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Dossier de presse
Réforme des ports
15 janvier 2008



Sommaire

Transferts: la méthodologie
Compétitivité des ports: le constat
Les axes de la réforme


Annexes

Le plan de relance
Les parts de marché et la productivité des ports autonomes
Présentation des 7 ports autonomes
Les trafics des ports autonomes français en 2007
Le statut des ports autonomes maritimes
Organisation de la manutention portuaire
Les emplois portuaires
Synthèse du rapport (IGF/CGPC) sur la modernisation des ports autonomes
Synthèses des rapports de la Cour des comptes
Contrats de projet s Etat-Région 2007-2013: volet portuaire





Transferts: la méthodologie

Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat chargé des transports, a reçu les principales organisations syndicales (CGT-Fédération Nationale des Ports et Docks, CFDT, FO, CGC, syndicat autonome des cadres) et professionnelles (Union Nationale des Industries de Manutention, Fédération des Entreprises de Transport et de Logistique de France, Association des Utilisateurs de Transport de Fret, Armateurs de France, Agents Maritimes et Consignataires de France).

Le Secrétaire d'Etat a indiqué les conditions de la concertation. Celle-ci se déroulera au niveau national et dans chaque port autonome métropolitain. Le soin de conduire cette concertation au niveau local a été confié aux directeurs généraux des ports. Dominique BUSSEREAU a par ailleurs demandé aux présidents des conseils d'administration des ports autonomes de consulter leurs conseils. Les conclusions de la concertation permettront d'élaborer les dispositions d'un projet de loi sur la réforme portuaire que le Gouvernement déposera au printemps 2008 au Parlement.

L'Etat reste propriétaire du domaine portuaire public, seules les activités de manutention exercées par les ports autonomes sont concernées par le transfert.

Sont concernés par cette réforme les ports autonomes de:
  • Dunkerque
  • Le Havre
  • Rouen
  • Nantes-Saint-Nazaire
  • La Rochelle
  • Bordeaux
  • Marseille
Pour ce qui concerne l'avenir des ports relevant de l'Etat Outre-mer, une réflexion sera confiée à une mission d'inspection, les conclusions en seront connues à l'été 2008.




Compétitivité des ports: le constat

La dégradation globale des parts de marché des ports français comme leur insuffisante compétitivité par rapport aux grands ports concurrents de la mer du Nord et de la Méditerranée, particulièrement pour les conteneurs, ont fait l'objet de nombreux constats.

Le rapport public de la Cour des comptes de juin 2006 et le rapport du Conseil général des ponts et chaussées et de l'Inspection générale des finances remis en juillet 2007 à Jean-Louis BORLOO et Dominique BUSSEREAU présentent des données chiffrées particulièrement éclairantes:

  • la part de marché des ports français en Europe est passée entre 1989 et 2006 de 17,8 % à 13,9%;
  • sur le marché des conteneurs qui connaît une croissance de plus de 5% par an en Europe et qui génère la plus forte valeur ajoutée, la part de marché est passée de 11,7% à 6,2%;
  • Le port de Marseille, plus grand port français en tonnage, a vu sa part de marché sur la façade méditerranéenne passer de 23,6% à 15,6% entre 1989 et 2006 (de 18,8% à 5,5% pour les conteneurs);
  • la productivité des ports français, à l'exception des nouveaux terminaux de «Port 2000» au Havre, est plus faible que celle de leurs concurrents européens ou lorsqu'elle est équivalente le coût du service est plus élevé qu'ailleurs: 46 000 mouvements annuels pour un portique à Marseille contre 76 000 à Valence et 100 à 150 000 à Anvers (données 2000).
Des réformes sont intervenues depuis une quinzaine d'années:

  • la réforme des dockers conduite en 1992 a été un puissant facteur de modernisation dans la manutention portuaire;
  • la mise en place de conventions d'exploitation de terminal a intégré l'ensemble des activités de manutention (équipements, dockers et grutiers);
Toutefois, ces réformes restent partielles et insuffisantes et il est indispensable de les prolonger après avoir mené une concertation approfondie avec tous les acteurs.

L'organisation du travail de manutention reste éclatée entre les entreprises (dockers) et les services d'outillage des ports autonomes (grutiers). L'absence d'unité de commandement sur les terminaux est, comme le souligne la Cour des comptes, l'une des principales causes du manque de productivité et de fiabilité de nos ports.

Une réforme de la gestion de l'outillage est donc indispensable. Il convient d'en fixer les modalités, en lien avec l'ensemble des parties concernées. Elle doit être conduite rapidement du fait de l'accélération des changements dans l'économie maritime et portuaire mondiale: «conteneurisation» croissante des marchandises, intégration verticale de toute la chaîne de transport autour des grands armements.

Pour être pleinement efficace, elle devra être accompagnée, comme l'a indiqué le Président de la République dans le discours qu'il a prononcé à Roissy le 26 juin 2007, d'un plan d'investissement qui permette à nos ports d'affronter la concurrence européenne à armes égales.

L'enjeu d'un retour rapide à la compétitivité des ports autonomes français est important en termes d'emplois, dans le domaine notamment de la logistique, en plein développement, associée au transport de la marchandise.



Les axes de la réforme

Améliorer la productivité de l'outil portuaire

La réforme, en prévoyant un transfert des activités d'outillage vers des opérateurs privés, simplifiera l'organisation de la manutention et donnera aux ports français les moyens de se mettre au niveau des autres ports européens.

Ce transfert dont les modalités seront définies, au cas par cas, en concertation avec les organisations syndicales permettra d'accroître fortement la productivité des opérations de manutention en simplifiant les chaînes de commandements.

Alors que nos ports ne traitaient en 2006 que 3,6 millions de conteneurs, l'objectif de 10 millions de conteneurs en 2015, qui correspond au programme de développement des infrastructures engagé, deviendra accessible, ce qui correspond à la création de plus de 30 000 emplois. Une offre portuaire compétitive en France entraînera pour les entreprises exportatrices une diminution de leurs délais de transport terrestre et donc de leurs coûts. Elle facilitera donc la capacité d'exportation. En raccourcissant les distances parcourues, elle contribuera à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Le transfert de l'outillage facilitera enfin les investissements privés dans les ports maritimes en offrant une meilleure visibilité aux opérateurs. Ces investissements sont, dans le contexte de concurrence européenne, indispensables au développement des ports français.

La loi fixera le délai de mise en œuvre du transfert. Chaque port autonome devra, dans les six mois qui suivront la promulgation de la loi, définir un calendrier de transfert de ses activités d'exploitation et de maintenance d'outillages.

Assurer le transfert des activités d'outillage

Le principe du transfert des activités d'outillage, portant sur les matériels et sur les contrats de travail des salariés affectés à ces activités, constitue le cœur de la réforme. Ses modalités, mises en œuvre par les instances de direction du port, feront l'objet d'un traitement adapté à chaque établissement portuaire. Les salariés, qui sont les premiers concernés, seront consultés dans le cadre d'une concertation conduite localement et organisée en liaison avec les organisations syndicales. Tous les employés des ports se verront proposer un emploi en adéquation avec leurs qualifications.

Les transferts devront ainsi intervenir dans un cadre transparent permettant le dialogue entre le port autonome, les entreprises intéressées et les personnels concernés. Ces derniers bénéficieront, dans le respect des dispositions légales, de l'application de la convention collective de l'entreprise d'accueil.

Faire évoluer les missions des ports

Le transfert des activités d'outillage conduira les ports à se recentrer sur leurs missions régaliennes (police portuaire notamment), les infrastructures et les ouvrages d'accès et leur entretien, ainsi que l'aménagement du domaine portuaire.

Une meilleure prise en compte par les ports de leurs dessertes terrestres, dont ils deviendront pleinement responsables, dans la continuité du transfert des voies ferrées portuaires, doit permettre d'atteindre l'objectif, fixé par le Grenelle de l'environnement, de doublement des parts modales des modes massifiés (ferroviaires et fluviaux). Entre 15 et 20% du transport intérieur de marchandises est constitué des pré et post-acheminements portuaires et moins de 15% de ces acheminements se font par des modes massifiés, soit moitié moins qu'en Europe du Nord. L'atteinte de cet objectif contribuera donc fortement à l'objectif d'augmentation de 25% de la part modale des modes non routiers.

La réforme renforcera par ailleurs le rôle d'aménageur du port en le plaçant au cœur de ses missions. La remise en pleine propriété de leur domaine aux ports leur donnera les moyens d'une gestion foncière plus efficace. Le renforcement de ce rôle passera par une évolution des relations entre les ports et les territoires sur lesquels ils sont implantés pour faire des ports des acteurs à part entière du développement local.

Un plan d'investissement à la hauteur de nos ambitions

Pour être pleinement efficace et offrir aux ports les moyens d'affronter à armes égales la concurrence européenne, le plan de relance comprend une politique volontariste d'investissement traduisant l'ambition du Gouvernement pour les ports français.

Entretien des accès maritimes

Le rôle de l'Etat dans l'entretien des accès maritimes des ports tel que défini dans le code des ports maritimes sera renforcé, pour maintenir des conditions de concurrence équitables avec les autres ports européens.

Cette mesure sera accompagnée d'efforts de productivité pour le dragage des accès maritimes. Un programme pluriannuel d'amélioration de la productivité sera établi en regard des crédits prévus.

Investissements portuaires

L'objectif est d'aligner la situation des ports français sur celle de leurs concurrents d'Europe du Nord, qui investissent massivement dans leurs infrastructures. Une politique d'investissement sera élaborée par chaque place portuaire dans le cadre d'un projet stratégique. Ces projets permettront d'étudier le développement de nouvelles infrastructures d'envergure internationale à l'horizon 2020.

Les contrats de projets 2007-2013 prévoient déjà un montant sans précédent (245 M€) de participation de l'Etat aux investissements des ports autonomes et s'inscrivent dans la dynamique engagée depuis 2000. La réforme portuaire permettra des investissements complémentaires tels que l'achèvement de Port 2000 au Havre, le projet Fos 3XL et les extensions futures des terminaux à conteneurs de Marseille-Fos ainsi que des programmes de remise à niveau des infrastructures existantes.

Investissements de dessertes terrestres

Les investissements de dessertes terrestres des ports autonomes, notamment ferroviaires et fluviales, qui sont inscrits aux CPER 2007-2013 seront réalisés prioritairement pour accompagner leur développement.

Le Gouvernement veillera à améliorer la desserte fluviale des ports et notamment celle de Port 2000 au Havre. Il s'attachera également à la mise en œuvre d'une exploitation optimisée des voies ferrées portuaires, dont les ports autonomes ont acquis la pleine maîtrise, et aux investissements qui y sont nécessaires.

Enfin, au-delà du périmètre immédiat des ports, les décisions qui seront prises en application du Grenelle de l'environnement pour favoriser le développement du transport ferroviaire et fluvial conduiront également à l'amélioration de la desserte des ports par les modes massifiés. Les contournements de Paris et de Lyon, la réalisation d'une continuité Le Havre - Amiens seront, à ce titre, étudiés pour faciliter le développement de l'hinterland ferroviaire des ports du Havre, de Rouen et de Marseille.

Moderniser la gouvernance des ports

Pour accompagner cette évolution de leurs missions, la gouvernance des ports sera modernisée afin de permettre un pilotage efficace. Pour définir la stratégie du port, les instances de gouvernance réserveront une place renforcée aux collectivités locales aux côtés de l'Etat.

Ces instances de gouvernance s'appuieront sur les avis d'un conseil de développement durable associant l'ensemble des parties prenantes (acteurs économiques, collectivités, représentants des salariés, ONG) afin de mettre en œuvre des politiques intégrées prenant en compte les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement des ports. La réforme doit faire des grands ports des outils de mise en œuvre des politiques publiques du développement durable.

Enfin, les relations des ports avec l'Etat seront modernisées, avec la mise en place d'une contractualisation sur la base d'objectifs stratégiques partagés. La coordination entre ports d'une même façade maritime (tels les ports autonomes de Nantes-St-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux sur la façade atlantique) ou situés sur un même axe fluvial (ports autonomes du Havre, de Rouen et de Paris) sera mise en œuvre.






Annexes



Plan de relance des ports français
Document remis aux partenaires
reçus par Dominique BUSSEREAU le 15 janvier 2008

La compétitivité des grands ports français par rapport à leurs concurrents de la Mer du Nord et de la Méditerranée est en décroissance continue. Sur le secteur des conteneurs qui affiche des croissances supérieures à 5% par an en Europe, leur part de marché a ainsi été divisée par deux en moins de vingt ans.

L'enjeu d'une restauration de la compétitivité des ports autonomes français est majeur pour l'emploi, notamment dans le domaine de la logistique associée au transport, en plein développement. Il est aussi essentiel au regard de la politique de report modal liée à la lutte contre les changements climatiques. L'importance de ces enjeux a conduit le Président de la République, dans le cadre des conclusions du Grenelle de l'environnement, à demander qu'un plan de relance des ports français soit rapidement engagé.

Des réformes sont intervenues depuis une quinzaine d'années notamment:

  • la réforme des dockers conduite en 1992 a été un puissant facteur de modernisation dans la manutention portuaire;
  • la mise en place de conventions d'exploitation de terminal a intégré l'ensemble des activités de manutention (équipements, dockers et grutiers)
mais elles restent partielles et insuffisantes et il est indispensable de les prolonger après avoir mené une concertation approfondie avec tous les acteurs.

L'organisation du travail de manutention reste éclatée entre les entreprises (dockers) et les services d'outillage des ports autonomes (grutiers). Toutes les analyses le soulignent, l'absence d'unité de commandement sur les terminaux est l'une des principales causes du manque de productivité et de fiabilité de nos ports.

Une réforme de la gestion de l'outillage est donc indispensable. Il convient d'en fixer les modalités, en lien avec l'ensemble des parties concernées. Elle doit être conduite rapidement du fait de l'accélération des changements dans l'économie maritime et portuaire mondiale: conteneurisation croissante des marchandises, intégration verticale de toute la chaîne de transport autour des grands armements.

Pour être pleinement efficace, elle devra être accompagnée:

  • d'un recentrage des missions des ports sur leurs activités régaliennes, avec une compétence reconnue en matière d'aménagement du domaine portuaire;
  • d'un plan d'investissement ambitieux qui permette à nos ports d'affronter la concurrence européenne à armes égales;
  • d'une modernisation de la gouvernance des ports, professionnalisée et permettant une meilleure implication des collectivités locales.
L'ensemble de ces mesures, détaillées ci-dessous, constituera le plan de relance en faveur des ports français.

Améliorer la productivité de l'outil portuaire

La réforme, en prévoyant un transfert des activités d'outillage vers des opérateurs privés, simplifiera l'organisation de la manutention et donnera aux ports français les moyens de se mettre au niveau des autres ports européens.

Ce transfert dont les modalités seront définies, au cas par cas, en concertation avec les organisations syndicales permettra d'accroître fortement la productivité des opérations de manutention en simplifiant les chaînes de commandements.

