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Journal indépendant d'économie et de politique des transports
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FORUM des opérateurs maritimes
et de la logistique

      SECTION PERMANENTE

SP 221     
7 Janvier 2000

 

 

Rapport du GROUPE TUNNEL MONT BLANC

sur les conséquences à court, moyen et long terme

à tirer de l'incendie dans le tunnel du Mont Blanc

_________

 

 

 

 

Préambule

Le 24 mars 1999, un incendie survenait dans le tunnel du Mont-Blanc et faisait 39 morts.

Des diverses missions d'expertise menées, il apparaît qu'une telle catastrophe dans son ampleur et sa gravité n'est pas imputable au seul véhicule routier mis en cause mais surtout aux défaillances constatées dans la gestion institutionnelle et organisationnelle du tunnel, ainsi qu'aux caractéristiques de construction d'un tunnel déjà ancien et peu adapté au trafic supporté.

On peut aussi penser que cet accident n'a fait qu'anticiper dans la Maurienne les difficultés attendues pour les années 2010.

La situation ainsi créée a amené le CNT à émettre un avis sur les conséquences à court, moyen et long terme de cet incendie sur les transports de marchandises au travers des Alpes dans les années qui viennent. Cet avis complète celui déjà émis fin juin 1999, en raison de l'urgence et de la gravité de la situation à l'approche du trafic estival.

Les recommandations formulées, compte tenu de la situation géographique du tunnel du Mont-Blanc et de la part importante du trafic de transit dans le trafic global, que ce soit pour le court terme (réouverture Mont-Blanc) comme pour le moyen ou long terme, devront se placer dans un cadre européen, prenant en considération l'ensemble de l'arc alpin et des pays concernés ; elles ne pourront en outre ignorer les principaux objectifs de la politique européenne, particulièrement en ce qui concerne le développement durable et la prise en considération des Alpes comme une zone précurseur de disposi-tions générales à prendre au titre d 'une " urgence ".

 

 

ETAT DES LIEUX

 

1 : éléments sur le trafic (deux sens confondus)

1 ' 1 : Avant l'incendie :

Tunnel du Mont-Blanc 

  • En 1998, il était estimé à 2 100 PL/jour pour un total de 13,5 millions de tonnes, soit 6% de moins qu'en 1992/1993 aussi bien en véhicules qu'en tonnage.
  • Ce trafic était constitué début 1999 à 41% de véhicules en transit (source enquête transit 1999 - période avant fermeture du Tunnel) : même si cette proportion est nettement supérieure à celle constatée au Fréjus sur la même période, il apparaît que le trafic d'échange franco - italien est devenu également majoritaire au Mont-Blanc.

Tunnel du Fréjus 

  • En 1998, il était estimé à 2 140 PL/jour et 12,8 millions de tonnes, soit une croissance d'environ 30% par rapport à 1992/1993 tant en véhicules qu'en tonnage.
  • Du début 1999 à la fermeture du Mont-Blanc, il était constitué à 20% en moyenne de trafic de transit, soit la même proportion qu'en 1992/1993.

Col du Montgenèvre :

  • En 1998, le trafic était de l'ordre de 380 PL/jour, soit une croissance de 46% par rapport à 1992.
  • Du début de l'année à la fermeture du Mont-Blanc, il était composé à 29% de trafic de transit.

Vintimille

  • En 1998, le trafic était estimé à 2 670 PL/jour et 12,9 millions de tonnes, soit un quasi-doublement par rapport à 1992/1993 aussi bien en véhicules qu'en tonnage.
  • Du début 1999 à la fermeture du Mont-Blanc, il était constitué à 48% en moyenne de trafic de transit, soit comme au Fréjus la même proportion qu'en 1992/1993.

Au total, le trafic routier acheminé par les deux tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc a dépassé en 1998 les 1 500 000 véhicules, soit 58% du trafic total sur les quatre princi-paux points de passage marchandises entre la France et l'Italie, et était constitué début 1999 pour environ 30% de trafic de transit. Il est globalement en progression par rapport à 1992/1993 d'environ 9%, avec un redéploiement du trafic du Mont-Blanc sur le Fréjus, la croissance de 30% sur ce dernier poste étant analogue à celle constatée sur le reste de l'arc alpin, notamment au Brenner (de 2870 PL/jour en 1992 à 3780 PL/jour en 1998, soit environ + 32%).

Modane ' ferroviaire :

Le tunnel du Mont-Cenis est de loin le principal point de franchissement ferroviaire alpin, avec une cinquantaine de trains marchandises par jour et par sens et 9,3 millions de tonnes acheminées en 1998, soit 35% du trafic acheminé par les deux tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus. Trois grandes relations s'y partagent l'essentiel du marché en tonnage: France/Italie avec 63% du total, Belgique/Italie avec 19% et Royaume-Uni/Italie avec 16%.

Concernant spécifiquement le flux de transport combiné qui correspond aux marchés les plus comparables à ceux acheminés par la route, celui'ci représente 47% du total ferroviaire en 1998 en tonnage. La répartition par relation diffère significativement de celle du trafic global : 35% pour France/Italie, 34% pour Belgique/Italie, 28% pour Royaume-Uni/Italie.

 

1 ' 2 : Depuis l'incendie :

Passages routiers

Tunnel du Fréjus 

Le trafic du tunnel du Mont-blanc s'est reporté massivement, à environ 90%, sur le Fréjus, portant le trafic total à 4 200 PL/jour en moyenne.

Ce trafic est constitué à 98 % de plus de 38 tonnes.

La part du trafic de transit, auparavant voisine de 2O%, est désormais de l'ordre de 31% en moyenne.

Les flux en plus forte hausse concernent les relations Lombardie/Benelux (doublement du flux), Lombardie/Grande-Bretagne (+75%) et Lombardie/Ile-de-France (+34%).

Quant aux autres passages français (Alpes du Sud), ils ne cumulent d'Avril à Juillet que des reports faibles, estimés sans tenir compte de la croissance naturelle globale des trafics. Ceci concerne les passages suivants :

Col du Montgenèvre

On estime le report à environ 36 PL/jour d'Avril à Juillet 1999, ce qui peut sembler peu mais est néanmoins sensible rapporté à un trafic global d'environ 500 PL/jour, d'autant qu'on a pu constater des pointes conjoncturelles fortes potentiellement dangereuses compte tenu de la topographie des lieux.

A concurrence des 4/5 du total, il s'agit d'un report en cascade d'une partie du trafic d'échange du Fréjus, du fait de la congestion générée par les reports du Mont-Blanc et la régulation. La part du trafic de transit au Montgenèvre régresse de ce fait de 29% avant fermeture à 25% après fermeture (jusqu'à fin mai).

Ce report se traduit par une forte hausse du flux Piémont/Rhône-Alpes (+60%).

Vintimille

Les reports, d'un volume peut-être inférieur à celui constaté au Montgenèvre, représentent une proportion très faible du trafic global. L'origine des reports se partage à peu près également entre les Tunnels du Mont-Blanc et du Fréjus au cours de la période qui suit immédiatement la catastrophe.

Col de Larche 

Un report faible de l'ordre de 1% du report total pourrait également concerner ce point de passage.

Parmi les autres reports, les passages par la Suisse cumulent 160 PL/j environ, soit de l'ordre de 7% du report total. Il faut noter que ces passages ne sont accessibles que pour les PL de moins de 26 tonnes, donc vides ou à demi - chargés. A Bâle, d'après l'enquête " transit " 1999, les reports sur les deux premiers mois après la catastrophe ont pour origine le Mont-Blanc pour les trois-quarts d'entre eux et le Fréjus pour le quart restant. La structure des trafics apparaît relativement peu affectée (taux de PL en transit passant de 39% à 37%).

Au total, le trafic s'est reporté massivement sur le Fréjus, dans des conditions d'exploi-tation devenues à peu près satisfaisantes, compte tenu de l'ouverture de l'aire d'attente d'Aiton, mais surtout grâce à une régulation naturelle dans l'espace et le temps effectuée par les chargeurs et les transporteurs.

Néanmoins, cette situation est fragile et tout incident est susceptible d'entraîner de graves perturbations, en particulier en situation hivernale ; la mobilisation de moyens, humains et matériels, sur sites ou en astreinte semble une condition indispensable au maintien des conditions d'exploitation du tunnel.

 

Passage ferroviaire en transport combiné non accompagné

Concernant les grandes liaisons de transport combiné non accompagné via Modane, on constate les évolutions suivantes à la fin de l'année 1999 :

- Italie-UK : baisse de 6,4% par rapport à l'année 1998

- Italie-France  : augmentation de 15,6%

- Italie-Belgique  : baisse de 2,5%

- UK ' Italie  : augmentation de 40,5%

- France-Italie : augmentation de 14,2%

- Belgique-Italie : baisse de 3,9%

Au total, tous sens confondus, le trafic via Modane en transport combiné connaît une augmentation sur l'année 1999 par rapport à 1998, de 6,23% en tonnes , soit, en volume, en progrès de 4,6 millions de tonnes.

Tendanciellement, ce trafic a évolué en 3 phases :

  • un premier trimestre en retrait
  • un début de redressement d'avril à septembre
  • une confirmation et amplification de cette hausse au dernier trimestre.

 

1 ' 3 : Prévisions de trafic à moyen terme:

Si les prévisions peuvent varier considérablement non seulement en fonction des hypothèses de conjoncture, mais surtout en fonction des politiques de transport, des réalisations d'infrastructures et des coûts pour le transporteur, plusieurs études citées dans le rapport Brossier apportent néanmoins des indications intéressantes.

Trafic routier :

Deux études permettent d'estimer le trafic à l'horizon 2010.

D'une part, selon le bureau d'études Prognos, le trafic pour 2010, en fonction des hypothèses de croissance retenues, pourra varier de 7 à 20 millions de tonnes au Fréjus (18,4 actuellement) et de 7 à 17 millions de tonnes pour le Mont-Blanc (13,5 actuellement), soit au total, une fourchette allant de 14 à 37 millions de tonnes annuelles sur les deux tunnels. Un tel écart illustre l'impact de l'activité économique sur les volumes de trafic.

D'autre part, l'INRETS, dans une étude prenant en considération deux scénarios, consi-dère que dans le cas du maintien du statu quo politique suisse actuel, le trafic global du Fréjus + Mont-Blanc pourrait être de 26 à 35 millions de tonnes, et dans le cas de l'ouverture de la Suisse au trafic de l'Union Européenne, il serait de 21 à 28 millions de tonnes /an.

Ces chiffres se situent dans la fourchette indiquée par la première étude.

Une projection de ces estimations à un horizon 2015 nous donnerait une fourchette pouvant aller de 16 à 42 millions de tonnes par an sur les 2 tunnels.

 

Trafic ferroviaire (conventionnel +combiné) : selon l'étude Prognos, le trafic en 2010 pourra varier de 11 à 25 millions de tonnes par an selon les hypothèses de croissance retenue (trafic actuel de 9,3 millions de tonnes). Ces chiffres prennent comme hypothèses que les tunnels du Saint-Gothard et du Loetschberg, en concurrence avec les passages français nord pour de nombreuses OD européennes, ainsi que le nouvel ouvrage du Brenner, relativement peu concurrent des passages français, seront réalisés, hypothèses confirmées depuis.

Les chiffres fournis par l'étude de l'INRETS s'insèrent dans la fourchette précédente : trafic prévu de 10 à 15 millions de tonnes /an en cas de réussite de la stratégie suisse, trafic de 15 à 24 millions de tonnes / an en cas de maintien du statu quo.

En prenant en considération les deux études, on a donc un trafic ferroviaire estimé en 2010 qui peut aller de 10 à 25 millions de tonnes par an.

On peut constater que les résultats des deux bureaux sont très proches pour l'estimation haute de la route et pratiquement identiques pour les estimations haute et basse du ferroviaire.

