato il valore dei nuovi ordini acquisiti nel periodo
Nuovo provvedimento dell'ART sulle misure regolatorie per gli affidamenti di servizi di cabotaggio marittimo
Roma
Elementi di novità nelle procedure di affidamento del servizio
Nomina dei commissari straordinari delle AdSP dell'Adriatico Centrale e della Sicilia Orientale
Roma
Salvini chiede l'intesa sul leghista Carloni ai governatori di Marche e Abruzzo
Confitarma, bene l'approvazione del disegno di legge Valorizzazione della Risorsa Mare
Roma
Zanetti: ulteriore passo nella direzione da tempo indicata dalla Confederazione
Approvati i rendiconti 2025 delle AdSP del Tirreno Settentrionale e dell'Adriatico Orientale
Livorno/Trieste
Sono stati esaminati oggi dai Comitati di gestione
- Via Raffaele Paolucci 17r/19r - 16129 Genova - ITALIA
tel.: 010.2462122, fax: 010.2516768, e-mail
Partita iva: 03532950106
Registrazione Stampa 33/96 Tribunale di Genova
Direttore responsabile Bruno Bellio
Vietata la riproduzione, anche parziale, senza l'esplicito consenso dell'editore
Cerca su inforMARE Presentazione
Feed RSS Spazi pubblicitari

inforMARE in Pdf Archivio storico
Mobile