Alors que nos ports ne traitaient en 2006 que 3,6 millions de conteneurs, l'objectif de 10 millions de conteneurs en 2015, qui correspond au programme de développement des infrastructures engagé, deviendra accessible, ce qui correspond à la création de plus de 30 000 emplois. Une offre portuaire compétitive en France entraînera pour les entreprises exportatrices une diminution de leurs délais de transport terrestre et donc de leurs coûts. Elle facilitera donc la capacité d'exportation. En raccourcissant les distances parcourues, elle contribuera à la diminution des émissions de gaz à effet de serre.

Le transfert des activités d'outillages facilitera enfin les investissements privés dans les ports maritimes en offrant une meilleure visibilité aux opérateurs. Ces investissements sont, dans le contexte de concurrence européenne, indispensables au développement des ports français.

Le délai de mise en œuvre du transfert sera fixé par voie législative. Chaque port autonome devra dans les six mois qui suivront la promulgation de la loi définir un calendrier de transfert de ses activités d'exploitation et de maintenance d'outillages.

Assurer le transfert des activités d'outillage

Le principe du transfert des activités d'outillage, portant sur les matériels et sur les contrats de travail des salariés affectés à ces activités, constitue le cœur de la réforme. Les modalités de sa mise en œuvre feront l'objet d'un traitement adapté à chaque établissement portuaire et seront mises en œuvre par les instances de direction du port. Les salariés, qui sont les premiers concernés, seront consultés dans le cadre d'une concertation conduite localement et organisée en liaison avec les organisations syndicales. Tous les employés des ports se verront proposer un emploi en adéquation avec leurs qualifications.

Les transferts devront ainsi intervenir dans un cadre transparent permettant le dialogue entre le port autonome, les entreprises intéressées et les personnels concernés. Ces derniers bénéficieront, dans le respect des dispositions légales, de l'application de la convention collective de l'entreprise d'accueil.

Faire évoluer les missions des ports

Le transfert des activités d'outillage conduira les ports à se recentrer sur leurs missions régaliennes (police portuaire notamment) les infrastructures et les ouvrages d'accès et leur entretien, ainsi que l'aménagement du domaine portuaire.

Une meilleure prise en compte par les ports de leurs dessertes terrestres, dont ils deviendront, dans la continuité du transfert des voies ferrées portuaires, pleinement responsables, doit permettre d'atteindre l'objectif, fixé par le Grenelle de l'environnement, de doublement des parts modales des modes massifiés. Entre 15 et 20% du transport intérieur de marchandises est constitué des pré et post-acheminements portuaires et moins de 15% de ces acheminements se font par des modes massifiés soit moitié moins qu'en Europe du Nord. L'atteinte de cet objectif contribuera donc fortement à l'objectif d'augmentation de 25% de la part modale des modes non routiers.

La réforme renforcera le rôle d'aménageur du port en le plaçant au cœur de ses missions. La remise en pleine propriété de leur domaine aux ports autonomes leur donnera les moyens d'une gestion foncière plus efficace. Le renforcement de ce rôle passera par une évolution des relations entre les ports et les territoires sur lesquels ils sont implantés pour faire des ports des acteurs à part entière du développement local.

Un plan d'investissement à la hauteur de nos ambitions

Pour être pleinement efficace et offrir aux ports les moyens d'affronter à armes égales la concurrence européenne, le plan de relance comprend une politique volontariste d'investissement traduisant l'ambition du Gouvernement pour les ports français.
Entretien des accès maritimes
Le rôle de l'Etat dans l'entretien des accès maritimes des ports tel que défini dans le code des ports maritimes sera renforcé, pour maintenir des conditions de concurrence équitables avec les autres ports européens.

Cette mesure sera accompagnée d'efforts de productivité pour le dragage des accès maritimes. Un programme pluriannuel d'amélioration de la productivité sera établi en regard des crédits prévus.

Investissements portuaires
L'objectif est d'aligner la situation des ports français sur celle de leurs concurrents d'Europe du Nord, qui investissent massivement dans leurs infrastructures. Une politique d'investissement sera élaborée par chaque place portuaire dans le cadre d'un projet stratégique. Ces projets permettront d'étudier le développement de nouvelles infrastructures d'envergure internationale à l'horizon 2020.

Les contrats de projets 2007-2013 prévoient déjà un montant sans précédent (245 M€) de participation de l'Etat aux investissements des ports autonomes et s'inscrivent dans la dynamique engagée depuis 2000. La réforme portuaire permettra des investissements complémentaires tels que l'achèvement de Port 2000 au Havre, le projet Fos 3XL et les extensions futures des terminaux à conteneurs de Marseille-Fos ainsi que des programmes de remise à niveau des infrastructures existantes.

Investissements de dessertes terrestres
Les investissements de dessertes terrestres des ports autonomes, notamment ferroviaires et fluviales, qui sont inscrits aux CPER 2007-2013 seront réalisés prioritairement pour accompagner leur développement.

Le Gouvernement veillera à améliorer la desserte fluviale des ports et notamment celle de Port 2000 au Havre. Il s'attachera également à la mise en oeuvre d'une exploitation optimisée des voies ferrées portuaires, dont les ports autonomes ont acquis la pleine maîtrise, et aux investissements qui y sont nécessaires.

Enfin, au-delà du périmètre immédiat des ports, les décisions qui seront prises en application du Grenelle de l'environnement pour favoriser le développement du transport ferroviaire et fluvial conduiront également à l'amélioration de la desserte des ports par les modes massifiés. Les contournements de Paris et de Lyon, la réalisation d'une continuité le Havre - Amiens seront à ce titre étudiés pour faciliter le développement de l'hinterland ferroviaire des ports du Havre, de Rouen et de Marseille.

Moderniser la gouvernance des ports

Pour accompagner cette évolution de leurs missions, la gouvernance des ports autonomes sera modernisée afin de permettre un pilotage efficace. Pour définir la stratégie du port, les instances de gouvernance réserveront une place renforcée aux collectivités locales au côté de l'État.

Ces instances de gouvernance s'appuieront sur les avis d'un conseil de développement durable associant l'ensemble des parties prenantes (acteurs économiques, collectivités, représentants des salariés, ONG) afin de mettre en œuvre des politiques intégrées prenant en compte les aspects économiques, sociaux et environnementaux du développement des ports. La réforme doit faire des ports autonomes des outils de mise en œuvre des politiques publiques du développement durable.

Enfin, les relations des ports avec l'État seront modernisées, avec la mise en place d'une contractualisation sur la base d'objectifs stratégiques partagés. La coordination entre ports d'une même façade maritime (tels les ports autonomes de Nantes-St-Nazaire, La Rochelle et Bordeaux sur la façade atlantique) ou situés sur un même axe fluvial (ports autonomes du Havre, de Rouen et de Paris) sera mise en œuvre.

Concertation

Dès à présent, une concertation de l'ensemble des parties prenantes est engagée d'abord au niveau national, puis dans chaque port autonome métropolitain. Cette concertation qui permettra d'aborder l'ensemble des questions et de tenir compte de toutes les propositions qui seront avancées, sera close par une table ronde que présidera M Dominique BUSSEREAU, secrétaire d'Etat chargé des transports. Les conclusions de la table ronde permettront d'élaborer les dispositions d'un projet de loi sur la réforme portuaire que le Gouvernement déposera au printemps 2008 au Parlement.

Parallèlement, une réflexion sur l'avenir des ports relevant de l'Etat outre-mer sera confiée à une mission d'inspection, les conclusions en seront connues à l'été 2008.





Les parts de marché et la productivité des ports autonomes

Synthèse établie sur la base des Annexes III et IV du rapport IGF/CGPC
sur la modernisation des ports autonomes

Les trafics et parts de marché des ports autonomes

Note liminaire: dans cette partie sont présentés synthétiquement les tonnages et les évolutions globales des trafics portuaires (entrées et sorties cumulées), regroupés par grands conditionnements (vracs liquides, vracs solides, conteneurs, autres marchandises diverses). Ils portent sur les ports français et européens regroupés par façades (Manche-Mer du Nord, Atlantique, Méditerranée - cf. partie VI de l'annexe). Le poids relatif des grands ports traduit à la fois l'évolution de la compétitivité propre de chaque port (la «part de marché» traditionnelle) et les évolutions conjoncturelles ou structurelles des différentes filières industrielles, agro-alimentaires ou logistiques des hinterlands des ports. Par ailleurs, certains ports (privés notamment) refusent de communiquer leurs données de trafic, de même que les ports de transbordement méditerranéens.

Les données qui suivent, et a fortiori les variations qu'elles traduisent, sont donc à prendre avec une certaine prudence.

Vue d'ensemble

1 Source: DTMRF sur la base de données collectées auprès de 51 grands ports européens. On notera que la liste de référence des ports (figurant en partie VI) est plus large que celle retenue pour l'indicateur de performance du programme transports terrestres et maritimes en LOLF (35 ports). Ceci explique les écarts constatés sur les parts de marché (en moyenne de 3 points sur la période récente).
En dépit d'une croissance générale du trafic maritime en Europe, passé d'un total de 1 341 MT en 1989 à 2 134 MT en 20061 (+ 59,1 %), les performances des ports autonomes maritimes de la métropole se sont dégradées: si leur trafic global a augmenté sur la même période de 239 à 296 MT (+23,9 %), leur part a régressé de 17,8 à 13,9 %; cette régression est pour l'essentiel imputable à de réelles et importantes parts de marché sur les trafics conteneurs.

Tableau 1 - Evolution des trafics et des parts de marché des ports autonomes maritimes

en millions de
tonnes et %
1989 1994 Evol.
(%)
1999 Evol.
(%)
2004 Evol.
(%)
2005 Evol.
(%)
2006 Evol.
(%)
Trafic total 238,9 235,9 -1,3 254,3 7,8 282,1 11,0 290,2 2,9 296,4 2,1
Part de marché (%) 17,8 15,9 -11,0 15,4 -3,1 14,3 -7,1 14,2 -0,9 13,9 -1,8
Trafic “liquides” 143,5 146,0 1,8 149,3 2,3 159,6 6,9 167,1 4,7 169,7 1,5
Part de marché (%) 26,4 25,9 -1,9 25,8 -0,7 24,0 -7,0 24,0 0,0 23,8 -0,8
Trafic “solides” 59,0 53,7 -8,9 66,0 22,8 64,5 -2,2 65,6 1,6 66,4 1,2
Part de marché (%) 17,3 14,4 -16,8 16,4 14,1 15,1 -8,4 15,2 1,1 15,3 0,5
Trafic “conteneurs” 16,7 15,4 -7,6 23,3 51,3 35,4 51,8 35,0 -1,1 35,6 1,7
Part de marché (%) 11,7 7,7 -34,5 7,3 -4,9 7,2 -1,5 6,6 -8,0 6,2 -5,7
Trafic “divers hors conteneurs” 19,7 20,7 5,5 15,7 -24,3 22,6 44,3 22,6 -0,2 24,7 9,4
Part de marché 10,9 10,2 -6,4 7,0 -31,1 9,0 27,9 8,7 -2,8 8,9 1,6
Source: MEDAD DTMRF - hors PAG et PALR



Source: MEDAD DTMRF - hors PAG et PAL


Trafic par port

Parmi les ports autonomes maritimes, Marseille et Le Havre se détachent nettement en termes de trafic. Si pour les vracs liquides et solides, le premier l'emporte sur le second, les activités du Havre comportent des marchandises plus diverses, notamment avec l'importance croissante du trafic de conteneurs.

Dunkerque et Nantes Saint-Nazaire occupent une position intermédiaire, avec toujours une prédominance de vracs, alors que Calais (port décentralisé et non port autonome) est dédié presque uniquement au trafic trans-Manche. C'est également le cas de Rouen, dont les activités sont les plus variées parmi les grands ports français.

Enfin, Bordeaux et La Rochelle sont nettement en retrait.


Tableau 3 - Trafic des grands ports maritimes français par activité en 2006

en millions de tonnes Total Vracs
liquides
Vracs
solides
Conteneurs Ro-Ro3 Autres
MD
4
Dunkerque 56,6 14,1 27,9 1,7 11,0 1,8
Calais 41,7 0,6 0,0 0,0 41,0 0,1
Le Havre 73,8 47,5 3,7 21,1 1,5 0,0
Rouen 23,3 12,2 8,1 1,4 0,2 1,4
Nantes Saint-Nazaire 34,4 23,4 8,2 1,5 0,6 0,7
La Rochelle 7,3 2,7 3,7 0,1 0,0 0,9
Bordeaux 8,2 5,0 2,3 0,6 0,0 0,3
Marseille 100,0 67,4 16,2 9,3 4,1 3,0
Ensemble ports autonomes et Calais 345,3 173,0 70,1 35,7 58,4 8,2
Ensemble ports européens 2 133,6 713,8 433,8 569,4 278,3
Part de marché des PA + Calais 16,2% 24,2% 16,2% 6,3% 23,9%
Source: MEDAD DTMRF

2 Sur les tableaux suivants, la courbe claire est relative au trafic et la courbe foncée à la part de marché
3
De l'anglais Roll on - Roll off: navires dont les opérations de transbordement s'effectuent par des rampes d'accès, et non à l'aide de grues.
4 Marchandises diverses.
5 Les données par activités sur longue période du port autonome de La Rochelle ne sont pas disponibles
Le graphique suivant montre l'évolution des parts de marché des ports autonomes maritimes français par façade: l'ensemble Dunkerque, Le Havre et Rouen pour la Manche / Mer du Nord («range Nord»), Nantes Saint-Nazaire et Bordeaux pour l'Atlantique5, et Marseille pour la Méditerranée.

Sur le «range Nord», la part de marché des ports autonomes français s'effrite; sur la période la plus récente (depuis 2001), cette évolution est essentiellement due au port du Havre et aux conteneurs, la part de marché de Rouen étant stabilisée, et celle de Dunkerque progressant légèrement (vracs solides et Ro-Ro3).

Sur la façade atlantique, tant le trafic limité (moins de 10 % de l'ensemble des ports européens) que le faible nombre de ports expliquent l'évolution plus heurtée de la part de marché de Nantes Saint-Nazaire et Bordeaux.

Enfin, la part de marché de Marseille est en régression quasi-continue sur l'ensemble de la période sous revue, la légère croissance des deux dernières années étant due à une meilleure orientation des trafics de vracs solides et, dans une moindre mesure, des vracs liquides (cf. infra).


Graphique 4 - Evolution des part de marché des ports autonomes maritimes par façade (trafic total)


Source: MEDAD DTMRF - hors PAG et PAL

Enfin, les deux tableaux suivants montrent l'évolution des trafics par activité des deux ports autonomes principaux, Marseille et Le Havre, ainsi que celle de leurs parts de marché sur leurs façades respectives. Sur longue période, ces dernières régressent, la baisse étant nettement plus sensible pour Marseille que pour le Havre. Au cours des deux dernières années, en revanche, Marseille est parvenu à stabiliser sa part de marché, alors qu'au Havre, tant le trafic que la part de marché baissent.