L'ensemble de ces prévisions se place à un horizon qui n'intègre pas l'impact que pourrait avoir la construction de l'autoroute ferroviaire franco-italienne, dont la date d'achèvement serait forcément plus lointaine (pas avant 2015).

- sur l'ensemble de l'arc alpin, l'étude de prévision des trafics de transit à travers les Alpes, conduite par la Communauté européenne et la Suisse dans le cadre du Comité des suppléants des Ministres des transports de l'arc alpin et achevée en 1998, estime que dans les 20 prochaines années, la croissance du tonnage de marchandises global traversant les Alpes sera de 80% mais sans être uniformément répartie.

 

 

2 : éléments d'infrastructures et réserves de capacités

 

2 ' 1 : Entre France-italie:

Capacités routières

A très court terme (été 2000), l'ouverture de l'autoroute de la Maurienne (A 43) améliorera l'accès au tunnel et permettra une meilleure fluidité, offrant ainsi des capacités routières supplémentaires, surtout en terme d'exploitation du tunnel du Fréjus, en même temps qu'il permettra une réduction des nuisances aux riverains de la RN 6.

A moyen terme et selon le rapport Brossier, on peut estimer les capacités nominales des tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc respectivement à 48 millions de tonnes pour le Fréjus ( soit environ 8000 PL/jour) et 20 millions de tonnes pour le Mont-Blanc ( environ 3 000 PL/jour), soit une capacité totale estimée de 68 millions de tonnes.

Ces chiffres sont loin des flux constatés aujourd'hui et des flux prévisionnels 2010, même dans leur hypothèse la plus haute qui est de 35 millions de tonnes par an pour l'ensemble Fréjus + Mont-Blanc.

D'un seul point de vue quantitatif, on peut donc dire que les deux tunnels ne sont pas actuellement saturés mécaniquement et disposent même d'une réserve de capacité compatible avec les trafics prévus pour 2010.

En outre, compte tenu de l'origine des flux ( région lyonnaise, nord de la France, nord de l'Europe), des mesures d'exploitation sont possibles pour optimiser la répartition des trafics entre les deux ouvrages , et gérer les pointes ponctuelles de trafic excédentaire du Mont-Blanc sur le Fréjus, à partir d'une information diffusée largement en amont aux usagers par PMV, radio ou tout autre moyen approprié.

 

Capacités ferroviaires:

A court ou moyen terme, au prix d'investissements relativement modestes sur le tronçon ferroviaire fret Ambérieu-Turin , la capacité annuelle de la ligne pourrait être portée à 16 millions de tonnes par an (trafic actuel : 9,3 millions de tonnes) soit 75 trains par jour et par sens.

Ces chiffres sont à rapprocher des 15 à 24 millions de tonnes /an prévues dans le cas du maintien du statu quo suisse ou des 10 à 15 millions de tonnes prévues dans le cas de l'ouverture de la Suisse à l'horizon 2010.

Ces chiffres montrent que les besoins peuvent être satisfaits dans le cas du scénario le plus favorable jusqu'en 2010 avec les infrastructures existantes et surtout sont compatibles avec les délais nécessaires à la réalisation d'une nouvelle liaison qui s'avère indispensable, et dont la décision ne doit pas être repoussée.

Selon la SNCF, ces chiffres pourraient être sensiblement supérieurs, mais l'obtention de cette capacité suppose déjà qu'un programme d'actions portant à la fois sur les conditions d'exploitation et des aménagements d'infrastructures en France et en Italie, soit entrepris, afin de rendre possible et homogène cette capacité sur l'ensemble de l'itinéraire.

Afin d'assurer cette capacité de transport maximale sans infrastructures lourdes nou-velles, un certain nombre de mesures ou investissements limités sont néanmoins néces-saires; le rapport Brossier les rappelait déjà:

- l'utilisation de locomotives tricourant

- l'amélioration des conditions d'exploitation en gare de Modane

- l'aménagement de la gare de Modane

- le renforcement de l'alimentation électrique entre Ambérieu et Modane

- l'aménagement d'une troisième voie en gare de Chambéry

- l'aménagement du tronçon Bussoleno-Turin

- la modernisation de la signalisation

- l'aménagement de faisceaux de garage et de gares intermédiaires

- la suppression de passages à niveaux

- la nécessité d'assurer l'intéropérabilité des réseaux français et italiens.

- la réhabilitation de la ligne du Tonkin

A cela s'ajoute la mise au gabarit B de l'ensemble de la ligne Saint Jean de Maurienne - Turin, mais avec la contrainte d'une réduction de capacité momentanée durant les travaux.

Finalement, un montant d'investissements qui ne dépasserait pas 10% des sommes envi-sagées pour la réalisation du Lyon-Turin est indispensable pour améliorer la ligne actuelle.

Il va sans dire que c'est bien dans une démarche partenariale et contractuelle avec nos partenaires italiens que de telles mesures sont à décider compte tenu de l'homogénéité de capacité à obtenir sur l'ensemble de l'itinéraire.

D'ailleurs, lors de la XIXe consultation franco-italienne tenue en octobre 1999, les ministres français et italien des transports ont souligné l'aspect prioritaire et urgent de ces mesures, incité à la poursuite de la coopération entre les opérateurs ferroviaires français et italiens, et souhaité une accélération de la mise en 'uvre de ces mesures nécessaires à la réalisation du développement fret ferroviaire entre la France et l'Italie.

2 ' 2 : Nécessaire prise en compte de l'arc alpin dans sa globalité:

Les chiffres précédemment cités montrent l'importance du trafic fret en transit dans les flux franco-italiens.

La problématique des traversées nord françaises n'est donc pas indissociable de celle de l'ensemble des passages alpins suisses et autrichiens, pour lesquels les OD sur les trafics lon-gue distance sont comparables et donc les itinéraires alternatifs concurrentiels pour certains.

Les relations entre l'Italie du nord et le reste de l'Europe sont les plus importantes avec un total de 133 millions de tonnes de marchandises ayant franchi en 1994 l'arc alpin Vintimille - Vienne, soit 3 fois plus qu'en 1970. Le rail a représenté en moyenne 40% et la route 60%, avec d'importantes disparités entre les pays.

La suppression en 2005 de l'interdiction aux 40 tonnes de traverser la Suisse devrait entraîner une suppression d'environ un tiers du trafic au Mont-Blanc et au Fréjus, soit environ 200 000 PL/an actuellement en transit. Il faut également prendre en compte l'impact de l'ouverture des deux tunnels ferroviaires du Lotschberg et du Saint Gothard.

Quant à l'Autriche, elle a en projet un nouvel axe ferroviaire; ce projet fait partie, comme le Lyon-Turin d'un des 14 projets prioritaires européens et du réseau ferroviaire trans-européen. Comme lui aussi, il bute actuellement sur l'épineuse question de son financement, qui, compte tenu de sa faible rentabilité, ne peut être entièrement privé et doit mobiliser des fonds publics très importants, essentiellement autrichiens et italiens si l'on applique le principe de territorialité actuellement en vigueur.

C'est donc dans ce cadre, sur l'ensemble de l'arc alpin, et en prenant en considération les investissements déjà décidés et les délais de réalisation, que doit se décider tout pro-jet, d'investissement ou de modernisation d'infrastructures pour répondre à la demande.

C'est donc aussi en partenariat avec les différents pays concernés par un itinéraire qu'il faudra prendre toute décision, en particulier pour le ferroviaire quand il s'agira de définir les gabarits pour les projets de ferroutage ou les pôles de transbordement pour le combiné.

 

2 ' 3 : Réserves de capacités à court terme et opportunité d'impulser une réelle complémentarité entre les modes:

Les données ci-dessus font bien apparaître que les infrastructures existantes ne sont pas saturées à l'horizon 2010 et disposent même de réserves de capacité non négligeables, voire importantes en cas de réussite de la stratégie suisse.

Mais on ne peut réduire la réflexion à cette simple comparaison de chiffres.

A plus long terme, la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin permettra de pallier l'insuffisance de capacité des infrastructures existantes et offrira les conditions néces-saires à un report modal d'une ampleur compatible avec la volonté annoncée d'un quadruplement du trafic fret ferroviaire dans cette zone.

Compte tenu du coût global du projet - 90 milliards de francs dont 55 milliards à la charge de la France- et le manque de visibilité actuelle sur les conditions de son financement en raison de la rentabilité économique du tunnel, en dépit de son inscription prioritaire au titre des Réseaux Trans-Européens (RTE), dans le cadre du développement du fret ferroviaire, il y a lieu d'éclairer les différentes options et les différents phasages possibles de façon approfondie.

Il conviendra également dans les études et la réalisation de ne pas sous-dimensionner cette infrastructure afin de lui assurer la plus grande pérennité et surtout la rendre compatible avec les futurs modes d'exploitation, qui devront être capables d'absorber les relations bilatérales franco-italiennes de plus de 800 km.

En particulier, il y a lieu d'éclairer la place à terme de la route roulante.

Lors de la XIX consultation franco-italienne, les Ministres ont demandé à la Commission intergouvernementale de pouvoir disposer pour le sommet franco-italien du deuxième semestre 2000, des éléments nécessaires pour prendre les décisions définitives dès l'an 2000, ainsi que les mesures permettant l'amélioration de l'acheminement ferroviaire du fret sur l'axe Ambérieu 'Modane-Turin.

La situation créée par la fermeture du Mont-Blanc rend particulièrement opportune de telles décisions, seules à même d'impulser une réelle complémentarité des modes de transport, en profitant de la restriction momentanée de capacité pour mettre en 'uvre les instruments d'une politique de transport plus équilibrée entre les modes, particulièrement dans cette zone sensible.

 

3 : contexte politique et institutionnel nouveau

 

3 ' 1 : Textes internationaux stratégiques

La Directive CEE 99.62 sur les péages et droits d'usage des infrastructures de transport prévoit des dispositions particulières pour le franchissement des cols des grands massifs montagneux.

Un certain nombre de textes internationaux stratégiques fixent le cadre dans lequel sont examinées les évolutions du trafic dans cette zone sensible; ils orientent l'ensemble des réflexions et décisions vers la prise en compte d'une approche transversale. Celle-ci s'est concrétisée en particulier au niveau national, avant même l'accident du Mont-Blanc , par la mise en place d'une " mission des Alpes " au sein du ministère chargé des transports.

Concernant la politique suisse d'intégration, ce sont les accords bilatéraux sectoriels Suisse - Union Européenne, en particulier l'accord sur le transport de voyageurs et de marchandises , qui doit faire l'objet d'un vote groupé du Souverain au printemps 2000.

C'est, au niveau de l'ensemble de l'arc alpin, la Convention sur la protection des Alpes , dite " Convention Alpine " signée entre les Ministres de l'Environnement des huit Etats européens alpins en 1991 (ratifiée en France en 1995), et qui reconnaît , dans le " respect des principes de précaution, du pollueur-payeur et de coopération "  d'assurer " une politique globale de préservation et de protection des Alpes en prenant en considération de façon équitable les intérêts de tous les Etats alpins, de leurs régions alpines ainsi que de la Communauté économique européenne tout en utilisant avec discernement les ressources et en les exploitant de façon durable ".

Sa mise en 'uvre dans le domaine des transports a pour objectif de " réduire  les nuisances et les risques dans le secteur du transport inter alpin et transalpin, de telle sorte qu'ils soient supportables pour les hommes, la faune et la flore ainsi que pour leur cadre de vie et leurs habitats, notamment par un transfert sur la voie ferrée d'une partie croissante du trafic, en particulier du trafic de marchandises, notamment par la création des infrastructures appropriées et de mesures incitatives conformes au marché, sans discrimination pour des raisons de nationalité.

Ce protocole fait actuellement l'objet d'une consultation et devrait être ratifié en septembre 2000.