Tableau 5 - Evolution des trafics et des parts de marché du port autonome de Marseille

en millions
de tonnes et %
1989 1994 Evol. (%) 1999 Evol. (%) 2004 Evol. (%) 2005 Evol. (%) 2006 Evol. (%)
Trafic total 93,4 91,1 -2,5 90,3 -0,9 94,1 4,2 96,5 2,6 100,0 3,6
Part de marché (%) 23,6 20,9 -11,2 18,0 -13, 15,4 -14,7 15,5 0,7 15,6 0,6
Trafic “liquides” 68,6 67,5 -1,7 63,6 -5,7 63,3 -0,6 65,7 3,9 67,4 2,7
Part de marché (%) 32,8 32,2 -1,8 29,8 -7,6 26,0 -12,5 26,6 2,2 26,8 0,7
Trafic “solides” 14,2 13,6 -4,3 13,8 1,5 15,0 8,7 15,4 2,7 16,2 5,3
Part de marché (%) 21,1 19,0 -10,3 17, -9,6 16,9 -1,3 17,1 0,8 18,0 5,3
Trafic “conteneurs” 5,4 4,7 -12,5 6,6 39,7 9,0 37,0 8,8 -1,8 9,3 5,5
Part de marché (%) 18,8 10,7 -43,3 6,9 -35,2 5,9 -15,2 5,5 -6,4 5,5 -0,6
Trafic “divers hors conteneurs” 5,3 5,3 1,3 6,3 18,5 6,9 9,1 6,7 -3,2 7,1 6,1
Part de marché (%) 13,7 11,2 -18,1 10,8 -3,3 10,4 -3,8 9,8 -6,0 9,8 -0,1
Source: MEDAD DTMRF


Tableau 6 - Evolution des trafics et des parts de marché du port autonome du Havre

en millions de tonnes et % 1989 1994 Evol. (%) 1999 Evol. (%) 2004 Evol. (%) 2005 Evol. (%) 2006 Evol. (%)
Trafic total 52,3 54,4 4,1 63,9 17,6 76,2 19,2 75,0 -1,5 73,8 -1,6
Part de marché (%) 6,4 5,9 -7,5 6,4 6,9 6,4 0,0 6,0 -5,6 5,6 -6,3
Trafic “liquides” 33,5 38,0 13,5 42,2 11,1 47,8 13,2 46,8 -2,0 47,5 1,5
Part de marché (%) 12,9 13,6 5,9 14,5 6,1 14,1 -2,8 13,0 -7,5 12,8 -1,2
Trafic “solides” 6,5 3,9 -40,8 5,5 42,6 4,4 -20,7 4,8 10,9 3,7 -24,5
Part de marché (%) 2,8 1,5 -46,5 2,0 36,2 1,5 -24,9 1,7 11,7 1,3 -25,7
Trafic “conteneurs” 8,9 8,3 -7,1 12,8 55,1 21,6 68,2 21,1 -2,2 21,1 0,2
Part de marché (%) 8,3 5,6 -32,8 6,1 8,6 6,7 10,7 6,0 -10,4 5,5 -7,8
Trafic “divers hors conteneurs” 3,3 4,3 27,8 3,4 -20,8 2,5 -27,3 2,3 -7,5 1,5 -32,2
Part de marché (%) 2,5 2,9 15,3 2,2 -24,7 1,4 -35,7 1,3 -9,8 0,8 -37,4
Source: MEDAD DTMRF


Productivité des terminaux à conteneurs

6 L'étude du BIPE, «Les acteurs majeurs de la manutention portuaire en Europe» qui présente des données relatives à l'année 2000, a été annexée au rapport Smagghe (conseil général des ponts et chaussées - 2002)
7 Terminal non précisé: il s'agit vraisemblablement de Port 2000
La mission, n'ayant pu réaliser d'enquête approfondie sur ce point, a collecté certaines informations communiquées par des professionnels et cabinets d'étude. Nonobstant le caractère partiel de ces informations et, selon leur origine, leur manque de cohérence, ces données montrent que les ports français sont mal situés. Seul le nouveau terminal de Port 2000 se rapproche des standards internationaux.

1) Une étude6 commandée par le ministère en charge des ports sur la production moyenne d'un portique donne des indications éclairantes, même si elles sont un peu anciennes (données 2000):

Tableau 7 - Productivité d'un portique à conteneurs


Marseille Le Havre (avant Port 2000) Valence Anvers
Nombre de mouvements par heure 23 19
34
Temps de fonctionnement du portique par an 2000 heures 2400 heures 3600 heures 4000 heures
Production annuelle d'un portique 46000 mouvements 38000 à 55000 mouvements 76000 mouvements 108000 à 150000 mouvements
Source: BIPE et rapport Smagghe

2) Un rapport récent de la CCI de Marseille-Provence fait état des données suivantes:

Tableau 8 - Eléments d'appréciation de la productivité horaire rapportée au temps d'escale à quai du navire

Ports Mouvements par heure et par navire Heures travaillées par jour
Marseille - Est (Mourepiane) 20 18
Marseille - Fos 50 21
Le Havre7 90 24
Hambourg 110 24
Shanghai 150 24
Source: CCI de Marseille-Provence à partir de données CMA-CGM

3) Une troisième étude interne, réalisée par le port autonome de Marseille en 2006 et actualisant une étude de l'observatoire des coûts de passage portuaire de 2003, fournit des indications complémentaires et plus récentes.

Tableau 9 - Productivité horaire à quai de l'escale et coût au mouvement des portiques à conteneurs

Ports Nombre de
mouvements
par heure et
par navire
Coût au
mouvement
(en €)
en 2003
(facturé au
client par EVP)
Marseille 41 95
Barcelone 41 75
Valence 41 75
Gênes 46 70
Le Havre 55 75
Zeebrugge 82 50
Anvers 82 50
Brême 90 85
Hambourg 90 85
Rotterdam 90 75
Source: PAM et observatoire des coûts de passage portuaire

Le nombre de mouvements par heure d'escale du navire à quai, seule donnée véritablement représentative pour l'armateur, dépend du nombre de portiques mis en œuvre pour charger et décharger le navire (un portique effectuant de l'ordre de 20, voire 30 mouvements par heure).

Pour 90 mouvements (ports d'Europe du Nord), il y a en moyenne 3 à 4 portiques. Pour mémoire, dans certains grands ports asiatiques, le nombre de mouvements par heure peut s'élever à 150 avec 5 portiques (avec des pointes supérieures à 200).

D'autres considérations entrent en jeu aux yeux des armateurs pour apprécier, non seulement la productivité du terminal, mais celle de l'ensemble du séjour au port, accès maritimes inclus: les temps d'attente éventuels (congestion portuaire, manques de postes à quai, etc…), les temps non productifs d'immobilisation des navires (temps de navigation sur les chenaux extérieurs des ports, plus importants pour les ports d'estuaire que pour les ports côtiers, temps de passage des écluses). Le volume et la richesse du fret chargé ou déchargé dans le port sont également des critères d'appréciation et des éléments déterminants pour l'armateur.

Ainsi, le nombre de mouvements par heure d'escale des navires ne traduit qu'imparfaitement le rendement pour le client: ainsi les ports de Marseille, Gênes, Valence et Barcelone font état d'un nombre de mouvements théoriques par heure voisin, mais celuici est en réalité plus faible (inférieur à 30) pour Marseille après prise en compte du temps d'attente avant déchargement. Un rendement de 40 à 60 mouvements par heure - avec 2 à 3 portiques - en l'absence de temps d'attente est un optimum que l'on trouve dans ces ports de la Méditerranée.




Présentation des 7 ports autonomes


Port autonome de Marseille

Installations portuaires
Elles se répartissent sur deux sites géographiques:
  • les Bassins Est (Marseille) qui traitent principalement des trafics de passagers, de marchandises diverses;
  • les Bassins Ouest (Lavéra, Caronte, Port de Bouc, Port Saint Louis du Rhône) qui traitent principalement des trafics d'hydrocarbures, de vracs solides et de conteneurs.

Trafic
Le port de Marseille accuse en 2007 une baisse de 3,6% par rapport à l'année dernière avec un trafic de 96,4 Mt. Il reste très nettement le premier port de la façade méditerranéenne. Ce résultat est dû principalement à la baisse des entrées de vracs solides causée par l'arrêt pour maintenance des hauts fourneaux d'Arcelor-Mital qui expliquent à eux seuls les deux tiers de la baisse des trafics et par la mauvaise conjoncture qui affecte actuellement les trafics pétroliers. Les marchandises diverses progressent par contre de 6% et les conteneurs de 8,3%

Situation financière
Le chiffre d'affaires du port autonome de Marseille (PAM) poursuit sa progression en 2006 à 181 M€ pour un résultat net de 14,9 M€. L'effectif 2006 est de 1 489 personnes.

Fos 2XL
Le projet Fos 2XL consiste en la création de deux nouveaux terminaux spécialisés dans l'accueil des navires porte-conteneurs maritimes et fluviaux dans la darse 2 des bassins Ouest du Port Autonome de Marseille (PAM).
Le financement global du projet Fos 2XL est de 400 millions d'euros dont 206,4 millions d'euros d'investissements publics en infrastructure et 200 M€ d'investissements privés en superstructure. La participation de l'Etat est assurée par l'AFITF (Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France) pour un montant de 27,4 millions d'euros. Le port finance quant à lui 151 M€.

Les travaux de réalisation ont démarré en septembre 2007 pour s'achever au printemps 2009.
A compter de cette date, le PAM livrera le quai aux deux opérateurs retenus pour une mise en service 12 mois plus tard. Avant cette mise en service, l'aménagement et l'équipement des terminaux (construction des bâtiments administratifs, aménagement des chaussées, de l'éclairage, de la signalisation...) seront du ressort des opérateurs, en tant que maître d'ouvrage.
La création de ces deux terminaux devrait, à l'horizon 2009, accroître la capacité d'accueil du PAM de 600 000 à 2,1 millions de conteneurs équivalents vingt pieds (EVP) et le repositionner parmi les autres grands ports européens et mondiaux.
Par ailleurs, l'intégration des deux terminaux dans la zone logistique de «Fos distribution» leur permettra de bénéficier d'une desserte quadrimodale mer-fer-fleuve-route.
Le projet Fos 2XL devrait générer environ 4 500 emplois directs ou indirects.

Par ailleurs, le port a lancé en novembre 2007 l'appel à projets visant à désigner les opérateurs portuaires de standard international qui exploiteront les 2 futurs terminaux à conteneurs Fos 3XL et Fos 4XL.

Si l'ensemble des procédures administratives aboutit (débat public, enquête publique, autorisation ministérielle), les travaux d'infrastructures pourront être engagés en 2010 et permettre une mise en exploitation en 2014.
Le Port de Marseille-Fos bénéficiera alors d'une capacité de traitement supérieure à 4 millions de conteneurs par an, Fos 2XL compris, soit potentiellement 6 fois plus que le trafic actuel du terminal à conteneur de Fos (700 000 conteneurs).


Port autonome du Havre

Situé à l'entrée de l'estuaire de la Seine, le port est accessible par un chenal extérieur d'une longueur de 12 km creusé sur 300 mètres de large, à la côte de -15,50 mètres par rapport au niveau des plus basses mers. Les pétroliers de très grand tirant d'eau accèdent au port d'Antifer situé à une vingtaine de kilomètres au nord du Havre.

Dessertes
Le port du Havre a mis l'accent sur un important programme de développement des infrastructures terrestres afin d'éviter que la croissance du trafic ne se porte exclusivement sur la voie routière. Les modes fluvial et ferroviaire desservant l'hinterland sur courte, moyenne et longue distance font l'objet d'aménagements significatifs, afin de relier les plus grands centres urbains européens par la voie d'eau ou par le ferroviaire.

Trafics
Evolution du trafic
En 2007, le trafic s'est établi à 78,8 Mt, soit une progression de 6,6% par rapport à 2006. La croissance du trafic a été portée par l'activité conteneurs (+25%) avec 2,6 millions d'EVP et 26,4Mt.

Principales caractéristiques du trafic
Cinquième port européen en tonnages, les trafics du port du Havre sont principalement constitués de produits pétroliers (importations de pétrole brut et trafics de produits raffinés en relation directe avec les raffineries de la basse Seine) et de marchandises diverses conteneurisées.
A noter qu'avec 26,4Mt en 2007, le Havre est le premier port à conteneurs français bien que restant toutefois le plus petit des grands ports à conteneurs européens.
80% des trafics sont réalisés à l'export.

Situation financière
Le chiffre d'affaires 2006 du port autonome du Havre progresse légèrement (environ 1%) à 185 M€ pour un résultat net de 6,5 M€. L'effectif 2006 est de 1 475 personnes.

Port 2000
L'essor des échanges maritimes de marchandises et leur acheminement par les porteconteneurs “géants”, transportant plus de 6 000 conteneurs, conduisent à concentrer les mouvements de ces navires sur un nombre limité d'escales en Europe. Le projet “Port 2000” a pour ambition de renforcer la position de ce port dans le club restreint des très grands ports européens pour les marchandises conteneurisées.

  • Etat d'avancement du projet:
Les digues, le chenal d'accès, 4 postes à quai, ainsi que les dessertes ferroviaires, fluviales et routières ont été réalisés dans le cadre de la 1ère phase de Port 2000 et mis en service en avril 2006.

La réalisation des postes à quai 5 à 10 de Port 2000, qui s'inscrit dans la continuité de la première phase, est inscrite au Contrat de Projets État-Région (CPER) 2007-2013. Le financement de cette deuxième phase est assuré par l'Etat à hauteur de 62 millions d'euros et par le port autonome du Havre à hauteur de 253 millions d'euros. Cette phase de construction des 6 postes à quai sera accompagnée par la réalisation des dessertes routières et ferroviaires (évaluée à 43,3 M€) permettant d'accompagner l'augmentation du trafic et d'améliorer la fluidité et la sécurité des trafics en séparant les flux de transit des flux propres de Port 2000; elles seront réalisées en fonction de la montée en puissance des trafics routiers et ferroviaires.

Fin 2009, 10 postes à quai seront ainsi mis en service.

Port 2000 comptera à terme 12 postes à quai sur une longueur totale de plus de 4 km.

  • Accompagnement environnemental du projet:
La première et la deuxième phase de port 2000 ont fait l'objet d'études d'impacts qui ont permis de définir puis de mettre en place les mesures compensatoires et d'accompagnement de ce projet.
Pour la première phase de Port 2000, ces mesures représentaient un montant de 45,7M€ pour la réalisation de travaux et d'études.

Pour la deuxième phase de Port 2000, l'étude d'impacts a permis de montrer qu'aucun impact majeur ni même modéré n'était à attendre des travaux ou de l'exploitation de cette deuxième phase de Port 2000. Cependant, afin de développer l'engagement environnemental de Port 2000, le Port Autonome du Havre a décidé d'adopter un programme de mesures environnementales pour un montant fixé à 4,57 M€.


Port autonome de Bordeaux

Le port autonome de Bordeaux est un port d'estuaire présent sur plusieurs sites:
  • en rive gauche de la Gironde: les sites du Verdon (marchandises conteneurisées) et de Pauillac (hydrocarbures et appontement Airbus);
  • en rive droite de la Gironde: le site de Blaye (céréales);
  • au confluent de la Dordogne et de la Garonne: le site d'Ambès (hydrocarbures et autres vracs liquides);
  • en rive droite de la Garonne: le site de Bassens (vracs solides, liquides, marchandises diverses);
  • en rive gauche de la Garonne: le site de Bordeaux Nord ( accueil des navires de croisière).

Trafic
Le port autonome de Bordeaux a égalé en 2007 son trafic de l'année précédente,à 8,3 Mt. Ce résultat est intervenu malgré une baisse des céréales et des hydrocarbures grâce à la progression des conteneurs et de divers trafics, et en particulier des engrais, des produits papetiers et des matériaux de construction.

Situation financière
Le port autonome de Bordeaux maintient sa situation financière de manière satisfaisante, avec notamment un souci constant de maîtrise des charges, le chiffre d'affaire 2006 s'élève à 32,8 M€ pour un résultat net de 4 M€. L' effectif 2006est de 428 personnes.


Port autonome de Dunkerque

Dessertes
Dunkerque est parmi les grands ports européens celui dont la part modale du fer dans les pré-post acheminements est la plus importante (la part modale du fer atteint 55% contre 33% pour la route et 12% pour la voie d'eau).

Trafics
Avec 57,1 Mt en 2007, le port autonome de Dunkerque réalise un trafic en légère progression par rapport à 2006, après deux années de hausse importante (+ de 10 %).

Dunkerque est le deuxième port européen pour l'importation de minerais (13Mt). Le port demeure toutefois en retrait sur le marché du trafic de conteneurs alors que tous les grands ports du Nord sont tirés par la croissance de ce marché. Il a, en outre, subi les conséquences du cyclone Dean, en Martinique, qui a fortement pénalisé le trafic de bananes (trafic conteneurisé).

Situation financière
Les résultats du port autonome de Dunkerque sont stables et satisfaisants. Le chiffre d'affaire est de 75 M€ en 2006 pour un résultat net de 7 M€. L'effectif 2006 est de 520 personnes.


Port autonome de la Rochelle

Création du port autonome de la Rochelle
Par décret du 20 décembre 2004, l'État a décidé de placer le port de La Rochelle sous le régime des ports autonomes à compter du 1er janvier 2006.

Trafic
Le bilan d'activité de l'année 2006, date du changement de statut du port autonome de La Rochelle est très satisfaisant. A fin 2006, le trafic affiche une hausse de 6,3 % par rapport à 2005, pour s'établir 7,3 Mt. Il s'agit d'une des meilleures années du port, en particulier pour les importations.
2007 a vu également une hausse du trafic (+2,4% à 7,5 Mt) dont la dynamique devrait se poursuivre en 2008.

Situation financière
Grâce à la bonne tenue du trafic, l'ensemble de la situation financière du port autonome de La Rochelle est satisfaisante, avec une dette faible et une progression continue du chiffre d'affaires. Celui-ci s'élève à 15,4 M€ en 2006 pour un résultat net de 0,5 M€. L'effectif est de 143 personnes en 2006.


Port autonome de Nantes St-Nazaire

Un port multispécialiste
1300 ha de terminaux spécialisés (moins de 2% du territoire estuarien):
  • Sites amonts (Nantes): produits forestiers, céréales, vracs industriels, marchandises diverses, sable, croisières;
  • Sites avals (Donges, Montoir de Bretagne et Saint-Nazaire): pétrole brut et raffiné, charbon, vracs industriels et agroalimentaires, céréales, gaz naturel liquéfié, conteneurs, marchandises diverses, roulier, sable, colis lourds, construction et réparation navale.
Trafic
Nantes Saint-Nazaire est le premier port français de la façade atlantique et l'un des premiers ports généralistes de l'arc atlantique européen avec un trafic de 34,1 Mt en 2007 (trafic multiplié par 3,4 depuis la création du port autonome en 1966).

La part du trafic énergétique (pétrole, gaz et charbon) est importante, avec plus de 70% du total du trafic. Les trafics non énergétiques comprennent les marchandises diverses, principalement conteneurs, trafic roulier et bois (1er port français), ainsi que les vracs solides, dont les trois composantes principales sont les aliments pour bétail (1er port français), le sable de mer et les céréales. Le port abrite le 1er terminal méthanier européen.

Situation financière
Le chiffre d'affaire 2006 s'élève à 72,6 M€ pour un résultat net de 7,8 M€. L'effectif 2006 est de 701 personnes.


Port autonome de Rouen

Trafics
Le trafic du port autonome de Rouen est de 22,2 Mt en 2007.

Principales caractéristiques du trafic:
  • 1er port européen pour l'exportation de céréales: Le PAR exporte annuellement entre 50 et 60% des céréales françaises avec un niveau annuel de tonnages exportés entre 5 et 6 millions de tonnes.
  • 1er centre européen de groupage-dégroupage sur l'axe nord-sud (Afrique, Océan Indien, Antilles...) grâce notamment à sa plate-forme logistique RVSL (Rouen Vallée de Seine Logistique ) contiguë au terminal à conteneurs et bénéficiant d'une desserte plurimodale (fer, fleuve, route).
  • 1er port français pour la farine , le sucre, le malt, le cacao et les engrais,
  • 1er port français pour les produits papetiers (pâtes à papier et bobines de papier)
  • 3ème port français pour les produits pétroliers raffinés: Les vracs liquides énergétiques représentent pratiquement la moitié du trafic du port.

Situation financière
Les bons résultats de trafic enregistrés en 2006, ont permis l'amélioration de la situation financière du port. Le chiffre d'affaire 2006 est de 62 M€ pour un résultat net de 7,9 M€.
L'effectif du port est de 575 personnes.



Les trafics des ports autonomes français en 2007

Le trafic total
Avec un trafic total de 304 millions de tonnes pour l'ensemble des ports autonomes français métropolitains, l'année 2007 se termine au même niveau que 2006.

(en millions de tonnes) trafic total
en 2006
trafic total
en 2007
évolution
en %
Dunkerque 56,6 57,1 0,9%
Le Havre 73,9 78,8 6,6%
Rouen 23,3 22,2 -4,6%
Nantes St Nazaire 34,4 34,1 -0,9%
Bordeaux 8,2 8,3 0,7%
Marseille 100,0 96,4 -3,6%
La Rochelle 7,3 7,5 2,4%
Total port autonomes français 303,8 304,4 0,2%

Marseille affiche une baisse de son trafic (-3,6%) imputable aux vracs liquides et solides que compense la hausse soutenue du port du Havre (+6,6%) qui profite de ses nouvelles infrastructures (Port 2000). Le trafic de Dunkerque, en légère hausse (0,9%), dépasse les 57 millions de tonnes. Nantes-Saint Nazaire connaît une légère baisse de 0,9% principalement centrée sur les vracs énergétiques. Bordeaux augmente son trafic de 100 000 tonnes au global grâce à la bonne tenue des conteneurs et des ciments. Rouen repasse sous la barre des 23 Mt tandis que La Rochelle maintient sa position sur les marchandises diverses.

On observe que les taux de croissance 2007 par rapport à l'année 2006 sont plus élevés pour nos principaux voisins européens que pour les ports autonomes français à l'exception toutefois du Havre qui bénéficie des investissements de Port 2000 avec les marchandises conteneurisées.








Le statut des ports autonomes maritimes

Les ports autonomes sont des établissement publics de l'État

Selon l'article L. 111-1 du code des ports maritimes, les ports autonomes sont des établissements publics de l'État, dotés de la personnalité civile et de l'autonomie financière, placés sous la tutelle du ministre chargé des ports maritimes et soumis au contrôle économique et financier de l'État.


Leurs missions sont encadrées par le principe de spécialité, à l'intérieur de leur circonscription

Les ports autonomes sont donc des personnes morales de droit public à vocation spéciale, rattachées à l'État et soumis à son contrôle administratif.

Le principe de spécialité implique que l'établissement public est habilité à exercer les fonctions spécifiques pour lesquelles il a été créé. La spécialité du port autonome consiste à «assurer la gestion d'un port ou d'un groupement de ports». Il est chargé, conformément à l'article L. 111-2 du code des ports maritimes, «des travaux d'extension, d'amélioration, de renouvellement et de reconstruction, ainsi que de l'exploitation, de l'entretien et de la police du port et de ses dépendances ainsi que de la gestion du domaine immobilier qui lui est affecté».

Ces missions sont exercées «à l'intérieur des limites de la circonscription du port», qui constitue sa zone d'action potentielle. Cette délimitation est sans incidence sur la propriété des terrains qu'elle renferme, ni sur la consistance de la domanialité publique.


Les modes de gouvernance actuels doivent être améliorés

L'administration du port autonome est assurée par un conseil d'administration (CA), assisté d'un directeur, sous le contrôle des autorités de tutelle de l'Etat et du contrôle financier.

La composition du conseil d'administration, qui représente l'organe de décision de l'établissement, est fixée par les articles L. 112-2 et R. 112-1 du code des ports maritimes. Il comporte 26 membres, pour moitié des représentants des CCI (2 membres), des collectivités territoriales (5), du personnel du port (5) et des ouvriers dockers (1), et pour moitié des représentants de l'État (3) et de personnes choisies parmi les usagers du port (3) ou en raison de leur compétence dans le domaine maritime et portuaire (7).

Le CA adopte le règlement intérieur et désigne, le cas échéant, un comité de direction, qui peut statuer par délégation sur les dossiers urgents. L'article R. 113-3 énumère les décisions du CA qui ne peuvent pas faire l'objet d'une délégation.

Le président du CA, élu parmi ses membres, exerce un contrôle permanent sur l'ensemble de la gestion du port autonome. Il veille à l'exécution des décisions prises par le conseil.

Le directeur de l'établissement, nommé par décret en conseil des ministres, est chargé d'appliquer les délibérations du CA et de gérer tous les emplois du personnel de l'établissement. Il représente l'établissement en justice et dans tous les actes de la vie civile, procède aux achats et passe les marchés, assure la gestion financière du port dont il est l'ordonnateur principal.

La tutelle de l'État sur les ports autonomes s'exerce notamment par la nomination du directeur par décret en conseil des ministres et par ses représentants au conseil d'administration. L'État désigne également un commissaire du Gouvernement et un contrôleur général économique et financier auprès de chaque établissement, pour inscrire la gestion des ports dans le cadre de la politique générale établie par le Gouvernement. L'Etat intervient aussi pour l'accord préalable à la réalisation de travaux nécessitant un concours financier de sa part.

Le contrôle financier s'exerce notamment par la présentation chaque année à l'approbation de l'autorité compétente des états prévisionnels de l'exercice suivant, concernant les dépenses et les recettes de l'exploitation et les opérations en capital (article L. 113-2 du code des ports maritimes).

Dans son rapport de juillet 2006, intitulé «Les ports français face aux mutations du transport maritime: l'urgence de l'action», la Cour des comptes préconise une réforme de la gouvernance des ports de façon à lutter contre la dilution des responsabilités et le manque d'opérationnalité des conseils d'administration. La Cour des comptes insiste notamment sur la nécessité de renforcer la présence des collectivités et de l'État et de réduire le nombre d'administrateurs pour construire une véritable «communauté d'objectifs et d'intérêts susceptible de fonder les projets de développement des ports».




Organisation de la manutention portuaire

Les opérations de manutention (chargement et déchargement des navires) sont effectuées dans les ports maritimes essentiellement par deux catégories de personnel: d'une part, les ouvriers dockers, salariés des entreprises de manutention et d'autre part, les grutiers et portiqueurs des ports autonomes ou des concessionnaires de l'outillage public.

Le régime du travail dans les entreprises de manutention portuaire, institué par la loi n° 47-1746 du 6 septembre 1947, a été profondément remanié par la loi n° 92-496 du 9 juin 1992 et par ses décrets d'application du 12 octobre 1992, codifiés au Livre V du code des ports maritimes.


Le régime de travail initial des dockers: l'intermittence

La législation de 1947, adaptée au caractère fluctuant du trafic portuaire, avait consacré le régime de l'intermittence de l'emploi des dockers, embauchés pour un shift (à la journée) ou une vacation (à la demi-journée) et tous titulaires d'une carte de garantie (dite carte G) de docker professionnel, leur assurant l'indemnisation du caractère aléatoire de leur emploi.

La gestion du système d'emploi des dockers était confiée à des organismes tripartites composés de représentants de l'État, des employeurs et des dockers: les bureaux centraux de la main d'oeuvre (BCMO), chargés de l'organisation de l'embauche, et la caisse nationale de garantie des ouvriers dockers (CAINAGOD), assurant l'indemnisation de l'inemploi des dockers professionnels grâce au versement de l'indemnité de garantie.


La réforme de 1992 ou la restructuration nécessaire de la manutention portuaire

Afin de s'adapter aux mutations de l'environnement technologique et économique et d'améliorer la compétitivité des ports, une révision du statut des dockers a été réalisée par la loi du 9 juin 1992.

Cette loi, ses textes d'application ainsi que la convention collective nationale de la manutention, conclue le 31 décembre 1993, ont contribué à la modernisation et la restructuration de ce secteur, en transformant les sociétés de manutention portuaire en entreprises à part entière, employeurs de personnels en salariés de droit commun «mensualisés» (contrat de travail à durée indéterminée) et non plus intermittents, aucune nouvelle carte G n'étant plus délivrée.

Cette réforme a également permis l'intégration de la profession dans le droit commun du travail et l'amélioration des conditions d'exercice du métier: professionnalisation du recrutement, développement des formations et des qualifications,etc.


La dichotomie organisationnelle du secteur de la manutention

Les ouvriers dockers employés par les entreprises de manutention partagent les opérations de manutention avec une autre catégorie de personnel, les conducteurs des engins de levage, grutiers et portiqueurs, qui demeurent salariés des ports autonomes. Toute opération de chargement ou déchargement des navires à quai nécessite donc une étroite collaboration entre ces deux catégories de personnel, qui relèvent de deux commandements distincts. Cette dichotomie est source d'inefficacité.

Dans son rapport de juillet 2006 intitulé «Les ports français face aux mutations du transport maritime: l'urgence de l'action», la Cour des comptes réitère le constat des dysfonctionnements liés à cette dualité de commandement et préconise qu'une réflexion soit engagée sur ce sujet pour restructurer l'organisation des ports français.




Les emplois portuaires
Résultats de l'enquête annuelle effectuée auprès des ports métropolitains

L'Insee classe les emplois portuaires en trois catégories selon leur degré de dépendance au port: les emplois directs, les emplois industriels ou indirects et les emplois induits. Les emplois directs sont ceux qui sont directement liés à l'accueil des navires et au chargement et déchargement de leurs cargaisons; les emplois indirects sont ceux qui sont générés par la transformation des marchandises acheminées par voie maritime sur les zones portuaires; enfin, les emplois induits sont ceux qui sont générés par les précédents dans les services et le commerce de détail de proximité dans les bassins d'emplois locaux.