Ces deux textes internationaux stratégiques privilégient donc une stratégie de long terme de développement durable.

La stratégie suisse en particulier, qui sous-tend l'accord de transit, vise à transférer le trafic transalpin de marchandises sur le rail, sans discriminer les transporteurs étrangers ni certaines régions de la Suisse. Cette stratégie dite " PULL et PUSH " prévoit à la fois des mesures routières et ferroviaires, visant à améliorer l'offre ferroviaire(construction de deux tunnels ferroviaires) tout en dissuadant le trafic d'emprunter la route ( taxation de la traversée des massifs montagneux par les camions).

Il est à remarquer que, avec l'introduction d'un péage pour les PL empruntant la route, la Suisse, qui ne fait pas partie de l'Union Européenne, déroge au principe édicté jusqu'à présent par Bruxelles qui, afin de veiller à la libre circulation des biens et des personnes, tenait à maintenir une saine concurrence entre les modes, et interdisait d'utiliser les recettes fiscales de la route pour financer le rail.

L'article 9.2 de la 99/62 mentionnée ci-dessus permet aujourd'hui un tel transfert, même si c'est de façon limitée.

 

3 ' 2 : Trois textes plus spécifiques depuis le Mont-Blanc

Depuis l'incendie du Mont-Blanc, trois textes d'orientation plus spécifique sont venus précisés ce cadre général.

Tout d'abord, le relevé de conclusions sur le volet transport, pris suite à la dernière consultation franco-italienne , confirme la priorité donnée aux préoccupations de sécurité dans les tunnels et au développement d'une politique transport assurant un rééqui-librage au profit du fer ; il confirme la pertinence de la dimension globale de l'arc alpin pour développer des mesures de régulation du trafic routier et insiste sur le nouvel élan souhaitable à donner à la coopération bilatérale entre les deux pays ; en particulier, celle-ci devra être effective au plus tôt pour les structures d'exploitation des infra-structures communes.

Le Rapport Commun des missions administratives d'enquête technique française et italienne fait un certain nombre de propositions pour aider à une coopération plus effective, en particulier au niveau de la Commission Intergouvernementale de Contrôle, et améliorer la sécurité et les conditions d'exploitation du tunnel, notamment par la création d'une structure unique d'exploitation, au delà des obstacles juridico-admini-stratifs que la création d'une telle entité peut rencontrer.

Ses 41 recommandations devront être prises en compte pour la réouverture du Mont-Blanc, confirmée lors de la rencontre franco-italienne avant la fin 2000.

Enfin, la Délégation française a soumis à ses partenaires lors du dernier Conseil Trans-ports de l'Union européenne, un projet de memorandum proposant " qu'en matière de sécurité, d'organisation, d'équilibre, de régulation et de développement du transport des règles adaptées au cas du massif alpin soient élaborées et que les solutions préconisées pour l'arc alpin puissent éventuellement être étendues ultérieurement à d'autres zones très sensibles ".

Ainsi, par le dépôt de ce texte, la France infléchit sa position à l'égard du fret routier de transit , qui présente de moins en moins d'avantages pour les zones traversées et suscite de plus en plus de réactions locales hostiles.

Si la montée des préoccupations environnementales devient un élément majeur de la politique européenne , elle est particulièrement sensible dans le massif alpin et peut aller jusqu'à des réactions de rejet qu'il faudra savoir prendre en considération et gérer par un discours politique adapté.

C'est dans ce contexte global, en profitant de la situation créée par la fermeture du Mont-Blanc, et dans un nécessaire souci de complémentarité entre les modes que doit être considérée la réouverture du Mont-Blanc.

 

 

 

RECOMMANDATIONS

 

Le CNT avait déjà émis un premier avis début juillet afin d'attirer l'attention du gouvernement sur le caractère potentiellement dangereux de la situation créée suite à l'accident du Mont-Blanc au Fréjus ; il suggérait un nécessaireassouplissement des mesures de régulation, ainsi que la mobilisation de moyens spécifiques pour pouvoir faire face à tout incident rapidement, compte tenu du caractère exceptionnel de la situation.

Ces préconisations restent pertinentes, plus encore avec la venue des conditions hivernales

Au delà, concernant la problématique des transports de marchandises à travers les Alpes sur le court et moyen-long terme, le CNT souhaite émettre un certain nombre de recommandations.

 

  1. Réouverture du Mont-Blanc :
  2. - nécessité d'un discours qui prenne en considération la montée des préoccupations environnementales

    Dans la vallée de Chamonix, associations, élus et population se sont prononcés très largement pour que les camions en transit ne soient plus autorisés à emprunter le tunnel du Mont-Blanc après sa réouverture, en opposition avec la position du Conseil Général .

    Mais, c'est sans compter sur l'existence de contraintes particulières sur les habitants de la vallée de la Maurienne pour qui, s'ils acceptent par contrainte et solidarité ces flux supplémentaires de poids lourds pour un temps donné, souhaitent un rééquilibrage entre les deux passages dès que possible.

    Si, à terme, des mesures réglementaires ou d'exploitation peuvent limiter de façon sensible le trafic routier de transit dans ces vallées, cela relève d'une politique globale et du moyen-long terme ; par contre, il n'existe pas de solutions alternatives à court terme, au delà de l'offre de transport combiné non accompagné à développer.

    Il faudra donc veiller à ne pas laisser se développer un discours tendant à faire croire aux populations locales que la réouverture du Mont-Blanc, confirmée lors de la rencontre franco-italienne pour le second semestre 2000, pourrait se faire en interdisant l'accès aux poids lourds.

    Un discours " pédagogique ", à l'égard des élus en particulier, au travers desquels la montée de ces préoccupations environnementales se sont traduites lors des dernières élections, devra être tenu, qui s'inscrive sur des données concrètes et pragmatiques.

    En particulier, il est à noter, que dès 2000, avec le bouclage de A 43 , qui doit se terminer au plus tôt, il sera possible de mettre en place des systèmes de régulation mieux adaptés.

    En outre, contrairement aux autres passages alpins qui voient leur trafic augmenter, celui du Fréjus+ Mont-Blanc reste globalement stationnaire, à 1,5 million de poids lourds par an.

    Ainsi, il semble urgent de demander aux autorités locales et à l'administration d'établir un discours affirmé sur la réouverture du Mont-Blanc (pas de réouverture sans engagement fort sur le fer).

    -nécessaire prise en compte des intérêts économiques régionaux, qu'ils soient français ou italiens

    Les incidences de la fermeture du Mont-Blanc sont importantes pour l'économie de nombreuses entreprises locales.

    En effet, le report du trafic sur le tunnel du Fréjus se traduit par une hausse du coût de revient de la plupart des relations, doublées parfois de l'abandon de certains trafics.

    En dépit de la forte réactivité des transporteurs, qui ,très vite ont su adapter leur heure de passage et réorganiser dans la mesure du possible leurs conditions d'exploitation en fonction de l'encombrement du passage, la hausse des temps de parcours habituels est souvent inéluctable.

    Le renchérissement des coûts de revient engendre des difficultés économiques et financières. Il en est de même pour les industriels qui, fabricant des produits à faible valeur ajoutée, verront leur compétitivité réduite si les prix de transport augmentent trop fortement.

    La réouverture du Mont-Blanc est donc indispensable à l'économie locale, que ce soit du côté français ou italien, où dans la vallée d'Aoste, c'est le désarroi face au désert économique qui frappe désormais la région.

    C'est pourquoi le Conseil Général de la Haute Savoie estime que la réouverture du Mont-Blanc et son accessibilité à l'ensemble du trafic constituent un enjeu immédiat comme un enjeu à terme. La région autonome de la vallée d'Aoste s'est ralliée à cette position.

     

  3. Sécurité des tunnels :
  4. Si la réouverture rapide du tunnel du Mont Blanc est nécessaire, elle doit néanmoins se faire dans le respect des conditions de sécurité indispensables.

    L'incendie du tunnel du Mont-Blanc , avec ses conséquences humaines catastrophiques, avait surpris tout le monde par son ampleur et les difficultés rencontrées par les secours.

    Dans le " Rapport Commun " remis par les missions administratives d'enquête technique française et italienne, un certain nombre de mesures sont préconisées, touchant à la fois à l'organisation institutionnelle, aux installations de sécurité et d'exploitation, à l'organisation des moyens de secours et la réglementation sur les véhicules.

    Si certaines de ces mesures, relevant plutôt de la réglementation européenne (comme l'évolution de la classification des matières dangereuses ou les normes techniques des véhicules) peuvent demander un certain délai, par contre, il faudra une volonté politique forte afin que les obstacles juridico-administratifs soient dépassés et permettent une mise en 'uvre effective des réorganisations institutionnelles préconisées dans le rap-port, que ce soit au niveau de la Commission Intergouvernementale de Contrôle , ou au niveau des sociétés concessionnaires.

    Quant aux mesures concernant les installations de sécurité, en particulier pour la ventilation et l'exploitation, l'organisation des moyens de secours, l'information et la formation des usagers, les budgets nécessaires devront être mobilisés sans délai et les investissements nouveaux intégrer les possibilités offertes par la technologie (contrôle radar des interdistances de véhicules, vidéo surveillance des tunnels , information des usagers en amont et dans le tunnel, ').

    Les récentes déclarations concernant la mise en place d'un budget de 2 milliards de francs pour améliorer la sécurité de l'ensemble des tunnels français, en particulier sur les capacités de ventilation et l'organisation des secours , semblent montrer qu'une prise de conscience réelle a eu lieu.

    Aussi, le CNT approuve sans réserves toutes les mesures qui visent à améliorer la sécurité, que ce soit en réduisant les risques dus aux véhicules ou en mettant en 'uvre de nouvelles mesures d'exploitation.

     

  5. Définition d'une stratégie française pour le court terme et le moyen-long terme
  6. - importance des mesures d'exploitation et opportunité d'un transfert modal à court terme

    A court terme, compte tenu des réserves de capacités existantes sur les passages du Fréjus et du Mont-Blanc, le CNT considère que la mise en 'uvre de mesures d'exploi-tation appropriées sur l'ensemble des passages franco-italiens est une priorité qui doit permettre, par une utilisation maximale des infrastructures, un meilleur écoulement des flux de trafic dans cette zone difficile.

    D'autant que la levée des interdictions suisses en 2005 allégera le trafic de transit et facilitera d'autant les conditions d'exploitation.

    Il ne faut pas pour autant perdre l'objectif d'un transfert modal dont la réussite à court terme repose essentiellement sur une amélioration des conditions d'exploitation, au delà même de certains investissements ponctuels en infrastructures aptes à le favoriser.

    La situation crée par la fermeture du Mont-Blanc doit être uneopportunité, de mettre en place des mesures incitatives au transfert des marchandises de la route vers le rail. Il s'agit clairement pour les pouvoirs publics et l'opérateur ferroviaire, d'agir vite, en prenant les mesures appropriées, en terme d'organisation et de qualité de service, aussi bien que de compensation tarifaire, afin de provoquer un changement culturel.

    Ceci sera aussi un gage pour l'avenir en préparant les acteurs à une utilisation des futures infrastructures ferroviaires.

    En tout état de cause, saisir une telle opportunité sera plus pertinente pour susciter un transfert modal que des mesures fiscales non équitables ; il suppose une démarche coordonnée de l'ensemble des acteurs, favorisée par la situation actuelle.

     

  7. Protection de l'environnement
  8. Tout en étant parfaitement conscient et convaincu de la nécessité d'agir pour une meil-leure prise en compte des questions relatives à l'environnement, il semble bien dans ce domaine qu'il est plus utile d'agir à la source et que les mesures réglementaires seront toujours plus pertinentes que les contraintes tarifaires.

    Il faut à cet effet rechercher l'efficacité de la protection de l'environnement par des règles fondées sur des données scientifiques plutôt que de taxer inconsidérément les modes jugés trop polluants au risque de ne supprimer ni la pollution ni d'entraîner un rééquilibrage des modes.