Emplois directs
  • Il s'agit essentiellement des emplois des services de l'État, dont les services douaniers; des personnels des ports autonomes; des personnels liés aux professions portuaires (dockers, pilotage, remorquage, lamanage, armements, agences maritimes, transitaires, manutentionnaires), etc.
  • On dénombre environ 32 000 emplois portuaires directs dans les ports autonomes de métropole qui se répartissent selon les ports de la manière suivante:
PA Dunkerque 2045
PA Le Havre 10519
PA Rouen 2818
PA Nantes Saint Nazaire 2407
PA La Rochelle 1300
PA Bordeaux 1500
PA Marseille 11117


Total Ports Autonomes 31700

Emplois indirects

Les emplois portuaires indirects comprennent les emplois industriels (construction et réparation navale, industries implantées «les pieds dans l'eau» dont l'existence dépend étroitement de l'existence du port), et les emplois logistiques liés à l'acheminement des marchandises par les transporteurs terrestres et au traitement des marchandises en conteneurs.

Parmi les emplois industriels, on peut citer ceux liés au raffinage et à la pétrochimie, dont environ 85% de la capacité se trouve dans les ports, des unités de production de bioéthanol et de biodiesel, des industries mécaniques et aéronautiques, des unités de production d'électricité thermique, des fermes de production d'énergies renouvelables, comme des centrales éoliennes, une part importante de la sidérurgie française (trois quarts environ de la fonte et plus de la moitié de l'acier sont produits dans les sites portuaires), les industries des engrais, des cimenteries, les produits papetiers et forestiers, l'industrie agroalimentaire et agro-industrielle.
On dénombre au total près de 120 000 emplois portuaires indirects liés aux ports autonomes de métropole

Emplois induits
emplois générés par les activités directes et indirectes dans le secteur du commerce de détail et des services
Les emplois induits sont plus difficiles à dénombrer mais ils peuvent être évalués. Selon les critères retenus par l'Insee, 1/3 de la masse salariale distribuée aux salariés est dépensée sur place pour la consommation, le reste allant vers les impôts, les emprunts, l'épargne, etc. Cette masse salariale dépensée sur place génère environ 80 000 emplois supplémentaires.
Au total, ce sont environ 230 000 emplois directs, indirects et induits qui sont générés par les places portuaires des ports autonomes maritimes dans les bassins d'emplois locaux.




Synthèse du rapport (IGF/CGPC) sur la modernisation des ports autonomes

Principaux éléments de constat

La dégradation globale des parts de marché des ports autonomes français comme leur insuffisante compétitivité par rapport aux grands ports concurrents du «range Nord» et de la Méditerranée, particulièrement pour les conteneurs, ont fait l'objet de nombreux constats partagés par la mission. Celle-ci n'a pas encore observé d'améliorations significatives, du fait notamment des retards dans la réalisation des terminaux de Port 2000 au Havre ou du maintien d'une situation sociale conflictuelle à Marseille, qui rejaillit sur un grand nombre de ports.

Pourtant, des réformes intervenues depuis une quinzaine d'années montrent que des progrès de productivité sont possibles:
  • la réforme des dockers de 1992 a été un puissant facteur de modernisation dans la manutention portuaire. 90% des dockers (dont le nombre a été divisé par deux) sont aujourd'hui mensualisés et sont sous l'autorité des sociétés de manutention, sauf à Marseille où demeure un nombre élevé d'intermittents;
  • la mise en place à Dunkerque de nouveaux terminaux intégrant l'ensemble des activités de manutention (équipements, dockers et grutiers).

Cependant, l'organisation du travail de manutention reste éclatée entre les entreprises (dockers) et les services d'outillage des ports autonomes (grutiers), si bien que les évolutions amorcées avec la réforme de 1992 ne pourront produire tous leurs effets tant que l'ensemble des activités de manutention n'auront pas été intégrées au sein des entreprises, comme c'est le cas dans tous les grands ports européens. Cette réforme implique les équipements, les personnels et les modes de financement compte tenu de la sous-tarification actuelle des outillages publics.

Elle doit être conduite rapidement du fait de l'accélération des changements dans l'économie maritime et portuaire mondiale: conteneurisation croissante des marchandises, intégration verticale de toute la chaîne de transport autour des grands armements. L'enjeu d'un retour rapide à la compétitivité des ports autonomes français est très important en termes d'emplois, dans le domaine notamment de la logistique, en plein développement, associée au transport de la marchandise.

Enfin, à la différence des ports concurrents, l'État tend à se désengager financièrement de ses obligations, en matière d'entretien des accès maritimes et des grands investissements.

Propositions

La clarification des missions des établissements portuaires est prioritaire et prime sur la réforme de leur statut ou de leur gouvernance.

Les missions

Recentrage des ports autonomes sur:

  • les missions d'autorité publique (accès maritimes et écluses, réception et accueil des navires, police, sécurité, sûreté);
  • le développement, l'aménagement et la gestion du domaine portuaire (grandes infrastructures, affectation des terminaux, valorisation des terrains);
  • le développement et la promotion de la place portuaire et des interfaces mer/terre et port/terre, le port autonome devant être un acteur du transfert modal;
  • la définition par le port autonome d'un cadre général de régulation des activités portuaires.

Transfert de l'exploitation des terminaux portuaires aux entreprises de manutention du secteur privé. Ce transfert doit permettre à ces entreprises de maîtriser l'intégralité de leurs facteurs de production - équipements et engins de levage (superstructures) et ensemble des personnels (dockers et grutiers) - et d'engendrer des gains de productivité. En corollaire au transfert des équipements, les personnels du port autonome (conduite et maintenance) nécessaires à leur exploitation doivent être transférés aux entreprises de manutention sur la base du volontariat. Ce transfert vaut aussi pour les personnels actuellement «mis à disposition» dans le cadre des conventions d'exploitation de terminaux (CET).

Mise en œuvre concrète de ces orientations:

  • supprimer toute référence à la notion d'outillage public dans le code des ports maritimes et encadrer strictement toute activité concurrentielle;
  • fixer un délai au-delà duquel un port autonome ne pourra plus procéder à l'exploitation de terminaux à conteneurs et à vracs solides (3 ans maximum), ni à l'exploitation des deux terminaux pétroliers de Marseille (Fos et Lavera) ni a fortiori intervenir sur le futur terminal gazier GDF2;
  • demander à chaque port autonome de disposer dans les 6 mois d'un schéma directeur d'évolution de ses terminaux;
  • prévoir, pendant la période transitoire, que le port autonome ne peut procéder ni à l'achat de nouveaux outillages ou à leur remplacement ni à l'embauche de nouveaux grutiers (y compris pour le remplacement de départs en retraite);
  • filialiser (une filiale du port pouvant aller jusqu'à 100%) les activités liées à de l'outillage résiduel (en cas de non réponse du marché après appel d'offre ou seuil de rentabilité non atteint);
  • garantir les droits des personnels demandant leur transfert (maintien du niveau de salaire et droit au retour notamment);
  • poursuivre la réforme des dockers là où elle est incomplète (Marseille);
  • accompagner la réforme par une prise en compte progressive de la valeur locative des équipements transférés pour le calcul de la taxe professionnelle des entreprises de manutention.

Le statut des ports autonomes

Trois types de statuts sont théoriquement possibles, celui d'établissement public de l'État, celui d'établissement public local et celui de société anonyme. La mission recommande le maintien du statut d'établissement public, bien adapté aux missions d'aménagement, de gestion et de développement du domaine, d'autant que les pratiques comptables et de gestion tendent de plus en plus à rapprocher les établissements publics industriels et commerciaux que sont les ports autonomes des sociétés. Ce statut est très proche de celui d'un grand nombre de ports étrangers (pratiquement partout en Europe continentale).

La gouvernance

La mission recommande la mise en place d'un système à conseil de surveillance et directoire. Cette évolution devrait s'accompagner de recrutements plus diversifiés et d'une plus grande responsabilisation des cadres dirigeants (envoi d'une lettre de mission lors de la prise de poste et rémunération à la performance).

Le conseil de surveillance serait plus réduit que les actuels conseils d'administration (16 membres au lieu de 26). Il comprendrait 4 composantes égales (État, collectivités territoriales, personnalités indépendantes représentant le monde économique et salariés). Il définirait les orientations stratégiques, voterait le budget et les investissements et assurerait le contrôle de l'établissement.

Le directoire (3 ou 4 membres) serait en charge de la gestion de l'établissement portuaire. Ses membres seraient nommés par le conseil de surveillance et, s'agissant du président, par l'État sur proposition du conseil de surveillance.

A cette nouvelle gouvernance, seraient associés un comité d'audit et un comité des rémunérations ainsi qu'un conseil de développement portuaire pour organiser l'interface avec la place portuaire et recueillir leur avis sur les questions qui les concernent. Enfin, des organismes paritaires de droit commun (comité d'entreprise notamment) devraient être généralisés.

Les relations entre les ports autonomes et l'État

  • réflexion stratégique partagée entre l'État et les ports autonomes (et les collectivités territoriales) sur la politique portuaire permettant de définir les grands enjeux: désengagement des activités d'outillage et restauration d'une plus grande compétitivité par des objectifs de productivité et avec une baisse des coûts de passage portuaire, notamment les droits de port;

  • contractualisation, sur des objectifs et des moyens, entre l'État et les ports autonomes sur le calendrier et les grandes orientations ainsi que sur la mise en œuvre des politiques de développement durable et d'aménagement du territoire;

  • remise à niveau des crédits d'entretien des accès maritimes en contrepartie de gains de productivité significatifs sur l'activité de dragage et après audit du GIE Dragages Ports;

  • présentation à la Commission européenne de «lignes directrices» permettant de valider les interventions des collectivités publiques dans le financement de la politique portuaire tant en investissement qu'en incitation au transfert modal;

  • réforme de la tutelle et expertise du dispositif de contrôle économique et financier des ports autonomes.

La fiscalité des ports autonomes et les prélèvements de l'État

La mission préconise une clarification de la situation sur la base des orientations générales suivantes:

  • assujettissement à l'impôt sur les sociétés, dans un délai cohérent avec celui du désengagement des ports autonomes, des activités de manutention, étant entendu que seules les activités lucratives seraient taxées. Application d'un régime normal de dividendes calculé sur le résultat après impôt sur les sociétés;
  • assujettissement progressif (sur 8 ans) à la taxe foncière sur les propriétés bâties et réduction du tiers de la valeur locative, étant entendu que sur une partie croissante du domaine portuaire, le redevable de la taxe sera le titulaire d'une autorisation d'occupation temporaire avec droits réels.

Il est enfin précisé qu'une partie des propositions de la mission passe par des dispositions législatives modifiant le code des ports maritimes. Celles-ci supposent aussi que la séparation comptable des activités (imposée par le droit communautaire) soit réalisée à court terme.




Synthèse du rapport de la Cour des comptes
«Les ports français face aux mutations du transport maritime: l'urgence de l'action»

«L'évolution, ces dernières années, du transport maritime international et plus particulièrement la forte expansion du trafic par conteneurs, ont substantiellement modifié le paysage portuaire européen. De plus, l'élargissement de l'Union européenne déplace les flux de marchandises vers le centre de l'Europe.

Par sa position géographique et son histoire, la France dispose dans le domaine portuaire d'atouts non négligeables, sur sa façade occidentale comme sur sa façade méridionale. Pourtant, les principaux ports français ont continué à perdre des parts de marché plus particulièrement dans le trafic de conteneurs. Face à cette situation, pour affronter la concurrence européenne, le Gouvernement a fait le choix d'accorder la priorité aux ports du Havre et de Marseille, choix réaffirmé par le ministre chargé des transports le 30 mars 2006 lors de l'inauguration de Port 2000.

Dès lors que le Gouvernement a fait ce choix, il lui appartient maintenant d'en tirer toutes les conséquences concrètes afin d'assurer la réussite des projets annoncés.

Pour le Havre, cela suppose en particulier que la question des dessertes ferroviaires et fluviales fasse l'objet de décisions et de réalisations concertées et rapides tant il est vrai que tous ces investissements doivent être coordonnés.

Pour Marseille, cela suppose en priorité que les relations entre l'établissement public, les entreprises présentes sur le site et leur personnel fassent l'objet de «règles du jeu» qui ne soient pas laissées à la seule initiative des intéressés, dossier par dossier.

De fait, si la France veut occuper une place significative dans les trafics de conteneurs au niveau européen voire même maintenir une économie portuaire riche, directement ou indirectement, en emplois, elle doit surmonter des handicaps qui lui sont propres et remplir un certain nombre de conditions toutes nécessaires, mais aucune suffisante par elle même:

  • une répartition nette entre ce qui est de la responsabilité de l'Etat et ce qui est de la compétence des établissements portuaires;
  • l'existence des grands terminaux capables de «traiter» une masse de plus en plus importante de trafic dans un temps de plus en plus court;
  • une organisation de ces terminaux confiant aux ports autonomes la charge des infrastructures et de la régulation de la place et aux entreprises leur exploitation comme c'est le cas pour ce qui est des autres grands ports européens;
  • enfin, des dessertes performantes, notamment en matière ferroviaire et fluviale, impliquant sans doute la présence des armateurs tout au long de la chaîne économique.
Autant dire qu'effectivement, seul un nombre très limité de ports pourra remplir ces conditions dans les années qui viennent.

Mais il est également clair que les autres ports ont eux aussi vocation, non seulement à subsister, mais également à se développer, chacun dans le domaine particulier qui est le sien mais selon des schémas diversifiés. Des stratégies de spécialisation sont possibles. L'Etat doit s'efforcer de faire en sorte qu'elles soient mises en oeuvre par les responsables des établissements portuaires concernés. Qu'il s'agisse de Dunkerque, de Rouen, de Nantes ou de Bordeaux, chacun peut développer sa spécificité voire sa complémentarité avec un port voisin.

Mais l'Etat doit également susciter et faciliter un meilleur ancrage de ces ports dans le tissu économique et social environnant. Cette évolution est conforme aux efforts de régionalisation entrepris depuis plusieurs années. Il est de sa mission de la favoriser même si cela doit entraîner pour lui une renonciation à une partie de sa tutelle historique.

La réussite des projets prioritaires concernant Le Havre et Marseille et le développement des autres ports justifient ainsi que soit adopté un nouveau texte relatif aux missions, au statut et aux principes d'organisation des ports autonomes français. Préparé en liaison avec les partenaires sociaux et les autorités régionales, il se substituerait à la loi du 29 juin 1965 qui, certes, a permis un effort d'investissement significatif de la part de l'Etat mais n'est plus adaptée ni à l'évolution de l'économie portuaire ni à la nécessaire diversité qu'elle implique entre les ports.»




Contrats de projets État-Régions 2007-2013: 1,6 MD€ contractualisés
CPER 2007-2013 - Tous ports (ports autonomes et ports d'intérêt national)

La participation de l'État aux CPER 2007-2013 est de 263,4 M€, en augmentation de 11,5% à périmètre constant par rapport à la précédente génération de contrats de plan 2000-2006. L'auto-financement des ports (800M€) correspond à 50% du montant global contractualisé (1,6 MD€).

CPER 2007-2013 - Ports autonomes métropolitains.

93% de la participation État aux CPER 2007-2013 porte sur les ports autonomes métropolitains.


MONTANT
TOTAL
Part ÉTAT Part Région Autofinancement
ports
Dunkerque 75,0 25,0 0 50,0(*)
Le Havre 595,8 95,8 10,0 374,0
Rouen 315,0 53,0 61,0 86,0
Nantes Saint-Nazaire 44,2 9,3 9,3 16,3(*)
La Rochelle 50,5 10,0 7,5 12,5
Bordeaux 61,5 14,8 11,6 20,8
Marseille 294,6 35,0 32,6 207,0
Total 1444,6 244,9 134 768,6
(*) valeurs par excès, certaines collectivités locales pouvant être mobilisées ultérieurement

CPER 2007-2013 - Principales opérations retenues.