    Si le principe d'une meilleure prise en compte de la sécurité et de l'environnement avec la mise en 'uvre d'une politique volontariste pour rééquilibrer les flux est indéniable, par contre certaines mesures proposées concernant la tarification et les moyens pour développer le fret ferroviaire appellent des réserves.

     

  9. Importance de la stratégie suisse et nécessaire réactivité des décisions
  10. Dès 2005, le vote suisse devrait permettre aux accords de transit , signés entre la Suisse et l'Union européenne, d'entrer en vigueur et aux véhicules de 40 tonnes de passer de nouveau par la Suisse sans contingentement, avant même l'ouverture des tunnels ferroviaires.

    Néanmoins, cela repose sur le pari que la stratégie suisse de transfert de la route sur le rail réussisse.

    Face à cette stratégie, claire et privilégiant l'objectif de long terme du développement durable, les conditions de la réussite dépendent pour une large part du comportement des acteurs, à la fois ferroviaire et routier.

    Face à cet enjeu, et sans retarder les décisions nécessaires, la France doit adopter une politique souple jusqu'à l'échéance de 2001, peut-être même  jusqu'en 2006, date de l'ouverture de Loetschberg, qui permettra d'évaluer plus précisément les effets du premier nouveau passage suisse sur nos trafics et d'optimiser ainsi la date d'ouverture du Lyon-Turin, et d'en préciser la définition, le financement et l'utilisation.

     

  11. recherche de solutions alternatives :

Afin de maîtriser la croissance des flux routiers de marchandises à travers le massif alpin, et répondre aux objectifs de développement durable fixé par la Commission, en même temps qu'aux souhaits des populations locales, il est nécessaire de chercher quelles pourraient être les autres solutions exploitables sur des segments de marchés pertinents.

-le cabotage fluvio-maritime :

 

Il s'agit d'utiliser un navire maritime sur une voie navigable intérieure, qui peut transporter une cargaison de 1500 à 3000 tonnes ; son coût d'exploitation élevé ( 15 à 30 000 F / jour), en limite cependant l'usage ; par contre, manutentionné dans les ports intérieurs, les risques inhérents aux ruptures de charge s'en trouvent ainsi limités.

Actuellement peu de choses existent encore, mais quelques études en soulignent l'intérêt. Il s'agit donc de confirmer les potentialités entrevues et de créer une dyna-mique de l'offre par une campagne de promotion offensive et des soutiens de l'Etat ; une approche méthodologique doit être mise en 'uvre, associant les différents niveaux nécessaires (terrain, recherche,').

Aujourd'hui, 2 axes sont en exploitation :

  • l'axe Seine : 550 000 tonnes, constituées pour 35% de céréales, 45% d'acier et 15% de produits chimiques
  • l'axe Rhône-Saône : 550 000 tonnes, constituées pour 40% de céréales, 40% d'acier et 20% de produits chimiques.

L'accident du Mont-blanc a sensibilisé aux difficultés de transit dans le massif alpin ; leur prise en considération peut favoriser le développement d'une intermodalité avec le Rhône vers l'Italie, que VNF, l'Etat et les Commissionnaires de transport devraient soutenir, compte tenu de la géographie globale du massif alpin et de la sensibilité à cet enjeu créé par l'accident du Mont-Blanc.

-Développement du fret ferroviaire :

Actuellement , le transport combiné par Modane est constitué par 180 trains par semaine, qui transportent 4 à 5 millions de tonnes de marchandises par an ; il ne s'agit donc pas de substitution, mais de complémentarité par rapport aux 26 millions de tonnes qui transitent par le Fréjus et le Mont-Blanc en période normale.

Le transport combiné marie la souplesse du camion à la performance technique du ferroviaire, pour autant que certaines conditions soient réunies : d'une part, un seuil minima de trajet ferroviaire, permettant d'amortir les coûts de rupture de charge au départ et à l'arrivée du tronçon ferroviaire ; d'autre part, un éloignement réduit de l'expéditeur et du destinataire des " chantiers " ; or, ceux-ci sont encore en nombre restreint.

Le transport combiné n'est donc pas une solution pour les trafics locaux, et sur courte et moyenne distance.

C'est bien en terme de solutions complémentaires pertinentes pour un segment de marché qu'il faut le penser, et non en solutions alternatives concurrentes ; seule une complémentarité bien comprise des modes permettra au trafic routier d'échange, indispensable économiquement pour les régions traversées, d'être accepté par les populations locales.

Néanmoins, toute solution alternative doit être retenue qu'après une évaluation de sa pertinence et de ses limites.

Le changement de tendance passe par la nécessité de faire preuve sur le terrain et pour l'ensemble de la chaîne, de qualité, de compétitivité, de performance , de fiabilité dans les acheminements en assurant une garantie de la continuité de service. Toute nouvelle infrastructure sera vaine et toute nouvelle offre vouée à l'échec sans une reconquête par l'opérateur ferroviaire de la confiance des clients et la maîtrise de ses coûts de production.

La volonté de développer quantitativement et qualitativement le transport ferroviaire, dont la pertinence n'est plus à démontrer et parfaitement admise par tous, doit être fondée sur un cadre de certitudes à moyen terme définissant les engagements et les obligations des parties intéressées.

A très court terme, une incitation vigoureuse des pouvoirs publics, par la mise en place de moyens adaptés, pour une offre de transport combiné traditionnel partant du Havre, Paris, Lille sur Modane est nécessaire pour montrer une réelle volonté politique.

Concernant la liaison Lyon-Turin existante, il faut chercher à optimiser le schéma opérationnel existant, en faisant arriver à Lyon les caisses mobiles de divers points et de là les regrouper pour Modane.

Les restrictions de capacité consécutives à la fermeture du Mont-Blanc sont une opportunité à l'adhésion des transporteurs à ces mesures, et à une évolution des pratiques.


 

 

Composition du groupe

 

Président Général Guy QUEROLLE

Rapporteur

Annick HAUDEBOURG

Chargée de mission au C.N.T.

 

 

Membres

 

M. ARRAEZ CGT

M. BABE FNTR

M. BANETTE DDE 73

M. BARBERO Expert CNT

M. BITEAU SNCF Direction du Fret

Mme BODIER VNF

M. BORDET TLF

M. CHION NOVATRANS

M. DURON UNSA Cheminots

M. FATIGA CFDT-FGTE

M. FAUCHER RFF

M. HOUEE Ministère des Transports DAEI ' SES

M. HULOT DE COLLART CFTC-FGT

M. JOSSELIN CNC/COMBI Concept

M. JUNKER CGT

M. LEANDRI AUTF

M. LEBEL Ministère des Transports DTT Mission des Alpes

Mme LEZINEAU AFTRI

M. MACAIRE SNCF Direction du Fret

M. MORA SNCF Direction de la Stratégie

M. ROSE UNOSTRA

M. FUMAT GNTC

M. VOGT Ministère des Transports DTT






      SECTION PERMANENTE

SP 222     
7 Janvier 2000

 

 

 

Projet d'AVIS

du Conseil National des Transports sur les conséquences à moyen et long terme

à tirer de l'incendie dans le tunnel du Mont-Blanc sur le transport professionnel

________

 

Le 24 mars 1999, un incendie survenait dans le tunnel du Mont-Blanc et faisait 39 morts.

La situation ainsi créée a amené le CNT à émettre un avis sur les conséquences à court, moyen et long terme de cet incendie sur les transports de marchandises au travers des Alpes. Cet avis complète celui déjà émis fin juin 1999, compte tenu de l'urgence et de la gravité de la situation à l'approche du trafic estival.

Que ce soit pour le court terme (réouverture Mont-Blanc) comme pour le moyen ou long terme, et compte tenu de la situation géographique du Mont-Blanc, le CNT estime que les recommandations formulées devront se placer dans un cadre européen, prenant en considération l'ensemble de l'arc alpin et des pays concernés ; elles ne pourront en outre ignorer les principaux objectifs de la politique européenne, particulièrement en ce qui concerne le développement durable et la prise en considération des Alpes comme une zone précurseur des dispositions générales au titre d 'une " urgence ".

De manière plus opérationnelle, le CNT insiste sur l'opportunité créée par la situation pour mettre en 'uvre une véritable politique intermodale qui englobe la problématique de l'usage de l'ensemble des infrastructures et l'harmonisation des conditions de concurrence entre les différents modes.

De l'examen de la situation, il ressort que le Transport Routier de Marchandises, qui représentait 75% environ du trafic marchandises entre la France et l'Italie avant l'incendie, ne s'est jusqu'à présent reporté sur le rail que de manière négligeable ; une progression est néanmoins constatée au cours du dernier trimestre.

Après 9 mois, on constate que le trafic s'est reporté massivement ( à hauteur de 90% environ) sur le tunnel du Fréjus, dont le trafic, désormais de l'ordre de 4 200 PL/jour, est constitué de poids lourds en transit pour plus de 31 % d'entre eux.

Ce report se fait actuellement dans des conditions d'exploitation à peu près satisfaisantes, compte tenu de l'ouverture de l'aire d'attente d'Aiton, mais surtout grâce à une régulation naturelle dans l'espace et le temps effectuée par les chargeurs et les transporteurs ;

néanmoins, le CNT rappelle que cette situation est fragile et demande la mobilisation de moyens humains et matériels, sur sites ou en astreinte, prêts à intervenir rapidement lors de tout incident afin que les conditions d'exploitation du tunnel puissent être rétablies sans délai.

Pour les années à venir, et compte tenu des prévisions de trafic réalisées par divers cabinets, il ressort que, à un horizon 2010, c'est à dire sans prise en compte de l'impact d'une nouvelle liaison ferroviaire franco-italienne, le trafic routier de marchandises Fréjus + Mont-Blanc varierait de 21 à 35 millions de tonnes et le trafic ferroviaire de 10 à 25 millions de tonnes.

Quant aux capacités des infrastructures routières et ferroviaires, elles sont estimées respecti-vement à 68 millions de tonnes pour le Fréjus+Mont-Blanc et 16 millions de tonnes pour le ferroviaire, sans investissements lourds nouveaux.

Face à ces données, le CNT estime donc que la France dispose actuellement de réserves de capacités pour satisfaire raisonnablement les besoins jusqu'en 2010, ce qui donne toute son importance aux actions de court et moyen terme pour utiliser au mieux les infrastructures existantes, voire en les améliorant pour le ferroviaire.

Cependant, on ne peut réduire la réflexion à cette simple comparaison de chiffres. A plus long terme, seule la réalisation du tunnel ferroviaire Lyon-Turin permettra d'augmenter la capacité ferroviaire franco-italienne et offrira les conditions nécessaires à un report modal d'une ampleur compatible avec la volonté annoncée d'un quadruplement du trafic fret ferroviaire dans cette zone.

Dans ces conditions, le CNT considère que la France dispose des délais nécessaires pour la réalisation d'une nouvelle infrastructure ferroviaire, dont le projet préalable devra permettre différents scénarios qui se préciseront avec l'évolution des trafics transalpins dans les années à venir , et devra faire l'objet d'une évaluation précise de son coût , des moyens de financement et de son taux de rentabilité socio-économique.

En conséquence, dans le respect de l'alinéa 10 de la résolution CEE du 28 mai 1999 sur le rapport " Sur les progrès de l'exécution des 14 projets des CEN de 1998 " , le CNT demande d'accélérer le rythme de travaux préparatoires et la recherche des solutions en ce qui concerne le tunnel Lyon-Turin.

Concernant la réouverture du Mont-Blanc, et illustrant la montée des préoccupations environnementales, nombre d'associations, d'élus et même la population de la vallée de Chamonix se sont prononcés très largement pour que les camions en transit ne soient plus autorisés à emprunter le tunnel du Mont-Blanc après sa réouverture.

Or, il n'existe pas de solutions alternatives à court terme , au delà de l'offre de transport combiné non accompagné existante.

La réouverture du Mont-Blanc à toute catégorie de trafic est donc nécessaire dès que possible afin de permettre un rééquilibrage des flux entre le Fréjus et le Mont-Blanc.

Elle est de plus indispensable à l'économie locale, française et italienne, pour lesquelles les conséquences de la fermeture ont été catastrophiques pour de nombreuses entreprises locales.

Le CNT encourage donc les autorités locales et l'administration à établir un discours affirmé sur la réouverture du Mont-Blanc et d'en gérer la communication, particulièrement à l'égard des sensibilités environnementales.

Néanmoins, si une réouverture rapide du tunnel est nécessaire, elle doit se faire dans le respect des conditions de sécurité indispensables.

Le CNT approuve sans réserves toutes les mesures qui visent à améliorer la sécurité, que ce soit en réduisant les risques dus aux véhicules ou en mettant en 'uvre de nouvelles mesures afin d'assurer cette sécurité.

En particulier, de nouvelles mesures concernant le contrôle des vitesses, le respect des inter-distances , la détection des anomalies, la baisse de la quantité de carburant transporté, les limites ADR seront à promouvoir. L'ensemble de ces mesures devront faire l'objet de contrôle, en particulier en ayant recours aux nouvelles technologies, et être sanctionnées en cas de non respect.

En outre, et compte tenu de l'importance du trafic de transit dans le trafic total, des réserves de capacités existantes sur les passages du Fréjus et du Mont-Blanc, le CNT considère que la mise en 'uvre de mesures d'exploitation appropriées sur l'ensemble des passages franco-italiens est une priorité à court terme, qui doit permettre, par une utilisation maximale des infrastructures , un meilleur écoulement des flux de trafic dans cette zone difficile.

En particulier, les autorités devront chercher à promouvoir de nouvelles mesures d'exploitation des trafics afin de :

  • favoriser un étalement des trafics dans le temps et l'espace pour écrêter les pointes, en ayant recours à une modulation temporelle des péages
  • optimiser de façon permanente la répartition des flux de trafic entre le Fréjus et le Mont-Blanc, à partir d'une information largement diffusée en amont aux usagers et gérer les pointes de trafic en renvoyant le trafic excédentaire d'un tunnel sur l'autre.

La nécessité de ces mesures d'exploitation ne doit pas pour autant faire perdre l'objectif d'un transfert modal dont la réussite à court terme repose essentiellement sur une amélioration des conditions d'exploitation, au delà même de certains investissements ponctuels en infrastructures aptes à le favoriser.

La situation créée par la fermeture du Mont-Blanc est uneopportunité de mettre en place des mesures incitatives au transfert des marchandises de la route vers le rail, que ce soit du ferroviaire traditionnel ou du transport combiné. Il s'agit clairement pour les pouvoirs publics et l'opérateur ferroviaire, d'agir vite, en prenant les mesures appropriées, en terme d'organisation, de qualité de service, de compensations tarifaires, afin de provoquer un changement culturel.

Ce sera aussi un gage pour l'avenir en préparant les acteurs à une utilisation des futures infrastructures ferroviaires.

En effet, si l'incendie du Mont-Blanc a mis en évidence des disfonctionnements dus au développement des transports dans les Alpes et de la nécessité de procéder à un rééquilibrage modal que personne ne conteste, il apparaît bien que dans l'immédiat, seul le transport combiné constitue la solution alternative, considérant que le combiné est le meilleur substitut au trafic routier longue distance, donc pertinent pour le fret acheminé depuis les régions de France les plus éloignées des Alpes, et surtout pour la plus grande partie du fret en transit.

Le transport combiné possède des atouts indéniables et son développement contribuera à résoudre une partie des problèmes sous réserve de concilier les besoins des utilisateurs et l'intérêt de la collectivité.

Or actuellement, ce n'est que 4 à 5 millions de tonnes par an qui sont acheminées par le transport combiné, comparées aux 26 millions de tonnes transitant par le Fréjus et le Mont-Blanc.

Il serait donc opportun de s'interroger sur les raisons qui conduisent les transporteurs à ne pas plus utiliser le transport combiné.

La réponse des transporteurs à une enquête récente faite par le Predit est sans ambiguïté : le transport combiné souffre de grandes insuffisances sur le plan de l'offre, de la qualité, de la compé-titivité.

En outre, cette enquête met en évidence que l'articulation entre les réseaux ferrés et routiers demeurent très faible.

Si le transport combiné est indéniablement un bon moyen d'offrir aux chargeurs comme aux transporteurs une réelle alternative à la route, il est dans les conditions actuelles cher à produire et ne peut être commercialisé sur la base de son coût réel car les transporteurs et les chargeurs ne sont pas prêts à payer plus cher que le prix du marché, ce qui implique pour assurer son développement, un accompagnement des pouvoirs publics.

C'est pourquoi le CNT considère que dans l'immédiat, des décisions politiques fortes doivent être prises visant à :

  • définir des modalités d'accès techniques, commerciales et financières, compatibles avec la situation économique des entreprises du transport routier
  • arrêter les lignes à desservir en fonction de la demande, demande formulée par des transporteurs équipés pour le transport combiné, en particulier sur des axes pertinents, à des horaires et fréquences adaptés, à partir du Havre, de Lille, de Paris et permettant de capter le trafic de transit à son origine.
  • faciliter la massification des envois en regroupant dans la région lyonnaise les caisses mobiles parvenues de divers points pour les acheminer ensuite sur Modane par des relations ferroviaires régulières et fréquentes.
  • Organiser la coopération avec le réseau italien pour assurer la continuité de la chaîne transport combiné.
  • Organiser les dessertes terminales
  • Favoriser l'amélioration de la qualité , de la régularité sans négliger la compétitivité.

On notera que ces objectifs ont déjà été mentionné dans le rapport Perrod.

Le CNT considère donc que le développement du transport combiné pour la traversée des Alpes , outre l'amélioration des infrastructures existantes et des moyens techniques à mettre en 'uvre, nécessite une volonté politique forte et une action vigoureuse pour changer fondamenta-lement les choses.

Il y a lieu de passer sans tarder du discours incantatoire aux actes. L'enjeu est de taille et conditionne l'avenir.

En tout état de cause, les mesures à prendre doivent associer tous les acteurs impliqués selon une démarche partenariale indispensable.

De la même manière et afin de maîtriser la croissance des flux routiers de marchandises à travers le massif alpin, et répondre aux objectifs de développement durable fixés par la Commission, ainsi qu'aux souhaits des populations locales, il est nécessaire de chercher d'autres solutions, exploitables sur des segments de marchés pertinents .

Le cabotage fluvio-maritime peut être une voie nouvelle propre à développer une intermodalité entre le Rhone et l'Italie.  Compte tenu de la géographie globale du massif alpin et de la sensibilité à cet enjeu créée par l'incendie du Mont-Blanc, l'Etat, VNF et les Commissionnaires de transport doivent tout mettre en 'uvre pour assurer le développement de cette voie et en assurer la promotion marketing auprès des chargeurs.

Déjà le bassin Rhône-Saône à grand gabarit permet, sur 550 km l'accès aux navires fluvio-maritimes, transportant tous types de marchandises, du vrac au conteneur. De nouvelles offres desservant Chalons-sur-Saone , Lyon et divers ports du Rhone pour des échanges de conteneurs ou de vrac avec l'Italie doivent être constituées et soutenues par des politiques publiques.

A moyen-long terme, afin de répondre aux préoccupations environnementales et de sécurité, il faudra chercher à agir à la source pour la réduction des nuisances émises et par l'édiction de nouvelles réglementations européennes, qui pourront concerner aussi bien les dispositifs de détecteurs de chaleur, que les matériaux ininflammables ou de nouvelles normes antipollution.

L'ensemble de ces mesures doit se faire dans une nécessaire approche globale et multimodale compatible avec les principaux objectifs de la politique de développement durable arrêtée par la Commission européenne.

C'est pourquoi le CNT approuve dans ses grandes lignes le memorandum ainsi que le relevé de conclusions de XIX sommet franco-italien, mais émet néanmoins un certain nombre de réserves concernant les propositions touchant à la tarification et au développement du fret ferroviaire.

Concernant la tarification, le principe " utilisateur-payeur " est bon en soi, mais il est indispensable de rechercher une cohérence sur l'ensemble de l'arc alpin et entre les modes. A défaut, il y a distorsion de concurrence préjudiciable aux modes désavantagés mais également à ceux qui en bénéficieraient et ne seraient pas de ce fait incités à réaliser des efforts de productivité.

A cet égard, il serait souhaitable que la France profite de sa Présidence de l'Union Européenne pour proposer une harmonisation des coûts externes.

Il y a donc lieu avant toute décision d'harmoniser les méthodes de calcul de tarification d'usage des infrastructures pour obtenir une réelle complémentarité et une meilleure répartition entre les modes, et la couverture des charges en excluant tout financement inéquitable d'un mode par un autre.

A noter également que toute taxation trop lourde se traduit par une perte d'utilité économique.

Dans ces conditions, il n'est pas du tout évident que par des moyens spécifiques de dissuasion du trafic PL on facilitera le transfert de la route vers le rail. Plus que les taxes, seule la compétitivité des offres ferroviaires conventionnelles et combinées permettra le transfert des flux.

C'est pourquoi, il est nécessaire d'avoir une approche globale des problèmes en prenant en compte tous les modes de transport dans leurs domaines respectifs de pertinence et s'inscrivant dans le cadre d'une recherche de développement durable et d'aménagement du territoire avec une desserte harmonieuse et équilibrée.

Il ne s'agit pas d'opposer les différents modes. Ils ont leurs atouts et limites qui doivent conduire à leur complémentarité.

Concernant le développement du fret ferroviaire, le CNT est parfaitement convaincu de la nécessité d'un rééquilibrage modal pour assurer un développement durable et la protection de l'environnement dont il approuve sans réserves le principe.

Or pour mettre en 'uvre cette politique intermodale, le Memorandum propose en particulier le développement des infrastructures ferroviaires .

Sans nullement contester l'intérêt et l'utilité d'un tel développement , le CNT tient à souligner que pour développer le mode ferroviaire, il n'y a pas que les infrastructures. Les conditions d'exploitation, en particulier la qualité et la fiabilité du service sont aussi sinon plus importantes.

La politique d'infrastructure n'est qu'une des composantes, qu'un élément parmi d'autres .

La meilleure preuve en est que les capacités actuelles de la SNCF sur la ligne Lyon-Turin sont sous utilisées. En particulier, les offres de trains supplémentaires depuis la fermeture du Mont-Blanc n'ont pas entraîné de report significatif des trafics sur le rail.

On peut donc s'interroger sur les causes de cette situation.

A l 'exament, on s'aperçoit qu'elle résulte en grande partie des difficultés des réseaux à proposer des services fiables et de qualité , véritablement adaptés à la demande. Le changement de tendance passe par la reconquête de la confiance des clients et la nécessité de faire preuve sur le terrain et pour l'ensemble de la chaîne, de qualité, de compétitivité, de performance, de fiabilité dans les achemine-ments en assurant une garantie de la continuité de service.

Les principaux griefs formulés par les chargeurs concernent les prix trop élevés des prestations ferroviaires, la qualité du service, et la conflictualité de l'entreprise, réalité qui obère leur confiance.

Pour optimiser les conditions de transfert d'une partie du trafic routier sur le rail, certaines conditions relatives à l'exploitation sont donc impérativement à remplir avant toute autre mesure. On peut citer :

  • la nécessité de s'adapter à la demande du marché à des prix compétitifs
  • améliorer la compétitivité et la productivité
  • remédier à l'insuffisance de fiabilité
  • garantir la continuité de service
  • disposer de sillons performants en dégageant de grands axes pour le fret
  • assurer l'intéropérabilité des réseaux français et italiens.