Dunkerque Création d'un terminal méthanier: ouverture d'une autorisation d'engagement de 0,5 M€ en 2007
Le Havre Port 2000 2ème phase: 4 postes à quai. Ouverture d'une AE de 20M€ en 2007 (62M€ de participation État sur la durée du CPER). 1,05 M€ de CP mandatés dès 2007.
Rouen Amélioration des accès nautiques: ouverture d'une AE de 0,2 M€ en 2007 pour les études.
Nantes Saint-Nazaire Donges-est 1ère ph. 2ème tranche de travaux: 150K€ de CP mandatés en 2007 Allongement de 90m du poste 1 du TAA à Montoir: 172 K€ de CP mandatés en 2007
La Rochelle 1ère tranche de la création du terminal ANSE St Marc: construction d'une digue et remblaiement de terre-pleins. Ouverture d'une AE de 792 K€ en 2007 (20% du coût total de l'opération) et 594 K€ de CP mandatés fin décembre 2007.
Bordeaux Approfondissement du Chenal + Aménagement passe de l'ouest en Gironde + Poste pétrolier 511 + Poste à granulats de Grattequina
Marseille Nouveau terminal à conteneurs (FOS 3XL): 21M€ de participation État sur un coût total estimé à 199M€ Réhabilitation du patrimoine portuaire: 8 M€ de participation État sur la durée du contrat de projet prévus sur un coût total de 60M€.
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AB DER ERSTE SEITE
Der Grad der Anbindung italienischer Häfen an das globale Netzwerk für containerisierte Seetransportdienste bleibt stabil.
Der Grad der Anbindung italienischer Häfen an das globale Netzwerk für containerisierte Seetransportdienste bleibt stabil.
Genf
Der PLSCI-Index der sieben größten italienischen Häfen mit der stärksten Anbindung an das Netzwerk wächst
In den ersten beiden Monaten des Jahres 2026 wuchs der Güterverkehr in den chinesischen Seehäfen um 6,7 %.
Der Auslandsverkehr stieg um 9,2 %. Der Containerverkehr stieg um 9,8 %.
Die Umsätze von Hapag-Lloyd sanken im vierten Quartal 2025 um 15,2 %.
Hamburg
Der Containerverkehr der Flotte des deutschen Unternehmens stieg um 5,5 %.
Die künftige Zollbehörde der Europäischen Union wird ihren Sitz in Lille, Frankreich, haben.
Brüssel
Es wird erwartet, dass dort rund 250 Mitarbeiter beschäftigt werden.
Die rumänische Regierung bereitet Berichten zufolge die Verstaatlichung der Mangalia-Werft vor.
Bukarest
Fincantieri meldet Rekord-Jahresfinanz- und Geschäftsergebnisse.
Triest
Im Jahr 2025 stiegen die Umsätze um 13,1 % und der Wert der Neuaufträge um 32,4 %.
Damen und andere Gläubiger haben den Sanierungsplan der rumänischen Werft in Mangalia abgelehnt.
Mangalia
Federagenti: Der Bau strategischer Häfen hinkt überall hinter dem Zeitplan her.
Genua
Pessina bittet darum, den aktuellen Stand des Infrastrukturprojekts zu erfahren.
Metrans (HHLA-Gruppe) übernimmt 50 % des rumänischen intermodalen Terminals in Arad
Hamburg
Das Unternehmen wird bis zu drei Züge pro Woche zwischen Budapest und Arad verkehren lassen.
Ab dem 1. Mai wird das EU-Mercosur-Abkommen vorläufig angewendet.
Brüssel
Sefcovic: ein wichtiger Schritt zur Untermauerung unserer Glaubwürdigkeit als bedeutender Handelspartner
Deutsche Reeder schlagen den Dienst auf Handelsschiffen als Alternative zum Militärdienst vor.
Hamburg
Kröger: Eine widerstandsfähige Nation braucht nicht nur Soldaten, sondern auch Seeleute, die die Versorgung sicherstellen.
ICTSI und DP World verkaufen ihre Anteile am internationalen Containerterminal Yantai in China.
Manila
Das Unternehmen wird vollständig in den Besitz von Yantai Port Holdings übergehen.
Der chinesische Konzern CSSC wird zwei weitere Kreuzfahrtschiffe für Adora Cruises bauen.
Shanghai
Option für ein drittes Schiff. Die "Adora Flora City" läuft heute vom Stapel.
Im vierten Quartal 2025 ging der Güterverkehr im Hafen von Palermo um 9,6 % zurück.
Palermo
Kreuzfahrtpassagiere um 18,7 % gesunken
Der IMO-Rat beschließt, einen sicheren Korridor in der Straße von Hormuz einzurichten, jedoch "auf friedliche Weise und auf freiwilliger Basis".
London
Dominguez: Konkrete Maßnahmen sind von allen Ländern und Beteiligten erforderlich.
Die Umsätze von COSCO Shipping Holdings sanken im letzten Quartal 2025 um 12,2 %.
Hongkong
Die von der Flotte transportierten Containermengen stiegen um 5,1 %.
In diesem Jahr könnte der andauernde Konflikt im Nahen Osten die erwartete Verlangsamung des Welthandels noch verstärken.
In diesem Jahr könnte der andauernde Konflikt im Nahen Osten die erwartete Verlangsamung des Welthandels noch verstärken.
Genf
Ökonomen der Welthandelsorganisation sehen zwei Szenarien voraus.
Im Jahr 2025 schlugen die Terminals von CK Hutchison einen Rekordumschlag von 90,1 Millionen Containern um (+3 %).
Hongkong
Der Präsident des chinesischen Konzerns bestätigt die Schwierigkeiten bei den Verhandlungen über den Verkauf eines großen Teils des Hafenportfolios an MSC und BlackRock.
Assiterminal äußert Besorgnis über die Auswirkungen der Nahostkrise auf die Aktivitäten der Hafenterminals.
Genua
Ferrari: Auch der Kreuzfahrtsektor war beteiligt
Zwei weitere Schiffe wurden in der Straße von Hormuz von Granaten getroffen.
London/Southampton
Vorfälle in Küstennähe der Vereinigten Arabischen Emirate und Katars
MSC und Ga-Hyun Chung kündigen die gemeinsame Kontrolle über Sinokor an
Athen/Nikosia
Vorschlag zur Einrichtung eines sicheren Seekorridors zur Evakuierung von im Persischen Golf gestrandeten Schiffen
London
Der Vorschlag wurde von Bahrain, den Vereinigten Arabischen Emiraten, Japan, Mexiko, Panama und Singapur eingebracht.
Dominguez fordert den IMO-Rat auf, informelle Beratungen durchzuführen und praktische Maßnahmen zur Lösung der Hormuz-Krise festzulegen.
London
Aus den vorliegenden Erklärungen geht hervor, dass es unwahrscheinlich ist, dass mehr als Grundsatzerklärungen abgegeben werden.
Um auf geopolitische Schocks reagieren zu können, benötigt die Schifffahrt zuverlässige operative Daten.
London/Rotterdam
Lloyd’s Register, OneOcean und PortXchange diskutieren Digitalisierung und künstliche Intelligenz im Sektor
Die Gewinn- und Verlustrechnung von COSCO Shipping Ports in China wird durch steigende Betriebskosten belastet.
Hongkong
Der Umsatz erreichte im vergangenen Jahr einen Rekordwert von fast 1,7 Milliarden Dollar.
Tanker in der Nähe der Straße von Hormuz gerammt
Portsmouth
Eine Kugel verursachte geringfügigen Schaden. Die Besatzung blieb unverletzt.
Starker Anstieg der Umschlagcontainer im Hafen von Barcelona
Barcelona
Im Februar stieg der gesamte Güterverkehr um 8,1 %.
PPC prangert an, dass die Republik Panama das Schiedsverfahren vor der ICC verzögert.
Panama
Das chinesische Unternehmen bekräftigt weiterhin die Rechtswidrigkeit der Beschlagnahme der Hafenterminals von Balboa und Cristóbal.
Alessandro Becce ist der neue Generalsekretär der sardischen Hafenbehörde.
Cagliari
Bagalà: Der Antrag auf EU-ETS für größere und kleinere Inseln muss zurückgezogen werden.
Das Mandat der Operation Aspides wird zum jetzigen Zeitpunkt nicht auf die Straße von Hormuz ausgedehnt.
Brüssel
Dies gab die Hohe Vertreterin der Europäischen Union für Außen- und Sicherheitspolitik, Kaja Kallas, bekannt.
Griechenland und Italien lehnen die Ausweitung der Operation Aspides auf die Straße von Hormuz ab.
Die Schiffe beider Nationen bilden die Seestreitkräfte der europäischen Mission
Freewheels: Die Regierung hat ihr Versprechen bezüglich der Kraftstoffsteuern gebrochen.
Modena
Franchini: Den Straßengüterverkehr weiterhin wie eine Steueroase zu behandeln, ist schlichtweg unverantwortlich.
Pessina (Federagenti): Die Schifffahrt wird auch die Krise in der Straße von Hormuz überwinden.
Genua
Wir hoffen – präzisierte er –, dass wir uns bald in Richtung einer schrittweisen Normalisierung bewegen werden.
Israels östliche Mittelmeerküste wurde zum Hochrisikogebiet für die Sicherheit von Schiffen und Besatzungen erklärt.
London
Resolution des Internationalen Verhandlungsforums
Die Umsätze der Evergreen Marine Corporation sanken im vierten Quartal 2025 um 26,0 %.
Taipeh
Quartalsnettogewinn um 71,8 % gesunken
Unterstützung der EU-Kommission und der EIB für Investitionsprojekte in kleinen und mittleren Häfen
Im zweiten Halbjahr 2025 sanken die Umsätze von OOIL um -20,0 %.
Hongkong
Nettogewinn um 67,9 % gesunken
Im transalpinen Güterverkehr durch die Schweiz verliert die Schiene weiter Marktanteile an die Straße.
Bern
Dramatische Entwicklung – so unterstreicht ein Bericht – aus Sicht der Schweizer Verkehrspolitik
Am 18. und 19. März findet eine außerordentliche IMO-Ratssitzung statt, um die Lage im Nahen Osten zu erörtern.
London
Bis gestern haben die Angriffe auf Schiffe zum Tod von acht Seeleuten und zur Verwundung von zehn weiteren geführt, drei werden noch vermisst.
Im Jahr 2025 wuchs der von Hupac abgewickelte kombinierte Straßen- und Schienenverkehr um 4,3 %.
Lärm
Die Notwendigkeit, die Anwendung der Beiträge zum kombinierten Verkehr über die Alpen hinaus bis über das Jahr 2030 hinaus zu verlängern, wurde erneut bekräftigt.
Yang Ming bestellt sechs neue 13.000-TEU-LNG-Dual-Fuel-Containerschiffe.
Keelung
Das vierte Quartal 2025 wurde mit einem um 81,2 % gesunkenen Nettogewinn abgeschlossen.
Die Wiederaufnahme des Schiffsverkehrs durch den Suezkanal scheint von der Blockade in der Straße von Hormuz nicht beeinträchtigt zu sein.
Kairo/Southampton/Washington/Genua
Während die Schiffszahlen im Januar um 1,9 % zunahmen, hat sich das Wachstum im Kanal seither nachhaltiger gestaltet. Im Hafen von Genua wurden Kriegsmaterialien beschlagnahmt.
Die USA bereiten einen Angriff auf iranische Häfen vor
Tampa/Muscat
Centcom warnt die Zivilbevölkerung, sich unverzüglich von allen Hafenanlagen fernzuhalten. Drohnen kreisen über dem Hafen von Salalah.
MSC wird im Hafen von Snake Island in Lagos ein Containerterminal errichten.
Genf
45-jährige Konzessionsvereinbarung mit Nigerdock
Die Angriffe auf Schiffe in der Straße von Hormuz werden wieder aufgenommen
Southampton/Genf
Ein Containerschiff wurde beschädigt. Auf einem anderen Schiff brach ein Feuer aus. Die UNCTAD äußerte sich besorgt über die Auswirkungen der Störungen des Schiffsverkehrs in der Region.
Drei Besatzungsmitglieder eines in der Straße von Hormuz havarierten Massengutfrachters werden vermisst.
Bangkok
Zwanzig Seeleute wurden im Oman von Bord gebracht.
ONEs Anteil an Poseidon (Seaspan Corporation) wird auf 48,9 % steigen.
Singapur/Toronto
Investitionen im Wert von 1,07 Milliarden US-Dollar
FS Logistix und Grimaldi Euromed unterzeichnen eine Vereinbarung zur Entwicklung integrierter See-Schiene-Transportlösungen.
Verona
Confitarma bittet um die mögliche Entsendung von Einheiten der italienischen Marine in den Persischen Golf und die Straße von Hormuz.
Rom
Zanetti: Ein konkretes Zeichen für das Bestreben, die strategischen Interessen des Landes zu schützen.
Schottland debattiert über die Besteuerung von Kreuzfahrtschiffen
Drei Fünftel der Befragten gaben an, dafür zu sein, den lokalen Behörden die Befugnis zur Einführung einer Steuer zu erteilen.
Im vergangenen Jahr betrug der Güterverkehr in den deutschen Häfen 284,4 Millionen Tonnen (+3,8 %).
Wiesbaden
Die Importe stiegen um 5,3 %.
Im Januar ging der Güterverkehr in den Häfen von Genua und Savona-Vado Ligure um 4,9 % zurück.
Genua/Ravenna
Im Hafen von Ravenna wurde ein Wachstum von +12,5 % verzeichnet.
Im Jahr 2025 sanken die Umsätze von ZIM um -18,1 %.
Im Jahr 2025 sanken die Umsätze von ZIM um -18,1 %.
Haifa
Der Rückgang fiel im vierten Quartal deutlicher aus (-31,5 %). Glickman: Die Fusion mit Hapag-Lloyd ist sehr positiv für die Aktionäre.
Im vergangenen Jahr stieg der Güterverkehr im Hafen von Bremen um 5,4 Prozent.
Im vergangenen Jahr stieg der Güterverkehr im Hafen von Bremen um 5,4 Prozent.
Bremen
Allein im vierten Quartal betrug das Wachstum +5,4 %, wobei die Containerladungen um 11,8 % zunahmen.
Im Jahr 2025 wurden im Hafen von La Spezia 12,6 Millionen Tonnen Güter umgeschlagen (+3,3 %).
Im Jahr 2025 wurden im Hafen von La Spezia 12,6 Millionen Tonnen Güter umgeschlagen (+3,3 %).
La Spezia
Im Hafen von Marina di Carrara betrug der Güterverkehr 4,8 Millionen Tonnen (-0,7 %).
PPC und CK Hutchison warnen, dass sie alle ihre Rechte geltend machen und von Panama eine vollständige Entschädigung fordern werden.
Hongkong
Im Jahr 2025 verzeichnete die PSA-Terminalbetreibergruppe Rekordumsätze.
Singapur
Das operative Ergebnis stieg um 19,0 % und der Nettogewinn um 0,5 %.
Im Jahr 2025 sank der Aktionärsgewinn der CMA CGM-Gruppe um -58,1 %.
Marseille
Umsatzrückgang um 2,0 % (-5,2 % allein im vierten Quartal)
2025 war das bisher beste Jahr für Global Ship Lease.
Athen
Positiver Trend auch im vierten Quartal
Im vierten Quartal 2025 wuchs der Güterverkehr in den Häfen von Neapel und Salerno um 2,0 %.
Neapel
Der Rückgang von -1,0 % am Flughafen der regionalen Hauptstadt wurde durch das Wachstum von +6,3 % in Salerno mehr als ausgeglichen.
Der Schifffahrtsverband unterstützt die neuen EU-Strategien für den Schifffahrts- und Hafensektor uneingeschränkt.
Rom
Mattili: Wir stehen zur Verfügung, um einen Beitrag zur EU Industrial Maritime Value Chains Alliance zu leisten.
CK Hutchison gibt bekannt, die rechtlichen Schritte gegen die Republik Panama intensiviert zu haben.
Hongkong
Nachtrag zur Streitbeilegungsmitteilung, die bei der ICC eingereicht wurde.
Die Kreuzfahrtterminals von Global Ports Holding verzeichnen Rekordbesucherzahlen
Istanbul
Im vergangenen Jahr wurden 18,1 Millionen Passagiere befördert (+8,5 %).
Interferry: Der Weg der EU-Kommission zur Dekarbonisierung des Fährverkehrs ist der richtige.
Victoria
Roos: Es ist gut, zu empfehlen, dass ETS-Gelder genau dort eingesetzt werden, wo sie gesammelt werden.
CLECAT fördert die EU-Strategie für das europäische See-, Hafen- und Logistiksystem
Brüssel
Besonderes Augenmerk wird auch auf die Notwendigkeit gelegt, zu verhindern, dass integrierte Betreiber den Zugang von Wettbewerbern zu Infrastruktur, Dienstleistungen oder Kunden einschränken.
ESPO billigt neue EU-Hafenstrategie
Brüssel
Zu den am meisten begrüßten Elementen zählt die Zusage, eine Überprüfung des EU-ETS und der FuelEU-Seeschifffahrtsverordnung durchzuführen.
Tanker vor der Küste Kuwaits gerammt
Southampton/Kuwait City
Eine Granate traf auch ein Containerschiff in der Straße von Hormuz.
Europäische Reeder und Schiffbauer begrüßen die EU-Strategie für den Schiffbausektor. Deutsche Hafenbetreiber sind von dem Vorschlag weniger überzeugt.
Brüssel/Rom/Hamburg
Der WSC begrüßt die von der Europäischen Kommission vorgeschlagenen Strategien für die maritime Wirtschaft und die Häfen.
Washington
Laut dem Verband schenken sie der Vereinfachung des Warenaustauschs jedoch nicht genügend Aufmerksamkeit.
Die Europäische Kommission stellt zwei Strategien zur Förderung der Wettbewerbsfähigkeit, Nachhaltigkeit, Sicherheit und Widerstandsfähigkeit der Häfen, des Seeverkehrs und des Schiffbaus in der EU vor.
Brüssel
Es wird ein hochrangiger Rat eingerichtet
Explosionen und ein Brand auf einem russischen Schiff, das in der Nähe von Libyen gesunken ist
Moskau/Tripolis
Im Dezember bekannte sich die Ukraine zu einem Angriff auf einen russischen Öltanker in derselben Region.
Die Angriffe auf Schiffe in der Straße von Hormus dauern an
Southampton/Battaramulla
Drei Marineschiffe meldeten Beschuss und Schäden. Eine iranische Fregatte wurde in Sri Lanka getroffen.
Viking bestellt zwei neue Expeditionskreuzfahrtschiffe bei Fincantieri und sichert sich eine Option auf zwei Hochseeschiffe.
Triest
Der Wert der Vereinbarungen übersteigt zwei Milliarden Euro.
Der Containerverkehr im maltesischen Hafen von Marsaxlokk blieb im Jahr 2025 stabil.
Kalafrana/Hongkong
Das chinesische Unternehmen CMPort hat eine 70-prozentige Beteiligung am brasilianischen Ölterminal Vast Infraestrutura erworben.
T&E: Mehr als die Hälfte der europäischen Fähren könnten bis 2035 elektrisch betrieben werden.
T&E: Mehr als die Hälfte der europäischen Fähren könnten bis 2035 elektrisch betrieben werden.
Brüssel
Klann: Elektrische Fähren sind auf vielen Strecken bereits günstiger und werden in den kommenden Jahren noch günstiger werden.
ITF, JNG und IBF haben die Straße von Hormuz und die umliegenden Gewässer als Hochrisikogebiet eingestuft.
ITF, JNG und IBF haben die Straße von Hormuz und die umliegenden Gewässer als Hochrisikogebiet eingestuft.
London
Das Gebiet könnte schon bald in ein Kriegsgebiet umgewandelt werden.
Nautilus International fordert Staaten und Schifffahrtsunternehmen dringend auf, die Sicherheit und die Rechte von Seeleuten zu gewährleisten.
London/Brüssel
Der Internationale Gewerkschaftsbund fordert alle Parteien zu einem sofortigen Waffenstillstand auf.
Straße von Hormuz: Ein Matrose eines von einem Drohnenschiff angegriffenen Schiffes stirbt.
Muskat
Einundzwanzig Besatzungsmitglieder wurden evakuiert.
Norwegian Cruise Line Holdings schließt das Jahr 2025 mit einem Rekordergebnis ab, steht aber vor Herausforderungen durch nicht-operative Kosten.
Miami
Die Kriegskrise im Nahen Osten betrifft auch die Häfen
Dubai/Muscat/Washington
Kramek (WSC): Die Linienschifffahrt hat ihre Fähigkeit unter Beweis gestellt, auf Notfallsituationen wie die im Roten Meer zu reagieren.
ICS, ECSA und ASA besorgt über die Sicherheit von Seeleuten im Nahen Osten
London/Brüssel/Singapur
Dies sei – so betonten sie – eine sich rasch entwickelnde und unvorhersehbare Situation.
Hapag-Lloyd und Maersk erkannten als erste die drohende Gefahr im Nahen Osten. Ein von den USA sanktionierter Tanker wurde getroffen.
Hamburg/Kopenhagen/Southampton/
Washington/Muscat
Am Freitag informierten die beiden Unternehmen ihre Kunden über Änderungen ihrer Dienstleistungen in der Region. Vier Mitarbeiter von Skylight wurden verletzt.
Aufgrund des vom italienischen Presseverband ausgerufenen nationalen Journalistenstreiks, dem sich unsere Redaktion anschließt, werden heute keine Nachrichten in unserer Zeitung veröffentlicht.
Confitarma lobt Gesetzesinitiative für den maritimen Sektor
Rom
Die Vereinfachung der Vorschriften ist eine gute Sache, ein wesentliches Element zur Stärkung der Wettbewerbsfähigkeit nationaler Rüstungsgüter.
Assarmatori begrüßt die Zustimmung des Senats zum Gesetzentwurf "Förderung der Meeresressourcen".
Rom
Messina: Überwindet eine Einschränkung des Schifffahrtsgesetzes, die es nur italienischen und EU-Bürgern erlaubt, Gente di Mare beizutreten.
Das Hafensystem von Venedig und Chioggia erwirtschaftet einen Produktionswert von rund 15 Milliarden Euro.
Venedig
Die Zahl der direkt Beschäftigten beträgt 26.898 und steigt einschließlich verwandter Branchen auf 218.853.
Grünes Licht für Hilfen zur Wiedereröffnung der Alpenbahnstraße Orbassano-Aiton.
Brüssel
Die Europäische Kommission genehmigt die Subventionierung des Dienstes
Fit Cisl Savona äußerte Besorgnis über die potenziellen Auswirkungen des Verkehrsrückgangs am Vado Gateway auf die Arbeitsplätze.
Savona
Der Verwaltungsausschuss der Hafenbehörde von Gioia Tauro hat die Erstattung der Liegeplatzgebühren genehmigt.
Gioia Tauro
1,5 Millionen Euro bereitgestellt
Prologis und das in Singapur ansässige Unternehmen GIC gründen ein Joint Venture, um 1,6 Milliarden Dollar in neue Logistikzentren in den USA zu investieren.
San Francisco/Singapur
Das anfängliche Portfolio umfasst ca. 380.000 Quadratmeter.
Der Verwaltungsrat der Hafenbehörde von Genua und Savona-Vado hat die Rahmenvereinbarung mit PSA zur Kenntnis genommen.
Genua
Die Aktualisierung des integrierten Aktivitäts- und Organisationsplans wurde genehmigt.
Hanwha Ocean und ONEX unterzeichnen Abkommen über Marineschiffbau
Seoul/Eleusis
Das erste Projekt, das in Sicht ist, sind U-Boote für die griechische Marine.
Die Kartellbehörde hat keine Untersuchung der Übernahme der Fagioli-Gruppe durch CEVA Logistics eingeleitet.
Rom
Die AGCM ist der Ansicht, dass die Operation den Wettbewerb nicht behindern und keine marktbeherrschende Stellung schaffen wird.
ONE aus Singapur erwirbt Anteile am Containerterminal Dongwon Busan
Singapur
Das Unternehmen ist an den Docks Gammam und Singamman des Hafens von Busan tätig.
EIB finanziert Landstromanlage im Rotterdamer Hafen
Rotterdam
Ein Darlehen in Höhe von 90 Millionen Euro wurde gewährt.
Hochtechnologische Exoskelette sollen die Belastung der Hafenarbeiter im Hafen von Livorno verringern.
Livorno
Experiment in Zusammenarbeit mit der Livorno Port Company
Salvatore Lauro, ein Reeder aus Kampanien, starb gestern in Ischia.
Neapel
Er war von 1996 bis 2005 Senator der Republik.
APM Terminals erwirbt 49 % der Anteile am internationalen Containerterminal Hateco Hai Phong in Vietnam.
Den Haag/Hanoi
Die dritte Bauphase des mexikanischen Terminals Lázaro Cárdenas beginnt
Die Umsätze von FedEx stiegen im Dezember-Februar-Quartal um 8,3 %.
Memphis
Der Quartalsnettogewinn betrug 1,06 Milliarden US-Dollar (+16,2 %).
London stellt 746 Millionen Pfund für die Renovierung der beiden nigerianischen Häfen Apapa und Tin Can Island in Lagos bereit.
London
Abkommen zwischen UK Export Finance und der nigerianischen Hafenbehörde
Fabrizio Urbani ist der neue Generalsekretär der Hafenbehörde des zentral-nördlichen Tyrrhenischen Meeres.
Civitavecchia
Einstimmiger Beschluss des Managementausschusses
Im vierten Quartal 2025 wurden in den französischen Häfen 74,2 Millionen Tonnen Güter umgeschlagen (+7,2 %).
La Défense
Die Referenzpraktiken von UNI/Fermerci zur Mitarbeiterschulung wurden am MIT vorgestellt.
Rom
Der Staatsrat hat die Verlegung der Chemikalienlager in Genua abgelehnt.
Rom/Genua
Die AdSP erklärt sich bereit zu einer technischen Diskussion im Rahmen einer konkreten Initiative der Gemeindeverwaltung.
FS Logistix und Nurminen Logistics eröffnen eine neue wöchentliche Bahnverbindung zwischen Schweden und Italien
Rom
2.500 Kilometer lange Strecke
Hapag-Lloyd unterzeichnet ein Abkommen über die Zusammenarbeit im maritimen Bereich mit der indischen Regierung.
Hamburg
Pläne, Schiffe unter indischer Flagge zu bringen und bei der Entwicklung des Schiffsrecyclings und des Hafens von Vadhavan zusammenzuarbeiten.
Ein Projekt zur digitalen Transformation und technologischen Entwicklung des Hafens von Gioia Tauro wurde finanziert.
Gioia Tauro
Ressourcen im Wert von fast zwei Millionen Euro für die Hafenbehörde des südlichen Tyrrhenischen und Ionischen Meeres.
Kiellegungs- und Münzzeremonie für eine neue Fähre, die für ACTV gebaut wird
Piombino
Es fand auf der Piombino Industrie Marittime Werft statt.
Touax Container Services steigerte den Containerabsatz bis 2025 um 36 %.
Paris
Die Umsätze sanken im Jahr um 5 %.
Im Jahr 2024 erreichte der internationale Seefrachtverkehr einen Rekordwert von 24,1 Milliarden Tonnen.
Genf
Neuer historischer Höchststand bei Trockenfracht
Medlog (MSC Group) wird die verbleibenden 29 % von MVN von Logistics Project Italia erwerben.
Rom
Der Vorgang wurde der Kartellbehörde gemeldet.
Der griechische Konzern Attica Holdings setzt seinen Flottenerneuerungsplan fort
Athen
Kauf von zwei Katamaranen für 15 Millionen Euro. Langfristige Anmietung der Fähre "GNV Bridge".
Das deutsche Unternehmen Arvato hat das kanadische Logistikunternehmen THINK Logistics übernommen.
Mississauga/Gütersloh
Das Unternehmen wurde 2012 gegründet und hat seinen Hauptsitz in Mississauga, Ontario.
Zwei neue, hochmoderne Schiff-zu-Land-Krane sind am PSA SECH-Terminal eingetroffen.
Genua
Sie werden ab Juni betriebsbereit sein.
Banco BPM finanziert Grimaldi Euromed in Höhe von 55 Millionen Euro
Neapel/Mailand
Deckt teilweise den Kauf des neuen Schiffes "Grande Inghilterra" ab
Stolt-Nielsen verkauft 50 % von Avenir LNG an NYK Line
Oslo/Tokio
Das Unternehmen ist im Bereich der Flüssigerdgas-Bunkerung tätig.
Nur 7 % der Beschäftigten in den Hafenunternehmen und Terminals von La Spezia und Marina di Carrara sind Frauen.
La Spezia
Costa storniert Kreuzfahrten, die ursprünglich in den Nahen Osten führen sollten
Genua
Das Unternehmen betreibt derzeit keine Schiffe in der Region.
Im Jahr 2025 sanken die Einnahmen aus Zeitchartergeschäften von d'Amico International Shipping um -29,0%.
Luxemburg
Der Rückgang im vierten Quartal flacht ab.
NYK wird alleiniger Eigentümer des norwegischen Unternehmens Saga Welco
Tokio/Tønsberg
Das Unternehmen Tønsberg verfügt über eine Flotte von 48 offenen Lukenbooten
Die Valencia Terminal Europa der Grimaldi Group wird das neue Autoterminal im Hafen von Sagunto betreiben.
Valencia
Grimaldi hat den neuen PCTC Grande Seoul in Empfang genommen.