La volonté de développer quantitativement le transport ferroviaire doit donc être fondée sur un cadre de certitudes , définissant les engagements et obligations des parties.

Enfin, il faut aussi bien garder à l'esprit que le TRM offre des avantages difficilement substituables sur courte et moyenne distance.


Ainsi, si les grandes lignes d'orientation stratégiques des trafics à travers les Alpes se sont précisées ces 2 dernières années, le Mont-Blanc a permis, involontairement, une accélération du passage d'une politique transport comme instrument du marché unique, à une politique transport soucieuse du développement global et durable, avec prise en compte de l'environnement ; les questions liées à la sécurité et à l'environnement , au meilleur équilibre entre les différents modes de transport et à la coordination de la gestion des flux de circulation doivent désormais faire l'objet de dispositions spécifiques à intégrer dans le cadre d'une politique globale des transports..

La grande nouveauté est que désormais, la politique d'infrastructure n'est qu'un élément de la politique transport ; le jeu de tous les acteurs, y compris celui des entreprises ferroviaires désormais, est devenu déterminant dans le succès des orientations prises et des infrastructures décidées.

C'est dans le dosage subtil et complexe des mesures d'exploitation à court terme et de décisions stratégiques de long terme que se feront progressivement des avancées indispensables, en prenant également en considération le rôle économique et social des transports.


 

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Luxembourg
Ce qu'il faut, souligne le vice-ministre, ce sont des mesures incitatives et de la flexibilité, et non de nouvelles contraintes.
Les Houthis menacent de reprendre leurs attaques contre les navires transitant par la mer Rouge.
Sana'a
Une interdiction totale de navigation a été décrétée pour tous les navires liés aux intérêts israéliens.
Le commerce mondial des marchandises pourrait commencer à ralentir.
Le commerce mondial des marchandises pourrait commencer à ralentir.
Genève
C’est ce que révèle la dernière évaluation du Baromètre du commerce des marchandises de l’OMC.
La nouvelle liaison routière portuaire vers Sampierdarena est désormais opérationnelle à Gênes.
La nouvelle liaison routière portuaire vers Sampierdarena est désormais opérationnelle à Gênes.
Gênes
Paroli : les travaux permettent désormais à environ 900 à 1 000 poids lourds par jour d’accéder directement aux zones opérationnelles du port.
Les rapporteurs du projet de loi sur les ports défendent le projet de gouvernance centré sur les ports italiens.
Rome
Ghio (PD) dénonce le fait que les organes directeurs de cette nouvelle société seraient entièrement nommés par le gouvernement. Ghirra (AVS) : Les objectifs de coordination nationale auraient pu être atteints en renforçant la Conférence nationale des présidents des autorités portuaires.
Les sociétés de logistique américaines WWEX Group et Auctane annoncent une fusion
Milan/Dallas/Austin
L'intelligence artificielle joue un rôle de premier plan
Baisse inattendue du trafic intermodal européen au premier trimestre 2026
Bruxelles
UIRR : Chaos des infrastructures causé par des chantiers de construction interrompant les lignes ferroviaires
Hanseatic Global Terminals acquiert les 50 % restants de Hanseatic Global Terminals Aracruz
Rotterdam/Aracruz
L'entreprise construit le nouveau port à conteneurs brésilien d'Imetame
Conftrasporto : Le projet de loi sur les ports met en lumière des problèmes clairs de conformité opérationnelle, financière et réglementaire.
Rome
Russo : les compétences des ports italiens chevaucheraient celles des autorités portuaires, du ministère des Transports et de l’Art.
WoodMac estime que les règles de décarbonation pourraient avoir un impact majeur sur les navires propulsés au GNL.
Édimbourg
Selon l'entreprise, la réglementation européenne exclurait du marché les navires équipés de moteurs DFDE.
La compagnie aérienne française MN assurera le transport du lanceur Vega C d'Avio entre l'Italie et l'Amérique du Sud.
Nantes
L'entreprise française va se doter d'un nouveau navire conçu spécifiquement pour le transport d'équipements spatiaux.
La méthodologie de l'UE pour le calcul des émissions de gaz à effet de serre des services de transport entre en vigueur.
Bruxelles
Le système est basé sur la norme internationale EN ISO 14083:2023
Le porte-conteneurs MSC Sariska V a été touché par deux obus dans le golfe Persique lundi.
Genève/Rome
Tous les membres d'équipage sont indemnes.
Au premier trimestre, le trafic de marchandises dans le port de Brême/Bremerhaven a augmenté de +5,8%.
Brême
Le nombre de conteneurs s'élevait à 1 245 515 EVP (+4,4 %).
MSC acquiert une participation de 51 % dans le terminal à conteneurs de Pivdennyi (Odessa)
Odessa
Sa capacité de trafic est de 400 000 EVP par an.
La Convention de l'OMI sur la responsabilité et l'indemnisation des dommages liés au transport par mer de substances dangereuses et nocives entrera en vigueur le 19 novembre 2027.
Londres
Dominguez : une réalisation attendue de longue date, qui comble une lacune importante du régime international
En avril, le trafic maritime dans le canal de Suez a augmenté de 13,9 %.
En avril, le trafic maritime dans le canal de Suez a augmenté de 13,9 %.
Caire
Au cours des quatre premiers mois de 2026, une augmentation de +12,1 % a été enregistrée.
Au premier trimestre, le trafic de marchandises dans le port de Naples a chuté de 5,3 %, tandis qu'à Salerne, il a progressé de 6,4 %.
Naples
Le débit de conteneurs dans les deux ports était respectivement de 167 433 EVP (-3,5 %) et de 101 509 EVP (+7,8 %).
Kerdjoudj (Feport) : Avec la révision du SEQE-UE, une partie des recettes devrait être allouée aux ports.
Bruxelles
Appel à évaluer soigneusement le risque de relocalisation du trafic de transbordement
Avec le nouveau terminal COSCO-PTP, le port de Tarragone se relance sur le marché des conteneurs.
Tarragone
Les travaux de construction devraient être achevés en 2028, date à laquelle le terminal aura une capacité de 680 000 EVP.
En 2025, les ports égyptiens ont établi un nouveau record historique de trafic de conteneurs.
Alexandrie, Égypte
Forte croissance des volumes de transbordement, qui étaient restés stables en 2024
Le contrat national pour l'amarrage portuaire et les bateliers a été renouvelé.
Rome
Filt-Cgil renforce un cadre réglementaire essentiel pour le secteur
Une étude explique comment rendre l'utilisation des installations OPS dans les ports européens plus attractive et efficace.
Bruxelles
Des tarifs plus clairs et plus comparables sont également nécessaires.
Federlogistica demande des amendements au projet de loi sur la gouvernance portuaire.
Gênes
Falteri : la nouvelle structure doit garantir à l’Autorité du système portuaire des ressources financières adéquates et des outils opérationnels efficaces.
L'ESPO appelle à des modifications du système d'échange de quotas d'émission de l'UE (SEQE-UE) afin de garantir la compétitivité des ports européens.
Bruxelles
L'impact négatif sur le transport maritime à courte distance a également été souligné.
Nouvelles mesures adoptées en Suisse pour renforcer la compétitivité du pavillon maritime
Bern
Un armateur suisse pourra faire flotter le pavillon suisse même si la société propriétaire est basée à l'étranger.
Les essais en mer du deuxième navire de croisière construit en Chine sont terminés.
Shanghai
L’Adora Flora City effectuera son voyage inaugural au départ du port de Guangzhou le 22 novembre.
Au premier trimestre 2026, la valeur du trafic de fret du G20 a enregistré une croissance trimestrielle de +5,3 %.
Paris
Atténuation de la croissance du trafic de marchandises dans le port de Tanger Med
Tanger
Au cours des trois premiers mois de 2026, 38,8 millions de tonnes ont été manutentionnées (+3,2 %).
Le trafic de marchandises dans les ports maritimes chinois a augmenté de 2,6 % en avril.
Le trafic de marchandises dans les ports maritimes chinois a augmenté de 2,6 % en avril.
Pékin
Les importations et les exportations ont augmenté de 0,6 %. Le nombre total de conteneurs s'est élevé à 26,9 millions (+4,8 %).
Fermerci demande au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour soutenir le transport ferroviaire de marchandises.
Rome
Les compagnies ferroviaires pénalisées par les perturbations de l'infrastructure
Le port de Naples réalise sa première opération de soutage de GNL de navire à navire sur un paquebot de croisière.
Naples
Axpo a utilisé la barge cargo « Green Zeebrugge »
CMA CGM a clôturé le premier trimestre 2026 avec un bénéfice net de 250 millions de dollars (-78 %).
CMA CGM a clôturé le premier trimestre 2026 avec un bénéfice net de 250 millions de dollars (-78 %).
Marseille
Les revenus sont stables, la logistique et d'autres activités compensant le déclin du transport maritime.
La Cour suprême des États-Unis a rouvert l'affaire opposant Havana Docks à Carnival, Royal Caribbean, NCLH et MSC.
Adoption d'un nouveau code international de sécurité pour les navires de surface autonomes
Londres
Elle entrera en vigueur le 1er juillet et sera appliquée sur une base volontaire pendant au moins deux ans.
UIRR : Les expéditions combinées par transport routier et ferroviaire devraient augmenter de 1,5 % en 2025
Bruxelles
L'association a mis en lumière les effets désastreux sur le secteur de la construction ferroviaire en Allemagne.
Fincantieri et Teijin Automotive Technologies signent un accord pour développer des cloisons composites destinées à des applications navales.
Trieste/Pouancé
Folgiero : Nous permettons le développement d'unités plus légères et plus efficaces
Après huit trimestres de bénéfices, ZIM annonce une perte d'exploitation.
Haïfa
Au cours des trois premiers mois de 2026, les volumes de marchandises transportées par navires ont également fortement diminué (-8,3%).
Les États-Unis ont inculpé quatre fabricants chinois de conteneurs et sept de leurs dirigeants.
Washington
L'arrestation du directeur marketing de Singamas en France, le 14 avril, a été rendue publique.
Le Parlement et le Conseil de l'UE parviennent à un accord sur les tarifs douaniers entre l'Union européenne et les États-Unis
Strasbourg/Bruxelles
Une clause d'expiration et une clause de suspension ont été introduites.
FFS Cargo Suisse réorganise son réseau de transport de marchandises par wagon unique.
Bern
Une réduction de 50 des 280 gares de triage actuelles est prévue.
L'OMI prévoit une augmentation de 17 % des actes de piraterie maritime en 2025.
Londres
La zone la plus touchée a été le détroit de Malacca et Singapour avec 122 incidents (+34%).
Hapag-Lloyd et CMA CGM ont suspendu les réservations pour les expéditions maritimes vers Cuba.
Paris/Francfort/La Havane
Décision prise après l'extension des sanctions américaines par Trump
L'appel d'offres international pour le nouveau terminal à conteneurs du port de Klaipeda aura lieu d'ici la fin de l'année.
Klaipeda
Il aura une capacité de trafic annuelle de 2,5 millions d'EVP.
L'ITF appelle les gouvernements à démanteler une fois pour toutes le système des pavillons de complaisance
Londres
C'est – dénonce le syndicat – la brebis galeuse au cœur de l'exploitation des marins
Les revenus d'Evergreen ont diminué de 21,3 % au premier trimestre
Taipei
Le résultat d'exploitation et le résultat économique net ont chuté respectivement de -69,5 % et -68,8 %.
Viking Holdings a clôturé le premier trimestre avec une perte nette de 54,2 millions de dollars.
Los Angeles
Les revenus augmentent de 17,5 %
Au cours des trois premiers mois de 2026, le trafic de conteneurs aux terminaux portuaires d'Eurokai a augmenté de +8,9%.
Brême
Hausse de 12,7 % en Allemagne et de 7,8 % en Italie. Baisse dans le port de Tanger Méditerranée.
Norovirus à bord du navire de croisière Ambition de la compagnie Ambassador Cruise Line
Purfleet/Vlissingen
Les autorités sanitaires françaises ont autorisé l'unité à poursuivre ses activités normales.
Au cours des trois premiers mois de 2026, le trafic de marchandises dans le port de Hambourg a diminué de 2,0 %.
Hambourg
Le volume de conteneurs s'élevait à deux millions d'EVP (-1,6 %).
Les résultats financiers trimestriels de Yang Ming et de WHL continuent de se détériorer.
Keelung/Taipei
Au cours des trois premiers mois de cette année, les revenus ont diminué respectivement de -15,1 % et de -9,3 %.
Hapag-Lloyd a clôturé le premier trimestre avec une perte d'exploitation de 218,6 millions d'euros.
Hapag-Lloyd a clôturé le premier trimestre avec une perte d'exploitation de 218,6 millions d'euros.
Hambourg
Les revenus ont baissé de 16,8 %
Au cours des trois premiers mois de 2026, les revenus de HMM ont diminué de 4,8 %.
Au cours des trois premiers mois de 2026, les revenus de HMM ont diminué de 4,8 %.
Séoul
Le segment des conteneurs a enregistré un recul de 7,9 % tandis que le segment du vrac a connu une croissance de 20,1 %.
Les terminaux de croisière de Global Ports Holding ont enregistré un trafic record au premier trimestre de cette année.
Istanbul
Cinq millions de passagers presque atteints
Le Aziende informano
International Shipping Community to Gather in Genoa for Two Days of Maritime Dialogue and Networking
Au cours des trois premiers mois de 2026, le trafic de marchandises dans les ports de Gênes et de Savone-Vado a diminué de 3,8 %.
Gênes
En mars, on a enregistré une baisse de 6,1 %, avec une forte contraction de 15,0 % pour les cargaisons conteneurisées.
Federconsumatori appelle le gouvernement à prendre des mesures pour atténuer l'impact de la hausse des prix des billets de ferry.
Rome
Les hausses de prix s'élèvent à +18 % pour les semaines centrales d'août.
Au premier trimestre de cette année, le trafic de marchandises dans les ports croates a augmenté de 14,6 %.
Zagreb
Record mensuel en mars
Essai concluant du carburant diesel HVO pour la propulsion des navires de croisière
San Donato Milanais
Expérience menée conjointement par Eni et MSC Croisières
Gioia Tauro se hisse à la deuxième place du classement des principaux ports italiens, dépassant Gênes.
Rome
Fincantieri enregistre une baisse de son chiffre d'affaires et de ses nouvelles commandes.
Rome
Le carnet de commandes du groupe a atteint une valeur record de 74,2 milliards d'euros.
Le trafic de conteneurs a augmenté en mai dans les ports de Singapour et de Hong Kong.
Singapour/Hong Kong
Singapour enregistre des niveaux de soutage records pour le gaz naturel liquéfié et le biodiesel pur B100.
Vavassori confirmé président de l'Association lombarde des transitaires et transporteurs routiers
Milan
Albertina Schiavoni et Mario Zini ont été nommés vice-présidents
Le président d'Angopi a reçu le premier certificat professionnel de compétence en tant qu'amarreur.
Savone
Le certificat doit être renouvelé tous les cinq ans.
Fincantieri a livré le nouveau paquebot Mein Schiff Flow à TUI Cruises.
Hambourg/Monfalcone
Avec un tonnage brut d'environ 160 000 tonnes, il a une capacité d'environ 4 000 passagers.
Au cours des trois premiers mois de 2026, le trafic de marchandises dans le port de Palerme a diminué de 6,3 %.
Palerme
Le trafic a également diminué dans les ports de Termini Imerese, Trapani et Licata. Il a en revanche augmenté à Porto Empedocle et Gela.
L'Autorité de la concurrence n'a pas encore donné son accord définitif pour l'acquisition des actifs et des activités d'Armas par Baleària.
Barcelone
Établir une série de conditions
L'assemblée annuelle d'Assarmatori se tiendra à Rome mardi.
Rome
Le thème de l'événement est « Instructions pour ne pas naviguer dans le noir ».
VARD construira un navire de pêche de nouvelle génération
Trieste
Elle a été commandée par la société norvégienne Rosund Drift.
Concentration dans le secteur de la construction navale au Royaume-Uni
Londres
Baleana rachète le groupe APCL (A&P Tyne, Cammell Laird et A&P Falmouth et Falmouth Docks and Engineering)
Royal Caribbean a pris livraison de son nouveau navire de croisière , le Legend of the Seas .
Miami
Construit par Meyer Turku, il peut accueillir 5 610 passagers
Auditions informelles de représentants syndicaux sur la réforme de la gouvernance portuaire
Rome
Au cœur des questions cruciales soulevées – confirme Filt-Cgil – se trouve le projet de création de Porti d'Italia Spa
Venise, le DPSS confirme la nécessité de construire de nouveaux terminaux offshore en dehors de la lagune.
Venise
Le document de programmation stratégique du système a été approuvé par le comité de gestion de l'AdSP.
Le groupe Spinelli a rejoint l'Association italienne des exploitants de terminaux portuaires.
Gênes
L'entreprise et Assiterminal se sont félicités de la reprise d'une association importante.
Au cours des trois premiers mois de 2026, le trafic de marchandises dans les ports britanniques a diminué de 2,6 %.
Londres
Baisse plus significative (-6,8 %) des taux d'embarquement
Mark Hindley est le nouveau président de l'Association européenne de la logistique des véhicules automobiles
Istanbul
Wolfgang Göbel a été élu président honoraire
Au port de Gênes, un remorqueur a été immobilisé en raison d'irrégularités dans ses émissions d'oxyde d'azote.
Gênes
Le navire est utilisé pour les travaux de construction du nouveau brise-lames.
En avril, le trafic de marchandises dans le port de Ravenne a augmenté de 21,4 %.
Ravenne
Une hausse de 2,5 % est attendue en mai.
Sallaum Lines lancera un service dédié Chine-Europe en 2027
Nankin
Deux nouveaux PCTC de 7 400 CEU ont été livrés
Le 12 juin à Naples, une initiative de Filt Cgil sur la gouvernance dans le secteur portuaire
Rome
Un drone naval découvert dans le port roumain de Constanta
Bucarest
L'appareil s'est autodétruit sans faire de victimes.