Neapel
Es handelt sich um die neunte Ammoniak-fähige Anlage der neapolitanischen Schifffahrtsgruppe.
Der von Maersk und Grendi betriebene Dienst Cagliari-Algerien wird in Kürze am Pier von Giammoro di Milazzo anlegen.
Messina
Es findet wöchentlich statt.
NÄCHSTE ABFAHRSTERMINE
Visual Sailing List
Abfahrt
Ankunft:
- Alphabetische Liste
- Nationen
- Geographische Lage
Falteri (Federlogistica): Die Folgen des Krieges im Iran stehen noch ganz am Anfang.
Genua
Er betonte, dass es in den Drehkreuzflughäfen des Golfs zu einer dramatischen Überlastung mit verderblichen Waren komme.
DP World meldete Rekord-Betriebs- und Finanzergebnisse.
Dubai
Im Jahr 2025 stieg der Containerverkehr um 5,8 % und die Einnahmen um 22,0 %.
Zwei weitere neue Tanker der mittleren Reichweite 2 für d'Amico Tankers
Luxemburg
Ausgeübte Optionen bei der chinesischen Werft Jiangsu New Yangzi Shipbuilding Co.
Das japanische Unternehmen MOL hat 25 % der französischen V.Ships erworben.
Tokio/London
Die restlichen 75 % des Kapitals verbleiben bei V.Ships.
ICTSI meldet Rekord-Jahres- und Quartalsfinanz- und Betriebsergebnisse
Manila
Im vergangenen Jahr wurden in den Hafenterminals der Gruppe 14,5 Millionen Container umgeschlagen (+11,0 %).
Die Einnahmen von Wan Hai Lines sanken im Jahr 2025 um 13,3 %.
Taipeh
Das Unternehmen wird vier neue Containerschiffe mit einer Kapazität von 6.000 TEU und zwei Containerschiffe mit einer Kapazität von 9.200 TEU kaufen.
Beobachtungsstelle zur Präsenz von Frauen im Bereich der blauen Wirtschaft
Mailand
Initiative von WISTA Italien und dem Seeschifffahrtsverband
Der erste Zug fährt am 2. April vom Pordenone Interport ab.
Pordenon
Ausserdorfer (InRail): Wir haben bereits neue Anfragen und Verträge zur Erweiterung der Verbindungen erhalten.
Dreifache Zeremonie für Explora Journeys auf der Fincantieri-Werft in Sestri Ponente
Genua
Technische Inbetriebnahme der "Explora IV", Münzzeremonie der "Explora V" und Baubeginn der "Explora VI"
Der Propeller Club der Häfen von La Spezia und Marina di Carrara hat seinen Vorstand erneuert.
La Spezia
Gianluca Agostinelli und Federica Maggiani als Präsident und Vizepräsident bestätigt
Die tunesische Regierung beschließt, mit dem Bau des Hafens von Enfidha zu beginnen.
Tunis
Es werden voraussichtlich 52.000 Arbeitsplätze geschaffen
Hunderte Container mit temperaturgeführten, pflanzlichen Lebensmitteln lagern im Hafen von Genua.
Genua
Spediporto berichtet es
Der Speditionsverband von La Spezia hat eine Abteilung für Terminalspediteure eingerichtet.
La Spezia
Ziel ist es, die Repräsentation und den Wert der Binnenlogistik zu stärken.
FHP Intermodal nimmt Bahnverkehr von Norditalien nach Bari und Catania auf
Foggia
Zunächst sollen wöchentlich zwei Zugpaare abfahren.
Die Abwicklung von Seetransporten in einem durch die Krise im Nahen Osten extrem komplexen Szenario.
Genua
Botta (Spediporto) und Anwalt Guidi geben Tipps zum Umgang mit Schwierigkeiten
Das neue Kreuzfahrtschiff Norwegian Luna wird in Marghera ausgeliefert.
Triest
Es handelt sich um die zweite Einheit der von Fincantieri gebauten "Prima Plus"-Klasse.
Assiterminal: Die Hafenstrategie der EU ist ein Erfolg.
Genua/Brüssel
Seas At Risk, One Planet Port und IFAW sind besorgt über die in der vorgeschlagenen Verordnung enthaltene Bezugnahme auf eine Beschleunigung von Umweltverträglichkeitsprüfungen.
Im Hafen von Gioia Tauro wurde die erste elektrische Kabine für das Kaltbügelsystem fertiggestellt.
Gioia Tauro
Im April wurde erstmals ein Containerschiff an eine mobile Steckdose angeschlossen.
Die Umsätze von Konecranes blieben im Jahr 2025 stabil.
Helsinki
Der Wert der Neuaufträge stieg um 9,7 %, wobei Hafenfahrzeuge einen Zuwachs von 21,3 % verzeichneten.
Der Nettogewinn von Finnlines stieg im Jahr 2025 um 50,7 %.
Helsinki
Umsatzanstieg um 2,0 %
Ravenna wurde zur Hauptstadt des Meeres 2026 ernannt.
Rom
Petri (Assoporti): Sein Hafen ist ein strategischer Knotenpunkt für die nationale Wirtschaft
Große Ladung Munition und Zünder im Hafen von Ancona beschlagnahmt
Ancona
Er sollte gerade eine Fähre besteigen, die ausschließlich für den Transport von Passagieren bestimmt war.
Rekordjahr 2025 für den amerikanischen Kreuzfahrtkonzern Viking Holdings
Los Angeles
Der Umsatz stieg um 21,9 %.
UECC hat China Merchants Jinling mit dem Bau von zwei PCTCs beauftragt.
Oslo
Sie werden eine Kapazität von 3.000 CEUs haben und im Jahr 2028 in Betrieb genommen.
Kühne+Nagel plant weitere, umfangreichere Personalreduzierungen.
Schindellegi
Verschlechterung der Wirtschaftsergebnisse im vierten Quartal 2025
Öffentliche Bekanntmachung der Hafenbehörde des nördlichen Tyrrhenischen Meeres zur Wahl des neuen Generalsekretärs
Livorno
Das Verfahren ist nicht wettbewerbsorientiert und es ist kein Auswahlprozess vorgesehen.
KKCG Maritime veröffentlicht ein Teilübernahmeangebot zur Erhöhung ihrer Beteiligung an Ferretti von 14,5 % auf 29,9 %.
Mailand/Hongkong/Prag
Das Angebot zielt nicht auf ein Delisting der Aktien ab.
Norovirus-Ausbruch auf dem zweiten Kreuzfahrtschiff der Holland America Line
Hongkong
65 Passagiere und 11 Besatzungsmitglieder der "Westerdam" wurden verletzt.
SOS LOGistica ist selbstzerstörerisch, da sie nur 10 % der 590 Millionen Euro für den Straßentransport für emissionsfreie Fahrzeuge bereitstellt.
Rom/Mailand
Texte: Die heutige Rede von einem starken Markt für batterieelektrische Fahrzeuge, der "durchstartet", bleibt eine Illusion.
Das erste U-Boot der Klasse U212NFS wird auf der Fincantieri-Werft in Muggiano auf Kiel gelegt.
Triest
Die Auslieferung der ersten Einheit ist für 2029 geplant.
Die neue Ausschreibung für Rangierarbeiten im Eisenbahnverkehr in den Häfen von Savona und Vado Ligure wurde veröffentlicht.
Genua
Der Startpreis des Vertrags beträgt 14,8 Millionen Euro.
Chinas LC Logistics bestellt zwei neue Containerschiffe mit je 11.000 TEU Kapazität.
Hongkong
Auftrag mit einem Gesamtwert von 236 Millionen Dollar
Palumbo Superyachts plant Bau eines neuen Metallschiffbauzentrums in Ortona
Ortona
Konzessionsgebiet im Hafen von Abruzzen
Kühne+Nagel übernimmt das Straßentransportgeschäft des deutschen Unternehmens Lohmöller
Schindellegi
Im Jahr 2024 hatten sie einen Umsatz von rund 23,5 Millionen Euro erwirtschaftet.
Rolls-Royce erzielt Rekordjahresfinanzleistung
London
Die Umsätze stiegen im vergangenen Jahr um 12,2 %.
Fincantieri lieferte die Ultra-Luxus-Kreuzfahrtyacht Four Seasons I nach Ancona.
Triest
Das Navis Sapiens-Programm feiert mit dem Schiff ebenfalls Premiere.
Durch die Beschichtung von Schiffen mit Jotun-Produkten werden im Jahr 2025 fast 12 Millionen Tonnen CO2 vermieden.
Muggia
Die geschätzten Treibstoffkosteneinsparungen belaufen sich auf rund 2 Milliarden US-Dollar.
Im Jahr 2025 belief sich der intermodale Güterverkehr, der vom Interporto Padova abgewickelt wurde, auf 381.031 TEU (-7,5 %).
Padua
Rekordproduktionswert erzielt
Im Jahr 2025 wurden im Nola-Interport 2.000 Züge abgefertigt.
Nola
Für 2026 wird ein Anstieg um 50 % erwartet.
Ein Lotse im Hafen von Livorno kommt bei einer Kollision ums Leben.
Livorno
Die genauen Umstände des Unfalls werden noch untersucht.
Studie über alternative Schiffskraftstoffe als potenzielle Meeresverschmutzer und die Wirksamkeit von Gegenmaßnahmen
Lissabon
Es wurde von der Europäischen Agentur für die Sicherheit des Seeverkehrs in Auftrag gegeben.
Das erste Präsenztreffen der internationalen Arbeitsgruppe "Kreuzfahrten & Hafenstädte" findet in Taranto statt.
Taranto/La Spezia
Pisano (AdSP Liguria Orientale): Die Beziehung zwischen der Stadt und dem Hafen ist strategisch, insbesondere im Hinblick auf den Kreuzfahrtverkehr.
Der Warenhandel der G20 wird im vierten Quartal 2025 voraussichtlich Schwankungen unterliegen.
Paris
Der Dienstleistungshandel wächst
Ausweitung der Anreize für das Rangieren von Schienengüterverkehr in Häfen
Rom
Papier (Fermerci): Der Sektor leidet jedoch weiterhin, wie die Gesamtdaten für 2025 zeigen.
Saipem hat einen weiteren Offshore-Auftrag in Saudi-Arabien erhalten.
Mailand
Auftrag im Wert von ca. 500 Millionen Dollar
Die Umsätze von MPC Container Ships sanken im Jahr 2025 um -4,3 %.
Oslo
Der Nettogewinn betrug 236,4 Millionen US-Dollar (-11,4 %).
Die neuen Büros der Hafenbehörde Ostsiziliens wurden im Hafen von Pozzallo eingeweiht.
Pozzallo
Vertrag im Wert von ca. 750.000 Euro
Finmar wurde zum Agenten von United Global Ro-Ro in Italien ernannt.
Genua
Zwei Verbindungen mit planmäßigen Haltestellen im Hafen von Genua
Auftrag für die Erweiterung des San Cataldo Piers im Hafen von Bari vergeben
Bari
Sie werden von Rti Fincantieri Infrastructure Opere Marittime, Boskalis Italia, Zeta und e-Marine durchgeführt.
Das digitale Register der Seeleute und das digitale Navigationsheft sind gesetzlich vorgeschrieben.
Genua
Artikel 11 des Gesetzesdekrets 19/2026 legt AGEMAR fest.
HÄFEN
Italienische Häfen:
Ancona Genua Ravenna
Augusta Gioia Tauro Salerno
Bari La Spezia Savona
Brindisi Livorno Taranto
Cagliari Neapel Trapani
Carrara Palermo Triest
Civitavecchia Piombino Venedig
Italienische Logistik-zentren: Liste Häfen der Welt: Landkarte
DATEN-BANK
ReedereienWerften
SpediteureSchiffs-ausrüster
agenturenGüterkraft-verkehrs-unternehmer
MEETINGS
Filt Cgil, Treffen zur Bedeutung von Artikel 17 des Gesetzes 84/94
Rom
Es findet morgen im Frentani Congress Center in Rom statt.
Am 19. Januar findet in Genua eine Konferenz zum Thema Engpässe im Logistiksystem Nordwest statt.
Genua
Sie wird in der Transparenzhalle der Region Ligurien stattfinden.
››› Archiv
NACHRICHTENÜBERBLICK INHALTSVERZEICHNIS
Shipbuilding's Spring Illusion: Backbone Collapses
(The Chosun Daily)
Russian shipbuilding holding USC designing high ice-class container ship for Rosatom for Northern Sea Route
(Interfax)
››› Nachrichtenüberblick Archiv
FORUM über Shipping
und Logistik
Intervento del presidente Tomaso Cognolato
Roma, 19 giugno 2025
››› Archiv
DB Cargo plant den Abbau von rund 6.000 Stellen
Berlin
Die Verhandlungen mit den Arbeitnehmervertretern sollen in Kürze beginnen.
Im Jahr 2025 stieg die Anzahl der von der RCL-Flotte transportierten Container um 8,8 %.
Bangkok
Die Einnahmen aus dieser Aktivität stiegen um 5,2 %.
Was Tardinis Nominierung zum Präsidenten der Hafenbehörde von Westsizilien betrifft, haben Salvini und Schifani (vorerst) ihren Streit beigelegt.
Palermo
Der jährliche Containerverkehr an den HHLA-Hafenterminals wächst um 5,4 %.
Hamburg
Rekordumsätze von 1,76 Milliarden Euro (+9,9 %) erwartet
Für das Jahr 2025 wird ein Wachstum des Containerverkehrs im Hafen von New York um 2,3 % erwartet.
New York
Deutlicher Anstieg der vollen Container für den Export
Politik und Assiterminal feiern die Verlängerung des Hafenbonus
Rom/Genua
Ferrari: verstand den Wert der Planung hinter der Neuformulierung des Gesetzes
Der Containerverkehr im Hafen von Hongkong ging im Januar um 3,2 % zurück.
Hongkong
1,13 Millionen TEU wurden umgeschlagen
Costamare sichert sich 940 Millionen Dollar Umsatz aus der Charter von 12 Containerschiffen
Mönch
CMA CGM hat sechs LNG-Containerschiffe mit einer Kapazität von je 1.700 TEU bei der Cochin Shipyard bestellt.
Marseille
Bis Ende des Jahres wird die Zahl der indischen Seeleute an Bord der Schiffe des französischen Konzerns auf 1.500 steigen.
Der Güterverkehr im Hafen von Singapur stieg im letzten Monat um 13,0 %.
Singapur
Die Containermenge betrug 3.892.370 TEU (+11,3 %).
Filt Cgil, Treffen zur Bedeutung von Artikel 17 des Gesetzes 84/94
Rom
Es findet morgen im Frentani Congress Center in Rom statt.
Britta Weber wurde zur neuen Vorstandsvorsitzenden der Hupac-Gruppe ernannt.
Lärm
Er ist derzeit Vizepräsident von UPS Healthcare für Europa und Asien.
Saipem übernimmt mobile Offshore-Bohranlage für 272,5 Millionen US-Dollar
Mailand
Vereinbarung mit norwegischem Tiefseebohrunternehmen
Die 59. Verleihung des San-Giorgio-Preises findet am 20. Februar in Genua statt.
Genua
Die Targa San Giorgio wird an Gian Enzo Duci verliehen.
- Via Raffaele Paolucci 17r/19r - 16129 Genua - ITALIEN
tel.: +39.010.2462122, fax: +39.010.2516768, e-mail
Umsatzsteuernummer: 03532950106
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