La société HJSC reçoit l'approbation de principe pour la construction d'un porte-conteneurs de 10 000 EVP destiné au transport de biocarburants.
Athènes
Elle a été retirée du registre naval coréen
Global Ship Lease investit 917 millions de dollars dans l'achat de dix nouveaux porte-conteneurs.
Athènes
Elles seront livrées entre le quatrième trimestre 2028 et le premier trimestre 2030.
LES DÉPARTS
Visual Sailing List
Départ
Destination:
- liste alphabétique
- liste des nations
- zones géographiques
WASS (Fincantieri) et l'Accord Magellan sur la défense sous-marine du Canada
Trieste
Les possibilités de coopération industrielle dans le domaine des torpilles lourdes et des contre-mesures seront étudiées.
Solutions pour surmonter la pénurie chronique de personnel dans le secteur maritime italien
Procida
Pagano (Comité du travail maritime) : Numérisation, simplification et coopération entre la formation et les entreprises pour surmonter la crise
Accord de formation maritime signé par Gente di Mare (Cosulich) et Carnival
Gênes
Di Tizio : Cette collaboration nous permet de porter un projet international sur le territoire
Antipollution (V.Group) commande quatre navires écologiques aux chantiers navals ONEX Shipyards & Technologies.
Athènes
Option pour quatre unités supplémentaires
Spinelli a commandé trois nouveaux véhicules de manutention auprès de FTMH.
Gênes
Un chariot élévateur à portée latérale pour conteneurs vides est déjà entré en service dans le dépôt du groupe à Livourne.
Luigi Merlo à la tête de la filiale italienne de MSC Croisières spécialisée dans les terminaux de croisière
Genève
Centrone (anciennement Fincantieri) prend la direction des politiques maritimes et des affaires gouvernementales du groupe en Italie
Les chantiers navals grecs Skaramangas et le sud-coréen HD Hyundai signent un accord de coopération
Athènes
L'objectif est de collaborer à la construction de navires militaires de surface
AD Ports achète le brésilien Corredor Logística e Infraestrutura
São Paulo/Abou Dhabi
L'entreprise gère le plus gros volume d'exportations agroalimentaires en vrac du pays sud-américain.
Le plan opérationnel triennal 2026-2028 de l'Autorité portuaire de la mer Tyrrhénienne septentrionale a été approuvé.
Livourne
Approbation unanime du Comité de direction
Chen Lichtenstein nommé président et directeur général de ZIM
Haïfa
Il remplacera Eli Glickman, qui a démissionné.
Gianluca Croce a été confirmé comme président d'Assagenti Genova.
Gênes
Les membres du conseil d'administration de l'association pour la période de deux ans 2026-2028
Le ferry Mega Serena a rejoint la flotte de Corsica Sardinia Ferries.
Vado Ligure
Il peut accueillir jusqu'à 2 000 passagers et plus de 600 véhicules.
La première découpe d'acier du paquebot Crystal Grace a eu lieu à Marghera.
Miami
Fincantieri livrera le navire au printemps 2028.
Palumbo Superyacht a attribué 13 048 mètres carrés d'espace d'amarrage au port d'Ortona.
Ancône
Autorité portuaire de l'Adriatique centrale, lignes directrices pour la délivrance de l'autorisation unique ZES
Port de Livourne : Inauguration de deux nouveaux entrepôts FHP MarterNeri
Livourne
Investissement dépassant 23 millions d'euros
Le comité de l'autorité portuaire de la mer Tyrrhénienne centrale et septentrionale a décidé de mettre fin à l'état de crise de l'institution.
Civitavecchia
Nouvelle solution pour le transport exceptionnel sur trains intermodaux de FS Logistix et Van der Vlist
Vérone
Deux plateformes aériennes transportées de Vérone à Rostock
Incendie à bord du ferry GNV Phoenix dans le port de Naples
Naples
Des flammes se sont déclarées à l'intérieur du pont 6 du navire.
Latrofa a choisi une personne de confiance pour diriger une entreprise interne au sein de l'Autorité portuaire du Latium.
Civitavecchia
Le nouveau directeur unique – a-t-il souligné – s'est vu confier des directives de gestion particulièrement strictes.
Au cours des trois premiers mois de 2026, les revenus de MPC Container Ships ont diminué de 6,4 %.
Oslo
Résultat net trimestriel de 40,8 millions de dollars (-31,8 %)
Le plan opérationnel triennal 2026-2028 de l'Autorité portuaire de Sardaigne a été approuvé.
Olbia
Feu vert du comité de direction
Le processus d'évaluation environnementale du projet du port extérieur de San Antonio est terminé.
Saint Antoine
Le paquebot Viking Mira a été livré au chantier naval Fincantieri d'Ancône.
Ancône/Los Angeles
Il a un tonnage brut de 54 300 tonnes et une capacité de 998 passagers.
En 2025, RINA a enregistré un chiffre d'affaires de plus d'un milliard d'euros (+11%).
Gênes
Le bénéfice net a augmenté de 30 %
Le nouveau pont ferroviaire a été installé au port de Marina di Carrara.
Marina di Carrara
Pisano : Un tournant dans l'organisation logistique du port.
Ports, terminaux de fret et corridors. Venise et la Haute-Adriatique, porte d'entrée vers l'Orient.
Venise
Tel est le thème de l'événement qui se tiendra jeudi à Venise.
La flotte d'État estonienne commande un ferry électrique au chantier naval polonais Crist.
Tallinn
Contrat d'une valeur de 49,93 millions d'euros
En avril, les ports espagnols ont traité 1,7 million de conteneurs (+1,7 %).
Madrid
Le nombre de passagers de croisière a diminué de 18,4 %.
Le trafic de conteneurs dans le port de Valence a diminué de 2,5 % en avril.
Valence
Au cours des quatre premiers mois de 2026, près de 1,8 million d'EVP ont été manutentionnés (+0,2 %).
Global Ship Lease enregistre à nouveau des revenus trimestriels records.
Athènes
Le bénéfice net a baissé de 24,0 %.
Coopération internationale entre l'Autorité portuaire sarde et le port de Tanger Ville pour le yachting de luxe
Cagliari
Promotion d'un circuit nautique intégré entre la Sardaigne et le Maroc
Le nouveau centre médical de premiers secours a été inauguré dans le port de Gioia Tauro.
Gioia Tauro
Parmi les installations, on trouve un poste de premiers secours et une ambulance de secours médicalisé.
BPER finance la modernisation de la flotte de Grimaldi Euromed.
Milan/Naples
Ressources utilisées pour couvrir partiellement l'achat du navire « Grande Manila »
ASRY et Priya Blue créent un chantier de recyclage de navires à Bahreïn
Al Muharraq/Alang
Le premier navire destiné au démantèlement est arrivé dans ce pays du Moyen-Orient.
SAAM Towage commande cinq nouveaux remorqueurs au chantier naval turc Sanmar Shipyard
Santiago
Elles auront une capacité de traction comprise entre 70 et 80 tonnes
Le trafic de conteneurs au port de Long Beach a chuté de 5,7 % le mois dernier.
Long Beach/Singapour/Hong Kong
À Singapour, une croissance de +3,6 % a été enregistrée, tandis qu'à Hong Kong, le nombre de conteneurs a diminué de -6,3 %.
Carta (Fermerci) : Des politiques urgentes sont nécessaires pour soutenir les compagnies ferroviaires.
Rome
En 2025, le fret ferroviaire a diminué d'environ 3,5 % en termes de trains/km.
Fratelli Neri commande deux nouveaux remorqueurs en Égypte
Ismaïlia
Contrat avec la Compagnie du canal de Suez pour des bateaux modernes
Le trafic de conteneurs dans le port de Barcelone a augmenté de 17,4 % en avril.
Barcelone/Algésiras
Le port d'Algésiras augmente de 6,3 %.
Le gouvernement d'Islamabad a approuvé la vente d'une participation de 30 % dans la Pakistan National Shipping Corporation.
Islamabad
Cette action reviendra à la société de logistique publique NLC, qui prendra également le contrôle de la gestion de PNSC.
En 2025, le système portuaire espagnol a enregistré des recettes record.
Madrid
Le bénéfice avant impôt s'est élevé à 349 millions d'euros (+4,2%).
Leapmotor International renforce son partenariat avec le groupe maritime napolitain Grimaldi.
Hoofddorp
Au cours du premier trimestre, environ 20 000 unités ont été transportées de Chine vers le marché italien.
Le trafic de croisière dans les ports allemands a atteint un nouveau record l'année dernière.
Wiesbaden
Avec 1,51 million de passagers, la croissance a été de +4,1 %.
La Federazione del Mare se joint aux célébrations de la Journée internationale des femmes dans le secteur maritime 2026.
Rome
Mattioli : L'économie maritime perd des opportunités et du potentiel.
Après des années de croissance soutenue, le transport maritime à courte distance en Espagne est entré dans une phase de ralentissement structurel.
Madrid
C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatorio Estadístico del Transporte Marítimo de Corta Distancia.
AD Ports va racheter le transitaire allemand MBS Logistics.
Colonie
L'entreprise compte plus de 450 employés et 26 bureaux dans le monde entier.
Le groupe Spinelli a rejoint l'Association pour la logistique intermodale durable
Gênes/Rome
Résumé : ALIS peut apporter une valeur ajoutée stratégique à notre écosystème
Investissement de 200 millions de dollars pour la construction et l'équipement du nouveau terminal polyvalent de Pointe-Noire
Brazzaville/Abou Dhabi
J'ai commandé trois grues portuaires auprès de ZPMC.
Evergreen confirme l'achat de cinq nouveaux porte-conteneurs de 24 000 EVP.
Taipei
Ils seront construits par le chantier naval chinois Guangzhou Shipyard International.
La Corée lancera dans les prochains mois un service de transport maritime de conteneurs entre l'Asie et l'Europe sur la route arctique.
Busan
L'appel d'offres s'est conclu par la sélection préliminaire de la société PanStar.
Le syndicat maritime a de nouveau tiré la sonnette d'alarme concernant le sort des anciens navires de l'ILVA.
Vérone
Leur démolition potentielle met en péril 240 emplois maritimes.
Entre janvier et mars, le trafic de marchandises dans le port de Koper a diminué de 3,9 %.
Ljubljana
Dans le secteur des conteneurs, 2,4 millions de tonnes ont été manutentionnées (-1,7 %).
Dernière chance de reconnaître la pénibilité de certains emplois portuaires et de créer un fonds de pension
Gênes
Siemens va acquérir l'entreprise italienne MERMEC.
Moine
La transaction inclura l'usine de production de matériel roulant Ferrosud à Matera.
Croissance du trafic intermodal à l'aéroport de La Nouvelle-Orléans
Nola/Milan
Analyse économique et financière du Centre de recherche Fedespedi sur les sociétés de gestion de terminaux de fret
Baisse trimestrielle du volume de marchandises traitées par les ports du Monténégro
Podgorica
L'augmentation des volumes de marchandises à destination et en provenance des ports italiens se poursuit, bien qu'à un rythme plus lent.
Assarmatori dénonce l’exclusion du transport maritime du décret-loi sur les carburants II.
Rome
Messine : On ne peut pas s'attendre à ce que le secteur absorbe à lui seul l'impact des hausses du prix des carburants.
HHLA enregistre une baisse de 5,3 % du nombre de conteneurs traités au premier trimestre
Hambourg
Eijsink : Un hiver exceptionnellement rigoureux a considérablement limité nos opérations quotidiennes.
MSC Technology Italie lance un plan de recrutement de 200 nouveaux collaborateurs.
Turin/Genève
MSC Croisières fait ses débuts sur le marché de l'Alaska
La région des Marches a approuvé la nomination de Carloni à la présidence de l'Autorité portuaire de l'Adriatique centrale.
Ancône
En attente de l'avis du Conseil régional des Abruzzes
Les revenus trimestriels de la société grecque Danaos Corporation restent stables.
Athènes
Deux navires de la compagnie sont toujours bloqués dans le golfe Persique.
Le trafic de conteneurs au port de Los Angeles a augmenté de 5,7 % en avril.
Los Angeles/Port Newark
Au cours des trois premiers mois de 2026, le port de New York a traité près de 2,2 millions d'EVP (-1,2 %).
Cognolato a été confirmé dans ses fonctions de président d'Assiterminal.
Rome
Le nouveau comité présidentiel et le conseil d'administration ont également été élus.
Au premier trimestre 2026, le trafic de marchandises dans le port de Ravenne a augmenté de +0,8%.
Ravenne
Cette croissance a été stimulée par la mise en service de l'usine de regazéification.
PORTS
Ports Italiens:
Ancône Gênes Ravenne
Augusta Gioia Tauro Salerne
Bari La Spezia Savone
Brindisi Livourne Taranto
Cagliari Naples Trapani
Carrara Palerme Trieste
Civitavecchia Piombino Venise
Interports Italiens: liste Ports du Monde: Carte
BANQUE DES DONNÉES
Armateurs Réparateurs et Constructeurs de Navires
Transitaires Fournisseurs de Navires
Agences Maritimes Transporteurs routiers
MEETINGS
L'assemblée annuelle d'Assarmatori se tiendra à Rome mardi.
Rome
Le thème de l'événement est « Instructions pour ne pas naviguer dans le noir ».
Le 12 juin à Naples, une initiative de Filt Cgil sur la gouvernance dans le secteur portuaire
Rome
Comparaison du développement logistique, industriel et infrastructurel des ports
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REVUE DE LA PRESSE
World's first floating fusion reactor-powered vessel could become reality with new project
(Interesting Engineering)
Shipbuilding's Spring Illusion: Backbone Collapses
(The Chosun Daily)
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FORUM des opérateurs maritimes
et de la logistique
Intervento del presidente Tomaso Cognolato
Roma, 19 giugno 2025
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MSC introduit des escales à Naples et Malaga sur son service Dragon
Genève
Les escales au port de Gioia Tauro ont été annulées.
Le conseil d'administration du Fonds maritime national a été renouvelé.
Gênes
Il restera en fonction pendant trois ans.
Contrat de réseau pour le développement conjoint des services intermodaux en Émilie-Romagne
Bologne
Il a été signé par Interporto Bologna, Dinazzano Po S, SAPIR et la Rail Traction Company.
Messine (Assarmatori) : La technocratie européenne semble inflexible sur le SEQE-UE
Bruxelles
Il souligne qu'une amélioration significative de ces politiques est nécessaire.
Les résultats du premier trimestre de d'Amico International Shipping sont positifs.
Luxembourg
L'entreprise a profité des effets des tensions géopolitiques
Deux séances d'orientation à Livourne et à Naples pour présenter la formation de chef de chantier à l'ITS.
Gênes
Réunions prévues par l'Académie italienne de la marine marchande avec le groupe Grimaldi
La section avant de l' Explora V a été lancée à Palerme.
Genève
Fincantieri livrera le navire de croisière à Explora Journeys en 2027.
Le président de l'Autorité portuaire de l'Adriatique orientale est le nouveau président du terminal passagers de Trieste.
Trieste
Il succède à Gianluca Madriz
Port d'Olbia : Des travaux de restauration des fonds marins ont débuté dans le chenal d'accès à Isola Bianca.
Cagliari
L'objectif est de permettre en toute sécurité l'entrée des grands navires de croisière.
Damen va rénover et exploiter le chantier naval de réparation navale de Dakar
Dakar/Gorinchem
Contrat de 20 ans avec la Société des Infrastructures de Réparation Navale
Savino Del Bene a acquis trois sociétés du Grupo Marítima Sureste espagnol
Florence/Valence
L'accord implique Marítima Sureste Shipping, Marítima Sureste Spain et Transportes Gaypemar.
Fim-Cisl, la réunion avec Fincantieri concernant les perspectives du chantier naval de Muggiano a été positive.
La Spezia
Les investissements annoncés par la direction, a noté le syndicat, vont dans la bonne direction.
La hausse des coûts de l'énergie pèse sur le dernier rapport financier trimestriel de Finnlines.
Helsinki
Doepel : La mise en œuvre du système d’échange de quotas d’émission de l’UE a encore alourdi les charges.
Marabello est le nouveau secrétaire général de l'Autorité portuaire du détroit de Messine.
Messine
La mission dure quatre ans
Le navire de transport lourd HMM Namu a heurté une cible près du détroit d'Ormuz.
Séoul
L'accident n'a fait aucune victime.
Les résultats financiers trimestriels de DFDS se détériorent
Copenhague
Le parc de véhicules de la flotte s'agrandit. Le nombre de passagers a diminué de 18 %.
Du 21 au 23 mai, Ravenne accueillera « Deportibus – Le festival des ports qui relient le monde ».
Ravenne
Kalmar enregistre une baisse trimestrielle des nouvelles commandes
Helsinki
Au cours de la période janvier-mars, les revenus ont augmenté de +5%.
- Via Raffaele Paolucci 17r/19r - 16129 Gênes - ITALIE
tél.: +39.010.2462122, fax: +39.010.2516768, e-mail
Numéro de TVA: 03532950106
Presse engistrement: 33/96 Tribunal de Gênes
Direction: Bruno Bellio
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